Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Partager...

Accueil du site > Les infos de l’équipe > Archives 2010 > Interviews et infos diverses > Beñat Intxausti : "J’ai montré que je peux être à l’avant"

Beñat Intxausti : "J’ai montré que je peux être à l’avant"

dimanche 11 avril 2010

Monter sur le podium d’une épreuve ProTour est un exploit. C’est la toute première fois que Beñat Intxausti se retrouve aussi haut. Interview.


- Deia : Quelles sont tes sensations suite à ton podium à la Vuelta al Pais Vasco ?

- Beñat : Je n’y crois pas. Je ne m’attendais pas à être sur le podium au début de l’épreuve. J’avais de bonnes sensations, mais une course comme celle là te donne du respect. C’est sûr, j’avais de très trs bonnes sensations avant de débuter l’épreuve. Je savais que j’arrivais en forme, j’étais confiant, parce que j’avais bien marché sur le Critérium, mais je n’ai jamais espéré quelque chose comme ça. C’est quelque chose d’impressionnant et je n’arrive pas à y croire. Pour moi, c’est incroyable d’être sur le podium avec Horner et Valverde, devant des gens comme Purito ou Gesink. Je venais avec l’intention de travailler, et regarde ce que nous avons réussi au final.

- Deia : Tu as resenti la responsabilité ?

- Beñat : Psychologiquement, ça a été un grand changement. On ne va pas mentir, j’ai senti la pression parce que je venais pour travailler pour Samu, qui mérite notre respect, il avait terminé 3e de la précédente édition et il venait pour gagner, mais ensuite la course m’a placé là et j’ai lutté chaque jour pour me maintenir devant. J’assume la responsabilité et je sais que c’est quelque chose que je dois poursuivre. J’ai montré que je peux être à l’avant et les supporters sont avec nous et avec moi. Et c’est très appréciable. Les supporters ont été impressionants.

- Deia :Après le podium sur la Vuelta al Pais Vasco, tes objectifs vont être modifiés ?

- Beñat : Il faut être prudents et garder les pieds sur terre, comme m’a dit Egoi juste après avoir fini la course, quand il m’a embrassé. Il m’a dit que ce que j’ai fait est quelque chose de grand, mais que je dois rester calme et garder les pieds sur terre, et que je ne commence pas à planner et à être sur un nuage. Il faut être prudent et avancer pas à pas. Il faut être prudent, parce que la différence est importante. Pour l’instant, il faut fêter ce que nous avons fait et nous allons à réfléchir à de grands objectifs.

- Deia : Comment as-tu vécu le contre la montre ?

- Beñat : J’ai fait ma course, je ne savais rien de Purito. La référence était celle de Samuel qui avait fait un bon chrono et à chaque kilomètre, le directeur me disait quelles étaient les références et ça m’a aidé. J’ai donné tout ce que j’avais, j’ai été à fond jusqu’à l’arrivée et encore plus quand j’ai vu que je rattrappais Andy Schleck. Alors j’ai forcé un peu plus. Quand j’ai passé la ligne on m’a dit que j’étais 4e et un peu plus tard, on m’a dit que j’étais sur le podium. Je regrette de ne pas avoir pris un peu plus de risques dans la descente, j’ai été prudent, et j’ai perdu quelques secondes, mais le podium compense tout.

- Deia : Tu t’es senti épaulé par l’équipe ?

- Beñat : L’équipe, dès le lundi a été entièrement à mes côtés, ils savaient que j’étais bien, dans un bon moment de forme, et après Zierbena, ils m’ont soutenu à tout instant. A Arrate, nous sommes partis avec une bonne tactique, Samu avait toute la liberté pour chercher la victoire d’étape et ça nous a réussi. Moi, je devais rouler à mon rythme, aller petit à petit, et avec la référence visuelle que j’avais, garder le rythme, et c’est ce que j’ai fait. L’équipe a eu confiance en moi et je me suis senti entouré tous les jours. Je les remercie tous, du premier au dernier. Jusqu’à la 5e étape, ils m’ont entouré du mieux possible et à la 6e, c’était mon travail, le travail individuel.

- Deia : Tu as noté l’effort que représente le fait de lutter pour le général pendant tant de jours ?

- Beñat : La fatigue mentale et physique de toujours ces jours est présente, je l’ai noté et j’ai accusé le coup. De fait, cette nuit, après le podium, j’ai eu un peu de mal à dormir. J’ai pas mal pensé a tout ce qui m’arrivait.

- Deia : Et maintenant, la Klasika de Amorebieta.

- Beñat : Amorebieta c’est la course de chez moi et c’est spécial. On va y aller avec Samu et Igor Anton avec l’intention de gagner. Comment ne pas penser à poursuivre sur la lignée de cette semaine ?

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Site web réalisé par webmaster-peloton.com