Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

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Interview de Miguel Madariaga

lundi 12 mai 2008

Miguel Madariaga, manager général de l’équipe, fait le point sur le début de saison, explique l’absence de l’équipe à Alcobendas, et commente la guerre UCI / Tour de France.


- El Correo Digital (ECD) : Quel est votre opinion sur ce début de saison ? Euskaltel-Euskadi a trois victoires (deux de Fernandez de Larrea et une de Samuel Sanchez).

- Miguel Madariaga (MM) : Dans notre équipe il y a peu de coureurs gagnants, mais je crois que nous sommes dans une bonne ligne, similaire à celle de l’année passée. Koldo Fernandez de Larrea est un sprinteur, quelque chose que nous n’avons pas eu jusqu’à présent. Nous allons fortement parier sur lui.

- ECD : réserver Samuel Sanchez pour le Tour hypothèque presque moitié de la saison.

- MM : nous le savions déjà. La seule chose que nous n’attendions pas était de faire des classiques Belges si mauvaises. Là l’absence de deux coureurs de la taille de Samuel ou d’Igor (Anton), qui était blessé, a été dure.

- ECD : Anton traîne des ennuis dans les talons depuis avant le Tour au Pays basque. Regrettez-vous de l’avoir inscrit dans le tour basque ?

- MM : Non. Cette course ne lui a pas fait du bien, mais il ne l’a pas nui non plus. Maintenant il va déjà mieux. Nous avons modifié sa position sur la bicyclette et il va mieux. De plus, il a commis l’erreur de changer de chaussures mais maintenant il est revenu aux anciennes.

- ECD : Quand sera-t-il prêt ?

- MM : Je crois qu’il pourra aller à la Volta (a Catalunya).

- ECD : Le pari de Samuel sur le Tour est risqué. Vous n’avez pas peur qu’il le rate ?

- MM : Si je disai que le Tour ne me fait pas peur, je mentirais. Mais le parcours de la première semaine est terrifiant et il va parfaitement à un coureur comme Samuel.

- ECD : En ce moment, Euskaltel est sur le Tour d’Italie, la course qui leur convient le moins.

- MM : Il nous prend à contre-pied. Nous avons essayé de ne pas y aller. Finallement, nous avons convaincu Koldo (Fernandez de Larrea) qu’un triomphe sur le Giro le consacrerait. Avec notre philosophie de carrière nous n’avons pas les moyens d’être bien dans les trois grands tours.

Absence à Alcobendas

- ECD : votre équipe ne dispute pas ce week-end la Classique à Alcobendas. Pourquoi ?

- MM : Parce que c’est une honte. Ce que font les organisateurs de cette course est un pied de nez au cyclisme. Ils n’ont pas invité Orbea-Oreka parce que l’organisateur (Antonio Vaquerizas) n’est le représentant d’aucun coureur d’Orbea. En revanche, il a invité à une équipe continentale du Portugal, dans laquelle il a beaucoup d’intérêts. Et puisque je pense que c’est une injustice, je n’ai pas engagé Euskaltel Euskadi.

- ECD : Vous avez mis en place la structure sportive que vous vouliez : une équipe UCI Pro Tour, une filiale, Orbea, l’équipe amateur Naturgás et la formation des enfants via la "salle pédagogique" de la Fondation Euskadi.

- MM : Je suis arrivé au point où j’ai toujours voulu arriver. Orbea est une départ pour que les meilleurs amateurs basques puissent faire le saut. Et Naturgás prétend relancer le cyclisme en Alava. L’année qui vient je veux faire une grande classique en Alava ou bien les trois jours cyclistes d’Alava. Nous avons à travailler et à contrôler la base du cyclisme basque. Euskaltel-Euskadi a besoin de cela.

- ECD : Certes, la Fondation Euskadi a fait une offre pour sauver la Bira, qui est restée sans sponsor.

- MM : C’est vrai. Je reste disposé à monter une Bira pour les moins de 23 ans. Pas comme jusqu’à présent, avec des cyclistes plus âgés. La Bira serait avec les douze équipes basques, trois cantabres et deux ou trois équipes étrangères. C’est la Bira dont a besoin le cyclisme basque. L’argent pour cela je l’ai déjà entre les mains, mais pas pour une course avec des coureurs de 26 ans.

- ECD : le cyclo-tourisme est maintenant un succès, mais avec des personnes d’un certain âge. Les jeunes ont disparu.

- MM : Pour cela, la Fondation Euskadi travaille avec les enfants. Le cyclo-tourisme est un ’boom’. Mais c’est difficile de s’y mettre pour les gamins. Les après-midis sont pleins d’activités. Le vélo demande un sacrifice. Les routes sont dangereuses...

- ECD : Et chaque fois il y a plus de trafic.

- MM : Je l’ai en tête, et j’ai déjà fait les premiers pas en créant quelques circuits de mountain bike. Je veux aussi installer à Zamudio quelques machines de location de bicyclettes. C’est un projet qui s’est déjà posé au Gouvernement basque. Avec tout cela, les gamins monteront à bicyclette et sortiront les dimanches avec leurs parents.

- ECD : Dans Orbéa, il y a déjà une réalité : Jonathan Castroviejo, protagoniste dans le Tour des Asturies.

- MM : Il est prêt. Dans Orbea il y a quelques gamins qui vont bien. Comme Castroviejo ou comme Eladio Sanchezque j’aimerais avoir l’année prochaine dans Euskaltel. Ou comme la Nieve, qui a été sur le point de se mettre dans le groupe des ’Portugais’ (Vicioso, Zaballa, Tondo, tous de l’équipe LA-MSS qui a complètement dominé le Tour des Asturies). Nieve a été avec eux dans la montée, mais il est tombé dans la descente. Je ne dis pas qu’Orbea aurait pu disputé le tour, mais elle aurait fait une grande course. Gagner n’était pas possible parce que ce nous avons vu en Asturies est très mauvais pour le cyclisme.

- ECD : Vous faites référence à l’équipe LA-MSS, pleine de cyclistes repoussés par l’UCI Pro Tour.

- MM : Oui. Tous les coureurs de cette équipe étaient dix points au dessus de tous les autres. C’est en cela que je dis que ce n’est pas bon pour le cyclisme. Nous savons d’où vient cette équipe et ce qui s’y est passé il y a quelques années (référence aux multiples contrôles positifs déclarés en 2003 sous l’appellation Maia Milaneza et déjà sous la houlette de Manuel Zeferino).

Pressions de l’UCI

- ECD : En janvier vous disiez que le cyclisme n’avait pas encore touché le fond.

- MM : Maintenant il l’a fait et je crois qu’il commence à remonter. Il mettra du temps mais il ira mieux. C’est sûr que ce sera plus lent s’il se passe des choses comme celles qui se sont passées avant le Giro.

- ECD : A quoi faites-vous référence ?

- MM : Au cas de Patxi Vila (positif à la testostérone). Le contrôle a eu lieu le 3 mars, alors : pourquoi le résultat n’est-il publié qu’à la veille du Giro, une course alliée du Tour de France contre l’UCI ? Cela donne à réfléchir.

- ECD : Qu’est-ce qui a changé la décision du Giro qui, finallement à invité l’équipe de Contador ?

- MM : L’équipe a été admise suite aux pressions du Gouvernement kazak (sponsor d’Astana). Et l’année qui vient, elle sera sur le Tour.

- ECD : Qui est-ce qui gagnera la guerre interne du cyclisme, le Tour ou l’UCI ?

- MM : Le Tour. Il la gagne déjà. Et ceux qui vont payer, ce sont les équipes. Maintenant il y a deux calendriers, celui des courses du Tour et celui de l’UCI Pro Tour. Nous ne pouvons pas aller à tout. L’affaire de l’équipe Lampre (Patxi Vila positif) démontre que ce sont les équipes qui payent cette guerre. En ce moment, il y a dix équipes disposées à ne pas aller au Tour. Et ensuite il y a les autres, comme nous, qui ne sont pas dans cette ligne. Sans le Tour, nous perdrions nos soutiens.

Traduction d’un article paru sur elcorreodigital.com


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