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Koldo Fernandez de Larrea : "Si tu as peur, inutile de participer à un sprint"

mardi 9 février 2010

A l’ouverture de sa septième saison chez Euskaltel Euskadi, Koldo Fernandez de Larrea rêve d’une victoire dans une grande course. Interview.


- Noticias de Alava (NdA) : Ta 7e saison chez les professionnels démarre. Comment l’abordes-tu ?

- Koldo : Avec beaucoup d’envie et d’espoir. C’est une année de plus et on va essayer de remporter tous les triomphe possible et principalement remporter une victoire dans le ProTour, ce que, depuis que j’ai gagné à Tirreno Adriatico la première fois, je n’ai pas réussi à refaire.

- NdA : Avec le même espoir que quand tu as commencé ?

- Koldo : C’est différent. Quand tu débutes tu es plus nerveux parce que tu ne sais pas comment tu vas marcher, mais même si c’est ma 7e saison, j’ai toujours ce petit noeud à l’estomac. Je crois que le jour où je perdrai ça, ce ne sera pas bon.

- NdA : Tu es déjà un vétéran dans le groupe. Surpris de cela ?

- Koldo : Non. J’ai 28 ans et je sais que je fais partie des plus anciens, mais je n’y accorde pas plus d’importance que ça. A cet âge là, la nervosité du début due au fait de ne pas savoir ce qui t’attend a disparu, et maintenant tu as un bon niveau et on te demande plus. Maintenant, les seules choses qui comptent, ce sont les victoires. Etre second ou troisième n’est plus pris en compte.

- NdA : Tu exiges beaucoup de toi-même, mais l’équipe le fait aussi, en te donnant plus de responsabilités. Comment les assumes-tu ?

- Koldo : Du mieux possible. On exige des choses de toi, mais aussi chacun se met lui-même sa propre pression. Nous aimons tous bien marcher et je suis le premier à m’exiger des choses. Personne ne me met plus de pression que moi-même.

- NdA : Tu te sens à l’aise avec toute une équipe qui travaille pour toi ?

- Koldo : A l’aise, à l’aise... Ca te met plus de pression. Si tu ne gagnes pas, tu es en faute par rapport à tous tes co-équipiers qui ont travaillé toute la journée pour toi en mettant de côté leurs propres chances. Tu as l’impression que tu as mal fait quelque chose et pour cette raison, il faut essayer de tout faire du mieux possible, pas seulement pour moi, mais pour les autres aussi.

- NdA : C’est lourd à porter ?

- Koldo : Oui, mais bon, au final tu apprends à vivre avec. Le cyclisme est ainsi, des fois il faut travailler pour un leader, des fois pour Samuel, des fois pour moi, et on ne gagne pas toujours.

- NdA : Tu as dit que ton problème, c’est de gagner en ProTour. Tu échangerais tes 9 victoires contre 1 dans un des 3 grands tours ?

- Koldo : Non. La première que j’ai remportée était au Tirreno Adriatico et il y avait tous les meilleurs sprinteurs mondiaux, mais depuis, je n’ai plus gagné dans une course importante. Dans le sprint, il faut aussi avoir un peu de chance. Souvent, j’ai fait second à la Vuelta ou 3e au Giro et si au lieu de prendre une décision, j’en avais pris une autre, j’aurais peut-être gagné. C’est très compliqué.

- NdA : Tant que ça ?

- Koldo : Oui. Finalement, ce n’est pas comme un grimpeur, où le plus fort gagne. Ici, il faut un peu de chance.

- NdA : Tous les techniciens disent que tu es déjà arrivé à maturité sportive. Tu es d’accord ?

- Koldo : Je crois que oui. Physiquement, en m’entrainant par exemple, je me sens très bien. Je sais que je suis en forme. Les watts et le pouls ne te mentent pas. Je sais que c’est lorsque je développe le plus de puissance, et avec un bon pouls, ou autre que je me sens bien, mais le sprint n’est pas une science exacte.

- NdA : Et on peut attendre cette saison, la victoire de Koldo dans une grande course ?

- Koldo : Moi, j’espère que oui. J’ai confiance en moi. Je vais courir la Vuelta a España et, si ce n’est pas là, ce serait bien à Paris-Nice ou dans n’importe quelle autre course importante. Etant comme je suis, je crois que je devrais obtenir cette victoire. En tout cas, c’est ce que je me fixe comme objectif à moi-même.

- NdA : Même si en face de toi, tu as un Cavendish avec le niveau qu’il a montré l’année dernière sur le Tour ?

- Koldo : Ouf. En ce moment, c’est très difficile de le battre. Pas seulement parce que lui est très fort, mais aussi parce qu’il a la meilleure équipe du monde. Un coureur comme Cavendish que tu laisses à 180 mètres, il est à 95% imbattable. Celui qui le bat doit être juste derrière lui, dans sa roue et qu’il n’ait pas eu à passer toutes ses forces pour prendre cette place. Lui, il est derrière ses co-équipiers, il ne se bat contre personne et il arrive avec toutes ses forces intactes pour le sprint. En plus, il est très rapide, et du coup, c’est très difficile de le battre, mais tout peut arriver. Il n’est pas imbattable à 100%.

- NdA : Ca te manque de ne pas avoir à tes côtés une équipe comme celle qu’il a chez Columbia ?

- Koldo : L’équipe qu’il a fait envie. Elle est à 100% pour lui et c’est très important. Petacchi et Cipollini avaient leur train pour les sprints et aujourd’hui, c’est Cavendish qui a la meilleure équipe, alors qu’avant chacun tentait sa chance.

- NdA : Avec de tels lanceurs, tu aurais déjà remporté combien de victoires ?

- Koldo : C’est impossible à savoir. Même si je pensais que ça pourrait être plus, il faut faire avec ce qu’on a pour avancer. En plus, je suis très content de mes co-équipiers qui se donnent à 100%.

- NdA : Le manque d’une bonne équipe se comble par du courage et un bon placement. A ce qu’on voit, la peur ne te touche pas.

- Koldo : Je ne peux pas avoir peur, c’est pour ça que des fois je prends les coups que je prends. Je suis un type qui, après un gros coup, se relève, et je n’ai pas l’habitude d’avoir peur. Pour cela, j’ai un peu une réputation de fou.

- NdA : C’est à dire que là, si tu as peur, il vaut mieux ne pas y aller ?

- Koldo : Oui, oui. Il faut y aller décidé. Si tuas le moindre doute, tu n’as rien à faire, parce qu’au final, tu vas freiner et au lieu de partir de la 2e, 3e ou 4e position, d’où il faut lancer un sprint, tu vas partir de la 10e place et au maximum, tu vas remonter jusqu’à la 5e place. Tu ne vas pas remonter davantage.

- NdA : Tu es plus tranquille avec le temps, ou tu continues à être aussi impulsif ?

- Koldo : Je crois que je me calme. Bon, quand arrivent les deux derniers kilomètres, il faut sortir les nerfs et se mettre en rogne, parce que sinon, les autres te mangent. Au final, nous voulons tous gagner et il faut utiliser ce caractère. Mais dans la vie quotidienne, je me suis calmé, et ça m’a fait du bien.

- NdA : Tu as changé. Et l’équipe, elle a beaucoup changé ?

- Koldo : Oui, aussi. Avec Igor, beaucoup de choses ont changées. Il y a une autre philosophie. Il y a une meilleure planification, et sur le plan sportive c’est meilleur qu’avant. Igor a tenté des amélioration, des innovations. On travaille en soufflerie, en biomécanique et des choses comme ça, que lui a travaillées avec Manolo et qu’il applique maintenant ici.

- NdA : Cette année, Miguel Madariaga n’est plus là. Il vous manque déjà ?

- Koldo : Oui. Miguel est indispensable à l’équipe. Nous espérons qu’il nous soutiendra toujours, parce que finalement, c’est lui qui a toujorus trouvé l’argent et, s’il n’est pas là, ce sera sûrement beaucoup plus difficile.

- NdA : Que peut-on attendre de l’équipe ?

- Koldo : Tous ont envie. Il faut reconduire le sponsoring, les coureurs doivent renouveler leur contrat et tout le monde veut bien faire. Samuel Sanchez est le principal atou, et ensuite, il y a Igor Anton, Intxausti, Ruben Perez et moi, qui devons remporter des victoires pour l’équipe.

- NdA : Euskaltel a déjà remporté beaucoup de choses, mais il manque un podium à Paris. On peut en rêver cette année ?

- Koldo : Si Samuel est bien, vas-t-en savoir. Il va y avoir une guerre entre Armstrong et Contador, et qui sait si ça ne sourira pas à un troisième larron. On ne va pas dire non, parce que tout peut arriver.

Traduit d’un article en espagnol paru sur noticiasdealava.com


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