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Igor Anton : "En 2008 j’étais déjà leader à la Vuelta et aujourd’hui, je me vois plus mûr"

jeudi 4 février 2010

Après une année 2009 difficile, suite à sa chute lors de la Vuelta 2008, Igor Anton revient cette année avec l’ambition de faire une grande Vuelta a España. Interview.


- Gara : Que ressens-tu au moment d’affronter une saison avec une telle responsabilité au sein de l’équipe ?

- Igor : En 2008, on m’avait déjà dit que j’allais être le leader à la Vuelta et ça m’avait inspiré du respect et en même temps je me sentais chanceux de la chance que j’ai qu’il me fassent confiance. Ca peut être une arme à double tranchant, des fois ça te rend plus nerveux, tu veux toujours faire mieux et tu peux en faire trop à l’entrainement. Les nerfs ne sont pas de bons conseillers, j’essaierai de faire les choses bien et ça pourrait porter ses fruits. Cette année je suis peut-être plus mûr.

- Gara : Tu pense que si tu n’étais pas tombé, tu aurais terminé cette Vuelta sur le podium ?

- Igor : Podium ou non, j’étais très content du rendement, de comment j’arrivais, de comment je suivais Valverde et Contador, qui étaient les plus fort avec Leipheimer. Je les voyais de prêt et un jour je leur ai pris du temps. Mais de cette année, je ne garde pas que le souvenir de la Vuelta, c’est en Suisse que je me sentais le mieux, et j’espère récupérer et dépasser ce rendement et j’espère que ça pourra être cette année.

- Gara : Jusqu’à l’Euskal Herriko Itzulia, tu avait été bien cette année là, bien que tu l’ais courue avec des problèmes physiques...

- Igor : J’avais une tendinite. Tous les ans il m’arrive quelque chose. Rien que d’être présent toute la saison et ne pas subir de problèmes de santé est une victoire. Cette année là, le fait d’avoir mal au talon d’Achille m’a limité. Au Pays Basque, je ne comptais pas pouvoir courir, j’ai pris le départ comme je pouvais et je me suis surpris moi-même par mon rendement vu qu’il n’y avait pas beaucoup de montagne et le parcours ne me convenait pas. Moi, je préfère les cols longs et les arrivées au sommet et je me suis trouvé étonnamment bien par rapporta u temps que j’avais passé à l’arrêt. Au final, il faut tirer les points positifs et si j’étais mal à ce moment là, à d’autres moments, comme en Suisse, je suis arrivé au maximum et avec une fraicheur que j’ai pu conserver pour la Vuelta.

- Gara : Igor Gonzalez de Galdeano dit qu’il espère que 2010 soit ton année, surtout à la Vuelta...

- Igor : C’est la course qui m’a le plus apporté, je lui porte une affection spéciale. Ma première victoire, je l’ai remportée là, ça m’a toujours plu et des grands tour, c’est celle qui s’adapte le mieux par son parcours à mes caractéristiques, parce que les étapes ne sont pas trop longues, et puis pour les dates et le climat. J’ai toujours bien marché en septembre et ça me tuerait qu’ils la passent au mois d’avril, comme disent qu’ils veulent le faire. Moi, j’arrive avec envie à ce moment de l’année.

- Gara : En plus, c’est un avantage pour viser le podium que la majorité des coureurs dispute le Tour et ne courre pas la Vuelta...

- Igor : Il y aura un groupe de 15 ou 20 coureurs de bon niveau qui vont disputer le général, mais ce ne sont pas les 50 du Tour, et il y a des gens qui prépareront le Mondial. Des 3 grands tours, c’est le plus accessible, mais ce n’est jamais facile parce que maintenant on sent le poids du Tour qui a acheté la moitié de la Vuelta et il vient de meilleurs coureurs qu’avant. On l’a vu l’année dernière lors du départ de Hollande, l’organisation et les déplacements se sont améliorés, même on ne pourra jamais comparer au Tour. Mais il y a toujours un petit éventail de coureurs qui peuvent la préparer comme Contador cette année là. Cette fois-ci ce sera peut-être Sastre, s’il ne va pas au Tour...

- Gara : Tu veux faire un bon début de saison. Dans quelles épreuves penses-tu être présent pour te battre avec les meilleurs ?

- Igor : A Zornotza et Lizarra, je veux être bien, même si ce sont des courses où il me manque un peu d’explosivité. Je les ai courues d’autres années et on verra si on peut en tirer profit. Après Castilla y Leon me réussi bien et je serai dans un bon moment à partir de la mi-avril. Avant, à la Volta, en mars, je verrai si je suis sur la bonne voie, je me testerai sur une étape et si c’est possible, en profiter. A partir de là et tant que je garde la forme arrive et, si possible, jusqu’à une course comme le Tour de Romandie qui m’a toujours plu. J’y ai marché correctement tous les ans, j’y ai gagné une étape et j’aimerais y faire quelque chose avant de récupérer pour la Vuelta.

- Gara : Tes ambitions pour 2010 ?

- Igor : Un début de saison où je lutte pour des victoires dans des épreuves comme la Vuelta a Castilla y Leon. Je ne dis pas que je vais la gagner, parce que je n’ai jamais gagné un tour, mais lutter oui, et voir que je peux être avec les favoris. En Romandie gagner à nouveau une étape et à la Vuelta gagner une étape de montagne, il y a 5 arrivées au sommet, serait quelque chose de très grand. Le général, c’est compliqué, mais j’aimerais retrouver la dynamique de 2008 et avec ça je pourrais monter sur le podium. Je le respecte, parce que il me reste beaucoup à epprendre et n’ayant jamais été dans cette situation, on ne peut pas dire que je peux y arriver. J’ai été près de l’obtenir et je ne sais pas si j’aurais pu parce qu’il restait des étapes difficiles, mais ça a été important de me voir en course au sein d’un groupe qui lutte pour tout.

- Gara : Que voudrais-tu ajouter qui ne t’aurait pas été demandé au cours de cette interview ?

- Igor : Que j’espère que cette équipe continue de nombreuses années. Quand je n’étais pas dans l’équipe, elle m’inspirait le respect et j’ai envie que ça continue comme ça, qu’à l’extérieur on continue à voir cette équipe comme ça, qu’elle reste enthousiasmante pour les supporters. C’est pour ça que c’est une équipe qui doit continuer et j’aimerais faire toute ma carrière en son sein. Etre un coureur comme Laiseka qui a débuté et terminé ici, indépendamment d’obtenir plus ou moins. Je serais fier de ça.

- Gara : Laiseka a gagné une étape du Tour, une épreuve où tu n’a pas pu courir comme tu l’aurais voulu...

- Igor : L’année dernière, sans être le leader, je suis allé au Tour et ça ne s’est pas bien passé ? On apprend du bien comme du mal. J’ai terminé déçu, je n’étais pas arrivé assez bien. J’avais voulu tout calculer, la forme venait comme je voulais, j’ai atteint un niveau décent en Romandie et au Dauphiné, au Mont Ventoux, j’étais dans les 20 premiers et j’ai vu qu’il me manquait un peu et je n’ai jamais réussi à prendre ce qui me manquait de forme. Je n’ai pas réussi à trouver la forme. Peut-être aurais-je du la prendre avant ou faire deux pics, mais je ne pouvais pas parce que je sortais d’une blessure et j’avais perdu en musculature, et je n’ai pas pu avoir cette préparation que suit Contador et les autres qui vont au Tour. Je me suis rendu compte que c’est difficile d’assurer et que je ne me connais pas si bien que ça. La chute m’a coûté cher, le Tour te met à nu et je n’ai pas été au niveau. De là à la Vuelta, il ne peut pas y avoir de miracle, mais entre temps, j’ai eu une grande joie à Urkiola et rien que pour cette victoire, je ne veux pas effacer l’année.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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