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Igor Antón : "récupérer mon niveau de 2008"

mercredi 23 décembre 2009

Interview d’Igor Anton qui se prépare déjà pour son année la plus prometeuse


- El Repecho (ER) : Igor, avoues-le, tu étais très mauvais au football et tu t’es donc dirigé vers le cyclisme.

- Igor : J’étais très mauvais au football... mais j’ai réussi à n’être que mauvais, à force de passer toutes les récréations à jouer à l’école, j’étais meilleur à la pelote où je n’étais pas loin de me lancer. Petit j’étais très inquiet et je courais toujours de haut en bas, et j’ai décidé de faire du vélo, pour calmer cette nervosité, et j’aime la liberté que te donne le vélo.

- ER : Petit, tu étais de ce qui gagnent ?

- Igor : Ne crois pas ça, j’étais petit et les plus grands me battaient. Mais même si ce n’était pas souvent, tous les ans je gagnais un peu.

- ER : Parmi tes coéquipiers en cadet et junior, il y en a qui sont passés professionnels ?

- Igor : Oui, oui, notamment Txurruka, Aitor Hernandez et au niveau national, je me souviens de Luis Leon Sanchez et Dani Navarro qui étaient très bons. La course dont je me souviens le plus, est la Vuelta Besaya 2000 juniors. Là, j’ai connucelui qui allait devenir le champion qu’on connait aujourd’hui, Alberto Contador. Après, j’ai couru avec des coureurs qui ont réussi à passer professionnels, mais qui n’ont pas pu le rester et qui ont du abandonner, parmi eux, Julen Zubero était très combatif et il partait dans une infinité d’échappées. Et aussi Murgiotio, Iker Leonet, etc... J’en oublie sûrement beaucoup d’autres.

- ER : On peut arriver à devenir professionnel sans être le meilleur dans les catégories inférieures ?

- Igor : Sans aucun doute. De fait, on peut être un grand professionnel sans avoir gagné la moindre course avant. Il y a des coureurs qui explosent plus tard, mais ce qu’il faut avoir, c’est la régularité et obtenir quelques bons résultats, pas seulement une année. Il faut une trajectoire plus ou moins bonne.

- ER : Chez les cyclo-touristes, on voit certains vélos qui sont presque ceux des pros. Quelle importance a le vélo pour les professionnels ? Ou demandé autrement, Contador pourrait gagner le Tour avec un vélo d’il y a 10 ans ?

- Igor : Je crois qu’en 10 ans, ça a énormément évolué, mais l’UCI pose des limites qu’il faut respecter, en ce qui concerne la taille, le poids, etc. Mais il y a 10 ans, il fallait pédaler exactement pareil. Je crois que Contador continuerait à gagner, mais sûrement avec moi d’avance sur le second, parce que le vélo de 1999 avec lequel Armstrong a gagné le Tour doit être plus lourd (500 gr ou un 1 kg de plus). Aujourd’hui, la limite est à 6,8 kg minimum. Mais il y a 10 ans comme aujourd’hui, nous avions le meilleur de ce qui se fait à ce moment, par exemple, lors de la dernière Vuelta a España, nous avions un dérailleur Shimano électronique, le tout dernier sorti.

- ER : Et en parlant de copains de peloton, quel est le coureur qui n’est pas dans ton équipe et que tu admires, y en a-t-il avec qui tu t’entends bien et d’autres avec qui tu ne t’entends pas trop ?...

- Igor : J’admire Iñigo Cuesta qui à 40 ans a été capable de terminer le Tour et la Vuelta sans problèmes, c’est un grand professionnel. Je ne m’entends pas spécialement bien avec Tom Boonen. Et je m’entends bien avec Menchov, Chechu Rubiera, Dani Navarro et il y a un japonais très sympathique qui s’appelle Fumiyuki Beppú.

- ER : De quoi rêve Igor Anton cette année ?

- Igor : De récupérer mon niveau de 2008, arriver en bonne forme aux courses qu’on me propose, comme la Vuelta a España par exemple. L’année 2009 n’a pas été spécialement bonne pour moi, et malgré cela, j’ai gagné la Subida a Urkiola, mais mon intention est de retrouver la trajectoire que j’avais jusqu’en 2008.

- ER : Sur "El Repecho", nous aimons donner des conseils aux cyclo-touristes et surtout quand ce sont des professionnels de ton niveau qui les donnent. Quelle route nous recommandes-tu et comment se déroule un jour d’entrainement pour toi ?

- Igor : Nos entrainements sont très variés, moi j’aime monter, mais pour monter de grands cols, je dois être en forme. En début de saison, l’objectif est d’accumuler les kilomètres de plat, et progressivement ajouter des cols. En ce qui concerne les lieux, quand je suis très en forme, j’aime aller en Cantabrie monter des cols comme Lunada, Portillo de la Sía, Los Tornos... en définitive, enchainer 3 ou 4 cols longs de cette zone.

- ER : Le rendez-vous cyclo-touriste de la saison est la Quebrantahuesos. Quelques conseils pour les courageux qui sont déjà en train de se préparer pour leur "Tour" à eux ?

- Igor : En fonction de la façon dont ils aborderont l’épreuve, ils devront s’entrainer en étant plus ou moins exigeants. Si l’intention est de terminer dignement, je me préparerais en m’entrainant au moins 2 mois avant et en participant à 2 ou 3 épreuves avant la Quebranta. Après, l’entrainement bien fait est important, mais un bon repos l’est encore plus, pour constater les améliorations.

Traduit d’un article en espagnol paru sur blogs.elcorreodigital.com/elrepecho


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