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Alvaro Gonzalez de Galdeano : "Je suis le frère d’Igor, mais Miguel Madariaga m’a recruté"

mardi 22 décembre 2009

Interview d’Alvaro Gonzalez de Galdeano qui, après avoir dirigé pendant 4 ans l’équipe Orbea, fera ses débuts en janvier, en tant que directeur sportif d’Euskaltel Euskadi.


- Diario Vasco (DV) : Tu as signé avec Euskaltel Euskadi. Qu’est-ce que ça signifie dans ta carrière de directeur sportif. C’est un défi ?

- Alvaro : C’est un pas de plus dans ma carrière, qui est du à la retraite de Miguel Madariaga. Miguel et Igor ont décidé de compter sur moi. Je ferai chez Euskaltel Euskadi le même travail que celui que je faisais jusqu’à là.

- DV : Tu es passé de "avoir un frère qui s’appelle Igor" à "être le frère d’Igor". Comment vis-tu cette situation ?

- Alvaro : Je suis conscient que d’être le frère d’Igor est quelque chose qui marque. Tout le monde va penser que je suis là parce que je suis son frère. Je ne vais me défiler par rapport à mon frère ou à Miguel Madariaga. Le fait que Miguel Madariaga continue au sein de la Fondation me tranquillise. Ca fait 17 ans qu’il est dans cette équipe. Je suis quelqu’un qui n’aime pas être défaillant dans son travail. Je sais que je suis de passage et que le travail de directeur sportif n’est pas pour toute la vie. Le cyclisme est ma vie, mais j’ai travaillé sur d’autres choses.

- DV : Avec quelle idée arrives tu dans l’équipe ?

- Alvaro : Avec l’idée d’apprendre. Je me considère comme un de plus, avec Gorka Gerrikagoitia et Josu Larrazabal. Ca commencerait mal si ce n’était pas le cas. Tous les deux ont beaucoup à m’apprendre, surtout Gorka.

- DV : Certains disent que tu es un peu distant...

- Alvaro : Tu as suivi toute ma carrière de coureur. Tu peux le dire. J’ai toujours été attentif à ceux qui m’appellent. Si quelqu’un ne veut pas me parler, je ne peux pas lui parler. Je suis le même depuis toujours. Je ne mets pas de distance. J’ai toujours été comme je suis aujourd’hui. C’est vrai que je suis plus le gamin de 25 ans, ni celui qui a démarré dans le monde du cyclisme. La vie te fait évoluer. Je ne crois pas que ma vie va changer, ni ma façon d’être.

- DV : Quel genre de directeur seras-tu ?

- Alvaro : Un directeur qui respecte les coureurs, même si mon objectif n’est pas de prendre le café avec eux. Je veux dire que mon objectif et mon travail en tant que directeur est de sortir de chaque coureur le meilleur rendement possible, tant pour lui que pour l’équipe. Je ne prétends pas être l’ami de tous. Il faut agir comme un professionnel, mais j’ai un coeur. Ceux qui me connaissent vraiment sont surpris par ma façon d’être, et dans le cyclisme on me connait assez mal.

- DV : Tu m’as dit que le cyclisme c’est ta vie, mais tu sais que ça peut ne pas être pour toute la vie. Tu as travaillé ailleurs depuis que tu as abandonné le monde du cyclisme en tant que coureur ?

- Alvaro : En 2004, j’ai travaillé pour Campagnolo. Ensuite, je me suis lancé dans la construction, jusqu’à ce que j’ai la chance que la Fundacion Euskadi m’appelle pour travailler avec eux.

- DV : Tu as passé 4 ans chez Orbea. Quel est le meilleur coureur que tu ais eu ?

- Alvaro : J’ai toujours pensé que le meilleur était à venir. Le coureur qui a le plus attiré mon attention est Mikel Nieve. Plus que Sicard et Castroviejo ? Oui, plus.

- DV : Tu as passé 14 ans chez les professionnels. Quel a été le meilleur coureur avec qui tu as couru ?

- Alvaro : Sans doute Eduardo Chozas. J’ai été avec lui dans l’équipe Artiach, avec Paco Giner comme directeur, et avec Laguía, Jhonny Weltz, Alfonso Gutiérrez, Jokin Mujika, Ridaura, Erwin Nijboer. Il était comme mon père. C’était ma première année professionnel et il s’est occupé de m’apprendre. C’était une petite équipe où je travaillais pour Asier Guenetxea, José Luis Rubiera ou Félix García Casas. Le budget était serré, mais nous étions très unis. C’était une équipe du même genre qu’Orbea que j’ai dirigée pendant 4 ans.

- DV : Et le meilleur directeur que tu ais eu au cours de ta carrière ?

- Alvaro : Javier Minguez me demandait beaucoup. Souvent ça ne me plaisait pas. Je dois reconnaitre qu’il m’a fait du bien. Manolo (Saiz) était très organisé, un défenseur du groupe. Il prônait des valeurs de camaraderie, de groupe, qui ne sont pas facile à obtenir et qu’il portait jusqu’aux limites. Il m’a fait confiance à la fin de ma carrière. Txomin Perurena avait un caractère à être très ami avec les coureurs, très différent de moi.

- DV : Tu as été un des derniers participants d’une discipline, le 100 km contre la montre par équipe, qui a disparu du programme cycliste, au Mondial, comme aux JO. Quel souvenir as-tu de cette spécialité ?

- Alvaro : Il y avait un technicien russe dans la sélection espagnole. Genai Gouronov, qui voulait appliquer les mêmes méthodes que dans son pays, d’où la qualité sortait de la quantité. Ici, nous n’étions pas nombreux, nous étions 12, et nous nous entrainions jusqu’à la limite. Là, je me suis retrouvé avec Ángel Edo, David Plaza, Abraham Olano ou Dani Clavero, entre autres. Nous faisions des âneries. C’était 100 km à fond. C’était au programme olympique et ça m’a servi pour passer professionnel.

- DV : Artiach a été ta première équipe ?

- Alvaro : Paco Giner m’a proposé de passer professionnel et Miguel Madariaga a été le premier à me présenter un bon contrat comme coureur. Moi, je n’étais pas sûr d’être bon pour le cyclisme. A tel point que la première année, j’ai travaillé comme représentant pour une entreprise. Je l’associais avec le cyclisme. Je ne pensais pas que j’allais passer tant d’années dans le cyclisme professionnel.

- DV : Tu te souviens de tes débuts dans le monde professionnel ?

- Alvaro : J’ai commencé à courir en avril, à la Vuelta a España. Au Tour du Portugal, j’ai terminé à 26 minutes. J’ai beaucoup souffert. Personne ne m’avait appris à me nourir correctement, à me reposer, à réguler les efforts. J’étais fort physiquement et avec la sélection, on s’entrainer jusqu’à l’épuisement, mais je ne savais rien du professionnalisme.

- DV : Tu as dirigé Romain Sicard, un champion du monde qui a gagné le Tour de l’Avenir, entre autres. C’est un phénomène ?

- Alvaro : Il nous a tous surpris. C’est une chose de voir un coureur qui a une bonne projection, dont tu penses qu’il peut faire des choses importantes, et c’est autre choses d’obtenir des résultats. Celui qui a parié sur lui, c’est Miguel Madariaga. Il a dit "celui-là me plait", et il l’a recruté.

- DV : Il est aussi bon que ses résultats le laissent penser ?

- Alvaro : C’est un coureur qui reste à faire, physiquement, il doit encore se former. Il faut attendre. Ce que je peux te dire, c’est que nous avons fait attention à lui, comme à tous.

- DV : Et Castroviejo ?

- Alvaro : Jonathan est un gagneur.

- DV : Tu as dirigé et formé de nombreux coureurs que tu vas retrouver chez Euskaltel, c’est un avantage ?

- Alvaro : Oui. En plus des 4 qui sont passés cette année, il y a De Lis, Oroz et Mikel Nieve. Je connais bien le groupe.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariovasco.com


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