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Igor González de Galdeano : "Samuel Sanchez courra le Tour l’année prochaine"

mardi 29 septembre 2009

Le directeur sportif de l’équipe Euskaltel-Euskadi commente la victoire de Romain Sicard et son avenir dans l’équipe. Il dévoile ensuite quelques éléments sur la saison 2010 de l’équipe.


- Gara : Comment juges-tu la victoire de Sicard au Mondial Espoirs ?

- Igor GG : C’est important que, alors qu’il y a eu des critiques sur le fonctionnement de la Fondation, dans la façon d’emmener les jeunes et faire le suivi, il y ait eu la récompense de Romain Sicard, ce qui signifie que les choses ne se sont pas si mal faites. Avec lui, tout le monde a pu le vérifier, le travail a été bien fait et c’est une certitude. C’est une récompense au travail de la Fondation que Miguel a démarré quand je suis arrivé, de travailler avec des coureurs boursiers et leur apporter le soutien logistique plus qu’autre chose. Dans le cas de Romain, on a fait un très bon travail et le suivi de la base a donné quelques fruits que nous n’attendions pas si beaux, c’est une récompense. Nous avons une réserve très limitée et nous avons tenté notre chance avec quelqu’un que nous voyions grand en tant que personne et nous nous sommes rendu compte qu’en plus c’est un grand cycliste.

- Gara : Ca a été une surprise qu’il soit si fort en sa première année chez les professionnels, alors qu’il avait assez peu gagné chez les amateurs ?

- Igor GG : Nous, nous avons suivi le coureur et nous ne mettons pas les victoires au premier plan, même si ce suivi doit être basé sur de bons résultats. Il ne gagnait pas de courses, mais il avait de bons résultats et le suivi que nous faisons en Iparralde et dans tout le Pays Basque a donné ses fruits. Nous ne regardons pas que les victoires, on regarde bien d’autres données sur Romain, qui nous disaient que nous étions face à un grand cycliste. Nous ne pouvions pas savoir qu’il allait obtenir ces résultats et ils ont été très positifs.

- Gara : Quels sont tes premiers souvenir de Romain Sicard ?

- Igor GG : Nous avons des gents en Iparralde qui suivent les courses et une personne bien connue nous a parlé de Romain. Nous avons eu un premier contact avec lui et nous avons constaté que c’est une personne humble, qui écoute, un gamin obéissant prêt à apprendre. A partir de là, nous avons fait un premier suivi et nous avons considéré que c’était un gamin en devenir et que la marge de progression était grande. De fait, nous pensons que c’est un coureur en apprentissage et pourtant, les résultats ont été énormes. C’est un cycliste très courageux et ce courage est accompagné d’un grand physique. Il est intelligent en course, il sait ce qu’il veut et il se sacrifie, il est très professionnel et surtout, très reconnaissant du travail de la Fondation avec lui.

- Gara : Vous avez réussi à devancer les équipes françaises en le faisant signer pour deux ans chez Euskaltel, pendant le Tour. Si vous aviez attendu jusqu’à maintenant, avec la victoire au Tour de l’Avenir et au Mondial...

- Igor GG : Les équipes françaises ont plus de budget que nous et elles s’arrachent les cheveux de l’avoir laissé leur échapper, mais s’il a signé, c’est grâce au travail de suivi. Nous avons des données que d’autres équipes n’ont pas, nous voyions que nous avions un grand cycliste, sans avoir besoin d’attendre un grand résultat. Nous ne sommes pas plus rapides que les autres, nous suivons notre programme de détection des jeunes valeurs et nous avons suivi le processus qu’il fallait suivre. La victoire à Naranco fut la confirmation de tout ce que nous pensions eet nous avons décidé qu’il fallait lui donner sa chance.

- Gara : En plus il gagne (5 victoire pour ses début professionnel), et c’est ce qui manque le plus à son équipe...

- Igor GG : Moi, je ne dirais pas que sa principale caractéristique est d’être un gagneur, mais plutôt qu’il est ambitieux. Parce que ce n’est pas un coureur rapide qui peut nous donner beaucoup de victoire comme Samuel. Mais il est ambitieux et il sait mettre à profit ses caractéristiques pour gagner. Dans le futur, il nous donnera des victoires très importantes. Pas nombreuses, mais celle qu’il obtiendra seront de gros calibre. Il a gagné le chrono du Tour de l’Avenir et il a fait de bons chronos avec des équipes Pro Tour. Il a gagner dans des cols durs comme Naranco et le Plateau de Beille, il est très complet et ce sont des éléments pour être un coureur de grands tours, mais pour l’instant, c’est un jeune qui reste à définir. Comme il l’a dit lui-même, son rendement a été une surprise, et le connaissant comme nous le connaissons à la Fondation, c’est un coureur très pro qui sait ce qu’il veut et qui sait se sacrifier, chose nécessaire pour avoir des chances de continuer à progresser.

- Gara : Quel est votre plan en ce qui le concerne pour sa première saison chez Euskaltel ?

- Igor GG : Etant un coureur d’Iparralde, nous voulons qu’il soit présent sur des courses que nous ferons en France. Comme pour tous ceux qui arrivent dans l’équipe, nous voulons qu’il ait un calendrier léger, qui ne dépasse pas les 70 jours de compétition et qu’il continue son processus d’apprentissage. Ce n’est pas parce qu’il est Champion du Monde Espoirs ou parce qu’il a gagné le Tour de l’Avenir qu’il faut le presser. Il faut continuer comme cette année, pas à pas pour qu’il soit un grand coureur. A priori, je ne le prévois pas pour un grand tour, sauf surprise, et s’il en fait un, ce sera pour apprendre. Mais je ne crois pas.

- Gara : Vous avez fait un pari risqué sur le mois de septembre, sans possibilité de se rattraper si ça se passait mal...

- Igor GG : Ca ne s’est pas mal passé, les résultats ont été bons. Samuel a été à un haut niveau et il a continué à écrire l’histoire de l’équipe. C’est un pari de Miguel. Ca a commencé comme avec Romain, et toute la vie se passe comme ça. Ce qui a pesé pour Samuel c’est d’être Champion Olympique. Maintenant c’est un homme très surveillé et les victoires sont encore plus chères qu’avant. On a vu au Mondial qu’il était le plus surveillé. Je crois qu’il était, avec Cancellara, le plus fort, mais il n’a pas été capable de gagner et d’obtenir une médaille, même s’il a fait une grande course.

- Gara : Il a été victime de la mauvaise tactique de la sélection espagnole, qui a laissé Evans s’échapper alors qu’elle avait 3 coureurs parmi les 9 premiers ?

- Igor GG : C’est difficile pour un sélectionneur, quand tu as 3 leaders aussi forts que Samuel, Valverde et Freire, d’en choisir un. A ce moment il n’a pas eu la fermeté d’en choisir un. Moi, j’étais sûr que Samuel était le plus fort et ça aurait du être le pari clair. Mais Freire avait gagné 3 Mondiaux, Valverde la Vuelta et ça a fait qu’on n’a pas lutté pour la médaille d’or. Le bronze est un bon résultat, mais pour remporter l’or, il faut prendre des risques. Avec 3 leaders, les forces se répartissent et c’est difficile de se positionner.

- Gara : C’est le second Mondial qu’il ne gagne pas tout en étant le plus fort de la sélection, parce qu’on ne parie pas sur lui.

- Igor GG : Moi, je savais que Samuel s’était préparé pour gagner le Mondial, je n’avais aucun doute. Mais c’est une chance de plus qui est passée... Purito a fait une grande course et il mérite le bronze. Une épreuve d’un jour est difficile et être sélectionneur n’est pas simple, d’autant plus quand beaucoup d’intérêts se mélangent, pas seulement le sportif. Mais il a montré qu’il est un coureur très méthodique et qui se sacrifie. Il se connait très bien et cela fait que quel que soit l’objectif qu’on lui fixe, il arrive à fond pour le disputer. C’est une garantie et une sécurité pour nous. Et il va encore courir Paris-Tours et en Lombardie, c’est un objectif de plus et il tentera d’être au top.

- Gara : L’année prochaine il reviendra au Tour ?

- Igor GG : Maintenant qu’il a été 3e et 2e à la Vuelta, l’année prochaine, c’est le moment de courir le Tour. Ce qui reste à définir c’est s’il ira à fond dans la première partie de saison, avec Paris-Nice et le Pays Basque, jusqu’aux classiques, ou s’il fera le Tour et la Vuelta. Ce qui est clair, c’est que nous sommes une équipe née pour le Tour et notre priorité sera d’arriver le mieux possible là-bas avec lui. Nous avons déjà discuté avec Miguel de l’envoyer au Tour, mais pas encore de la planification exacte de son année.

- Gara : Et en ce qui concerne Igor Anton ?

- Igor GG : Le pari reste le même. Indépendamment du fait qu’il n’a pas fait une bonne année, il va être la référence du cyclisme basque dans le futur. Il s’est arrêté après la Vuelta, parce que nous voulons qu’il démarre fort la saison et qu’ensuite il aille à la Vuelta, qu’il fasse le calendrier habituel de Samuel, en refaisant ce qu’il a fait l’année dernière.

- Gara : Vous allez à nouveau ne pas courir le Giro ?

- Igor GG : Nous avons vérifié que c’était mieux. Même si nous devons encore en discuter pour définir la décision définitive, normalement, nous ne le courrons pas. Parce que ce n’est pas seulement courir le Giro. Il se termine en juin et il y a des courses jusqu’en octobre, et si tu y envois des jeunes, le Giro est dur et on en paie le prix. Et l’exigence médiatique est grande et les critiques aussi. Ca nous a encouragé à laisser les coureurs en dehors de cette pression médiatique parce que la récompense que nous en retirons n’est pas énorme et je préfère nous concentrer sur deux bonnes courses comme la Vuelta et le Tour et tenter de donner dans les deux, une image positive.

- Gara : Astarloza pense se préparer normalement, avec l’espoir de pouvoir courir en 2010...

- Igor GG : Nous continuons à travailler, le processus est loin d’être terminé. Il faut trouver les solution à un problème dont nous pensons qu’il va se régler. Nous sommes convaincu de cela, mais il y a un processus, c’est un problème grave et, en tant que tel, il n’est pas facile à résoudre. Nous suivons les directives de l’UCI, comme nous devons le faire, et Mikel pour l’instant il est écarté de l’équipe et nous ne pouvons pas dire que l’année prochaine nous pourrons compter sur lui, mais nous sommes optimistes, très optimistes. En dire plus pourrait nous nuire, il faut attendre et nous verrons ce qui se passe. Le processus est dur et nous ferons tout pour que ça se règle le plus vite possible.

- Gara : Où en est-on des arrivées de castroviejo, Gorka Izagirre et Intxausti ?

- Igor GG : Le plus gros problème, c’est Beñat Intxausti, parce qu’il a un contrat avec Fuji Servetto et nous ne pouvons pas discuter avec des coureurs sous contrat. Il est intéressé et nous aussi, nous avons regardé sa situation, mais tant qu’il n’a pas la lettre qui le libère, nous ne pouvons pas entrer en négociations. En théorie, les coureurs de Fuji ont été libérés, mais en réalité, ils n’ont pas reçu le courrier de libération. Avec castroviejo, il n’y a plus qu’à signer, alors qu’avec Gorka, nous avons le même problème de lettre de libération qu’il faut régler, mais ce sera plus facile. Avec Béñat, tant qu’il n’a pas la lettre, nous ne devons pas commencer les négociations.

- Gara : De ces arrivées dépendent les départs ?

- Igor GG : Pour l’instant, je n’en sais rien, parce que nous connaissons pas le nombre de coureurs imposés, ni les possibilités d’incorporations. Nous continuerons dans la philosophie de la Fondation Euskadi des débuts, donner leur chance à des jeunes pour que ce soit un tremplin. Rien n’est décidé, mais la Fondation a quelques socios qui veulent qu’on donne leur chance à des jeunes, et c’est une possibilité pour renouveler l’équipe avec des coureurs boursiers ou que nous suivons... Comme nous l’avons fait avec Sicard ou Castroviejo.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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