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Samuel Sanchez : "Si nous voulons gagner, nous devrons être sincères entre nous"

dimanche 27 septembre 2009

Interview de Samuel Sanchez à quelques heures du départ de la course en ligne élite des Championnats du Monde de Mendrisio.


- El Correo Digital (ECD) : On dit que c’est le parcours le plus difficile de ces dernières années. Où sera la clé ?

- Samu : Les deux côtes sont très proches l’une de l’autre, on ne peut pas vraiment récupérer. Si la course est lente, on peut avoir du monde dans le final, mais si ça va vite, ce sera un calvaire. La dernière ascension ressemblera à l’Alpe d’Huez. Un Mondial, c’est compliqué, et celui-ci présente plus de 4000 mètres de dénivelé, comme une étape de haute montagne. Pour beaucoup, c’est la dernière course de l’année. Les coureurs arrivent fatigués. Psychologiquement, nous avons tous déjà besoi n de repos.

- ECD : Le sélectionneur parie sur Valverde comme leader de l’équipe d’Espagne.

- Samu : Alejandro est très fort. Il vient de gagner la Vuelta et c’est un parcours idéal pour lui. Et on ne peut pas écarter Osacar (Freire). Il sera sûrement devant que la course se réduira à 15 ou 20 coureurs. Ce serait merveilleux pour nous.

- ECD : Valverde, Freire et toi, trois atouts.

- Samu : Oui, mais ce sera une course compliquée. Nous devrons prendre des décisions en quelques dixièmes de seconde. Au Jeux, avec seulement 5 coureurs, nous avons parfaitement su lire la course. Pour gagner le Mondial nous devons être sincères entre nous et nous dire comment nous allons. Ce qui s’est passé l’année dernière ne doit pas se reproduire, nous ne nous sommes pas entendus et nous avons eu des problèmes d’oreillettes et de communication.

- ECD : Sincérité. Mais au moment où la tension est au maximum, ce ne doit pas être facile de renoncer.

- Samu : Moi, je l’ai déjà fait lors du Mondial 2006, à Stuttgart. Je me suis sacrifié pour Valverde et je ne le regrette pas. Il a terminé 3e et moi 4e. Il faut savoir lire la course, écouter le sélectionneur, le respecter et savoir quelle est la place de chacun. Compter sur 3 leaders est un privilège.

- ECD : Valverde vient de gagner la Vuelta, Freire a gagné 3 Mondiaux et toi, tu es Champion Olympique. A qui le tour maintenant ?

- Samu : On en plaisante tout le temps. Je disais à Alejandro que maintenant qu’il a gagné la Vuelta, il peut me donner un coup de main sur ce Mondial, hahaha... L’important est de repartir d’ici avec une médaille. La course déterminera la tactique à suivre. Gagner l’or est difficile, mais c’est à la portée de cette sélection.

- ECD : Pour un jour, tu seras co-équipier de Valverde et Freire. Le reste de l’année, vous êtes rivaux.

- Samu : Si tu arrives avec Freire au sprint, c’est très difficile de le battre. La seule possibilité est d’être beaucoup plus fort. Battre Freire, c’est comme battre Cavendish. Ils ont d’autres capacités en matière de vitesse dans les 300 derniers mètres.

- ECD : Et Valverde ?

- Samu : Je l’ai battu dans plusieurs sprints et lui aussi m’a battu. Au final, ce qui compte, ce sont les forces avec lesquelles tu arrives dans le dernier kilomètre.

- ECD : On parle d’un duel Espagne-Italie.

- Samu : Je ne crois pas. Il y a des coureurs qui ont levé le pied à la Vuelta et qui arrivent au top. Comme par exemple l’australien Gerrans.

- ECD : Et Cancellara ou Cunego ?

- Samu : Aussi. Mais Gerrans est très dangereux.

- ECD : Le Mondial est une course que tu as toujours voulu gagner.

- Samu : Oui. Mais maintenant que je suis Champion Olympique, je sais que cette médaille d’or surpasse tout. Elle est plus que ce que j’imaginais. Ce qu’il y a, c’est que j’ai grandi dans le monde du cyclisme et pouvoir porter le maillot arc-en-ciel pendant un an est le rêve de tout coureur.

- ECD : Il y a encore des répercussions du titre olympique ?

- Samu : Oui, beaucoup. Ce sera pour toujours la première médaille d’or de la délégation espagnole aux Jeux de Pékin. C’est une fierté et ça me marquera toute ma vie.

- ECD : Revêtir le maillot arc-en-ciel serait l’aboutissement de ta carrière sportive.

- Samu : Je ne le vois pas comme ça. Il me reste encore quelques années. Cette année, il faut être tranquille. Alejandro et Oscar sont bien. Nous formons un bon groupe et nous avons confiance. Le Mondial est une course spectaculaire pour le public. Le cyclisme a besoin de courses comme celle-là pour aller vers le haut.

- ECD : Tu as oublié la chute et les déboires qui t’ont empêché de gagner la Vuelta ?

- Samu : Non. La course est la même pour tout le monde, et parfois la chance t’accompagne et d’autres fois non. J’ai su me défendre et j’ai terminé second, proche de Valverde. Ca me donne confiance pour d’autres éditions de la Vuelta.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreodigital.com


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