Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

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Igor González de Galdeano : "Euskaltel-Euskadi n’est pas en danger"

mercredi 26 août 2009

L’équipe orange est prête pour la Vuelta, à l’image de son directeur sportif qui, par ailleurs, est sûr de la pérennité de l’équipe.


- El Correo Digital (ECD) : Comment va Euskaltel-Euskadi aujourd’hui ?

- Igor GG : Motivée et inquiète. Motivée pour la Vuelta et inquiète parce que nous avons reçu un gros coup (contrôle positif de Mikel Astarloza). Beaucoup de mensonges ont été dits et c’est cela qui a provoqué notre inquiétude.

- ECD : La continuité de l’équipe a été en danger ?

- Igor GG : Non. Elle n’a jamais été en danger. C’est un des mensonges qui ont été entendus. On a parlé de la disparition de l’équipe et on a aussi dit qu’on ne nous laisserait pas courir la Vuelta. Et non seulement nous irons à la Vuelta, mais en plus avec le dossard 1.

- ECD : Le Tour s’est bien passé pour Euskaltel : protagoniste dans plusieurs étapes et vainqueur d’étape avec Astarloza. Après on a su qu’il avait été contrôlé positif à l’EPO avant le Tour. Vous êtes passé de tout à rien.

- Igor GG : Pour nous ça a été un Tour excellent. La victoire de Mikel nous a tout donné.

- ECD : Pendant le Tour, on a appris un autre cas positif, celui de Landaluze au Dauphiné. A la CERA. Comment ce scandale est-il arrivé dans l’équipe ?

- Igor GG : Un coup de massue. Nous ne savions pas quelle était la situation réelle. Landaluze a assumé la responsabilité. On ne peut pas contrôler ce que fait un coureur à son domicile.

- ECD : Quel cas a été le pire ?

- Igor GG : Celui de Mikel (Astarloza). Sa victoire nous avait tout donné et maintenant tout nous est enlevé.

- ECD : Pour quand attendez-vous le résultat de la contre-analyse ?

- Igor GG : Nous ne savons pas. Nous sommes en attente. Notre travail est de tenter de démontrer que Mikel est innocent. Nous en sommes convaincus et tout ce que nous savons nous mène à penser cela. Mais nous avons déjà été jugés et ça c’est très dur.

- ECD : Les sponsors vous ont confirmé leur soutien ?

- Igor GG : Nous avons reçu tout leur soutien. D’Euskaltel et des institutions. Total. Ils ont confiance.

- ECD : Samedi prochain la Vuelta démarrera. Quel Euskaltel verrons-nous ? Motivé ou abattu ?

- Igor GG : Motivé. Notre objectif est de gagner la Vuelta avec Samuel (Sanchez). Nous sommes conscients que nous ne sommes pas une équipe qui peut contrôler la course, aussi, nous devrons mettre à profit les situations.

- ECD : Les autres coureurs souffre quand 2 co-équipiers sont contrôlés positifs ?

- Igor GG : Oui. Mais quand tout cela a eu lieu, l’équipe a réagi et 3 victoires sont arrivées, celles de Koldo (Fernandez de Larrea) à Getxo et à Burgos, et celle d’Igor (Anton) à Urkiola. L’équipe s’est relevée. Les coureurs ont senti que c’était le moment de réagir. Urkiola a été très important pour nous. Nous savons que le processus d’un cas de dopage est long et que ça donne du temps pour entendre beaucoup de mensonges. C’est normal que l’équipe soit inquiète, mais pas démotivée.

- ECD : Très souvent dans le cyclisme, la malchance de l’un fait le bonheur de ses rivaux.

- Igor GG : Oui, c’est comme ça. Ici quand il y a un problème, on te juge et on te montre comme si tu étais coupable. Dans le cyclisme il faut prouver qu’on est innocent.

- ECD : Comment dit-on aux coureurs qu’un membre de l’équipe a été contrôlé positif ?

- Igor GG : Tu le dis, sans plus. Tu leur demande à chacun d’être conscients de ce qu’ils font. Quand tu es sur une course comme le Tour, on ressent une grosse baisse du moral, mais ensuite les coureurs réagissent. Le Tour va si vite qu’il ne te laisse pas le temps de penser.

- ECD : Maintenant, c’est la Vuelta avec Samuel, le grand pari de la saison pour Euskaltel.

- Igor GG : Notre équipe a beaucoup de mal à courir pour un leader. Si Samuel avait été au Tour, nous aurions perdu ce côté équipe combative. Samuel est un gagneur et il ne nous aurait pas laissé de liberté pour attaquer. C’est pour ça que nous avons décidé que cette année il n’irait qu’à la Vuelta. Il a déjà été 3e. Et il a l’âge pour faire le grand saut. Je crois que c’est son moment, qu’il peut gagner la Vuelta.

- ECD : Il arrivera frais.

- Igor GG : Il a tout pour gagner. Et il y va avec l’expérience des erreurs qu’il a commise quand il a terminé 3e de la Vuelta. Il les a déjà éliminées. Mais de toute façon, ne pas gagner la Vuelta ne serait pas une catastrophe. Être à nouveau 3e serait aussi un exploit.

- ECD : En quoi Samuel s’est-il amélioré ?

- Igor GG : En confiance, en expérience. Il a deux ans de plus que quand il a terminé 3e.

- ECD : Et Igor Anton ?

- Igor GG : Au Tour les choses ne se sont pas bien passées. C’est un coureur qui se donne à fond. Maintenant il a des doutes, mais je crois qu’il sera le coureur qui aidera le plus Samuel.

- ECD : Ce rôle de gregario lui enlèvera la pression.

- Igor GG : Exact. En plus, la Vuelta est différente du Tour. C’est moins stressant. Je suis convaincu qu’Igor va très bien marcher.

- ECD : Qui sont les favoris ?

- Igor GG : Valverde et Samuel, qui arriveront frais parce qu’il n’ont pas fait le Tour. Basso, parce que c’est une Vuelta très dure et que ça lui va bien. Evans, pour sa qualité. Gesink, pour sa jeunesse. Il y a Mosquera. Et sûrement qu’un des frères Schleck viendra faire quelque chose. Au départ, personne ne devait venir à la Vuelta, et finallement, il y a des favoris partout.

- ECD : La Vuelta veut revenir au mois d’avril. Qu’en penses-tu ?

- Igor GG : C’est mieux. La saison est très longue. Quand les coureurs terminent une course comme le Tour, c’est difficile de les motiver. En avril, la Vuelta bougerait plus, elle serait plus disputée.

- ECD : Tu disais que ce serait une édition très dure, même s’il n’y a ni Pyrénées, ni Asturias.

- Igor GG : Le début en Hollande sera très nerveux, à cause des routes que nous connaissons. La vraie course commencera à Murcia. A Aitana on verra qui ne gagnera pas. Et en Andalousie c’est le plus difficile. C’est un tracé différent. Il est bien, mais il reste la question de savoir comment répondra le public. Dans ces zones il n’y a pas autant d’amour du cyclisme.

- ECD : Quand on parle de crise du cyclisme, ne serait-il pas plus correct de parler de crise du cyclisme espagnol ?

- Igor GG : Si. En France une nouvelle équipe vient de sortir. L’Italie continue bien. Par contre, la seule équipe espagnole de l’UCI ProTour, c’est Euskaltel Euskadi. Si elle disparaissait, il n’y en aurait plus. C’est une situation à analyser. Il faut réfléchir si toutes les mesures qui ont été prises ont bénéficié ou non au cyclisme espagnol.

- ECD : Et il n’y a pas de risque qu’Euskaltel baisse le rideau.

- Igor GG : Non. Comme le dit Miguel (Madariaga, manager de l’équipe orange), cette équipe n’a pas de date de péremption.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreodigital.com


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