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Egoi Martinez : "Je vois Samuel Sanchez gagner la Vuelta 2009"

mercredi 26 août 2009

Alors que l’équipe orange avait rendez-vous aujourd’hui à 12h15 à l’aéroport de Bilbao, pour s’envoler vers la Hollande, point de départ de la Vuelta 2009, Egoi Martinez répond à deux interviews sur cette épreuve de 3 semaines.


- Gara : Comment arrives-tu à la Vuelta ?

- Egoi : Et bien en fait, c’est l’inconnue. Je fais une saison longue et très dure, au cours de laquelle le Tour surtout a été très dur, mais nous verrons. Ces 3 dernières semaines, j’ai fait attention et je suis bien au niveau du poids, mais j’espère que la première semaine de la Vuelta sera tranquille pour voir si je peux être bien ou si le corps n’en peut plus.

- Diario de Noticias de Navarra (DNN) : Après un grand Tour, la Vuelta sera abordée avec plus de tranquillité.

- Egoi : Avec tranquillité entre guillemets, parce que c’est la course de Samuel. Il a des chances de se battre pour la victoire finale, c’est son objectif et il y aura beaucoup de travail. Nous partons avec une idée très différente de ce que nous faisons dans les autres courses, parce que nous sommes complètement limités à travailler pour Samuel, il n’y aura pas de possibilité d’aller dans les échappées ou de lutter pour tes propres objectifs. J’arrive avec la tranquillité d’avoir fait un bon Tour et une bonne année, mais aussi avec la petite pression de devoir être à la hauteur s’il faut répondre.

- DNN : C’est difficile de s’adapter une façon de courir si différente ?

- Egoi : Moi, je l’ai déjà vécu pendant deux ans chez Discovery, où on courait comme nous allons courir aujourd’hui chez Euskaltel pour Samuel. Sûr que je ne serai pas surpris. L’important est d’être bien physiquement, parce qu’en ce moment même, je suis fatigué. J’ai eu du mal à récupérer. Après Donostia je me suis reposé et j’ai eu du mal à reprendre, même si je me suis pas mal entrainé. Maintenant, la Vuelta me trouvera très fatigué et avec l’inconnu de comment vais-je répondre.

- DNN : La reconduction de ton contrat a été une belle récompense qui te permettra d’aborder les courses avec moins de pression.

- Egoi : Pour l’instant, il n’y a rien de signé, mais il y a un accord, mais je ne suis pas non plus inquiet pour mon futur. Quand les choses se passent bien, tu sais qu’il y aura du travail.

- DNN : C’est dommage que le travail de l’équipe sur le Tour ait été assombri par le contrôle positif de Mikel Astarloza.

- Egoi : C’est une nouvelle qui nous a fichu un coup terrible et tant qu’on n’a pas le résultat de la contre-analyse, nous attendrons que ça se règle. Mais nous savons que c’est difficile, parce que normalement, les cas positifs sont confirmés. En ce moment même nous avons le moral très atteint et nous avons besoin de changer ça pour aller à la Vuelta. Seule la course peut me sortir du mauvais moment que nous passons.

- Gara : Comment s’est passé la préparation après avoir terminé le Tour ?

- Egoi : Il n’y a pas eu beaucoup de temps, ni pour se préparer, ni pour se reposer. Après la Clasica de Donostia, nous avons récupéré une semaine pour ensuite revenir aux entrainements. Mais ceux-ci ne pouvaient pas être très longs ni trop durs, il faut se rendre compte que nous sortions d’un Tour qui a été dur. Ainsi, du fait de ne pas pouvoir trop s’entrainer, il fallait être en permanence vigilant sur le poids. Ca n’a pas été facile, en réalité.

- Gara : Comment vois-tu le parcours novateur de cette Vuelta 2009 qui est sur le point de commencer ?

- Egoi : Très différente de celle de l’année dernière. En 2008, nous devions être aux côtés d’Igor Anton, mais nous avions une certaine liberté pour chercher notre propre gloire. Ainsi, par exemple, j’ai pu prendre l’échappée grâce à laquelle j’ai été leader pendant quelques jours. Cette année, tout change et l’équipe doit être collectivement autour de Samuel Sanchez qui est déjà dans un bon moment de forme et dont on espère qu’il sera encore meilleur. Ce qui se passe, c’est que la Vuelta va être très très dure. Excessivement dure à mon goût. Trop dur pour le moment de l’année où nous sommes. Quand tu vois les routes qu’il y a dans les premières étapes, entre un jour où il y aura des pavés, un autre où il y aura des côtes... Il va y avoir, dans les premières étapes, beaucoup de tension qu’il n’y avait pas les autres années sur la Vuelta et ça commencera à faire des dégâts. Ca ne va pas être comme sur le dernier Tour, où on voyait que le vainqueur final allait sortir des étapes des Alpes. Cette année, la Vuelta exigera beaucoup de régularité à ceux qui jouent le général, et, du coup, il y aura beaucoup de place pour des retournement du classement général.

- DNN : Tous les organisateurs tentent de proposer de grandes nouveautés dans leurs parcours.

- Egoi : Mais ce Tour, par exemple, a été moins dur. La dureté du Tour ne venait pas du parcours, celle de la Vuelta oui. Je ne sais pas ce qu’on a voulu organiser, mais septembre c’est septembre. Certains arriveront frais, mais nous qui arrivons fatigués de l’année et d’avoir couru le Tour, je crois qu’on va avoir du mal.

- Gara : Quels souvenirs as-tu d’avoir été leader en 2008 ?

- Egoi : Ca a été quelque chose de très beau. Nous avions plus de possibilités de sortir et nous en avons profité. Cette année, nous devrons nous freiner pour que la troisième semaine ne soit pas trop longue.

- Gara : Tu vois Samuel Sanchez capable de gagner la Vuelta ?

- Egoi : Oui, et de loin. Je sais qu’il l’a préparée consciencieusement et il sera devant. Mais en plus, je le vois en vainqueur.

- Gara : Quels sont les autres candidats ?

- Egoi : Je crois que la Vuelta se jouera entre Samuel, Valverde et Ivan Basso. L’absence de Contador, d’Armstrong ou de Sastre fera que la course sera différente du Tour, mais je ne crois pas que d’autres soient en mesure de gagner.

- Gara : Pas non plus les frères Schleck ?

- Egoi : Les frères Schleck ont le Mondial en tête. Cette année, le Mondial sera une course très dure, pensée pour les grimpeurs, aussi, je pense qu’il courront deux semaines et qu’ils se retireront, ou s’ils terminent la Vuelta, il le feront en pensant plus au Mondial qu’au général. Ils ont déjà donné le meilleur d’eux-même pendant le Tour, et être aussi à fond sur deux tours de 3 semaines c’est vraiment très difficile.

- Gara : Où crois-tu que se décidera la Vuelta ?

- Egoi : Et bien... dans n’importe quelle étape. A la différence des autres années, cette fois la Vuelta part de hollande et, même si pour l’instant nous ne l’avons pas reconnu -je suppose que nous verrons ces étapes sur le terrain- nous savons qu’une part du parcours est le même que celui de la Flèche Wallone, Liège Bastogne Liège ou de l’Amstel, aussi, ça ne manquera ni de secteurs pavés, ni de côtes avec de forts pourcentages... En plus du fait que ce sera les étapes les plus longues. D’autre part, même si cette Vuelta n’a pas de longs chrono, on pourra y faire aussi des écarts et, par rapport à la montagne, il n’y aura pas de trêve de l’entrée à Valencia -Aitana, Xorret de Cati...- jusqu’à la sortie d’Andalousie. Il y a beaucoup d’endroits, aussi il se peut que tu perdes 20 secondes aujourd’hui pour en récupérer 10 demain, et ainsi de suite... le parcours, le calendrier... l’épreuve elle-même est propice aux grands retournements du classement d’un jour à l’autre.

- Gara : Mais avant tout, tu penses que la Vuelta avantage les grands grimpeurs ?

- Egoi : Il n’y a pas de grands contre la montre. Les deux ont un parcours de moins de 30 km, mais ça ne veut pas dire qu’on pourra être mauvais là. Pour espérer gagner cette Vuelta, il faut bien marcher sur tous les types de terrain et être très régulier. Et à cette époque de l’année, qui peut être régulier ? Une fois Contador... s’il y était... Basso sait être régulier... mais je vois Samuel avec de grandes chances.

- Gara : Samuel Sanchez déclarait hier qu’il arrivera bien, mais un peu court. Il sera à l’heure pour les étapes les plus dures ?

- Egoi : Sans aucun doute. En le connaissant comme nous le connaissons, nous savons qu’il s’est bien préparé et que les étapes de la première semaine lui conviendront bien pour se mettre en pleine forme.

- Gara : Le gros de l’équipe Euskaltel Euskadi était au Tour. Comment ferez-vous pour durer pendant 3 semaines ?

- Egoi : Avec le temps je me suis convaincu du rôle important que joue le mental. Avant je pensais que le physique était le seul à déterminer que tu sois devant ou pas. Aujourd’hui, je vois que non. Souvent on dit que l’équipe du leader marche très bien ou qu’elle est la meilleure, mais c’est que le fait d’avoir à défendre le maillot te donne une motivation supplémentaire qui t’aide à souffrir, qui te fait t’accrocher. C’est pour ça que c’est si important pour Samuel d’avoir une équipe autour de lui. S’il est leader, nous devrons savoir souffrir pendant la 3e semaine, surtout dans ces étapes qui vont de La Pandera jusqu’à la Sierra de Madrid, où l’équipe aura beaucoup de choses à dire.

- DNN : Et après la Vuelta, du repos. Il te tarde déjà.

- Egoi : Plus que jamais. J’ai démarré la saison très fort, j’ai fait un très bon Tour et le corps se relâche un peu. Et ça, ajouté à la nouvelle de Mikel (Astarloza), ça a fait que ça a été très compliqué pour moi de m’entrainer en août.

Traduit de deux articles en espagnol parus sur gara.net et sur noticiasdenavarra.com


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