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Romain Sicard : "L’an prochain ça sera un autre pallier, un autre niveau"

samedi 15 août 2009

À seulement 21 ans, Romain Sicard va devenir le deuxième coureur d’Iparralde à intégrer la formation Euskaltel – Euskadi. Passé professionnel l’an dernier dans les rangs d’Orbéa, il va connaître les plus grandes courses cyclistes mais il garde bien en tête que ça ne sera pas facile. Interview.


- Cyclism’Actu (CA) : Romain, tout d’abord félicitation pour cette belle première partie de saison, d’ailleurs quel bilan en tirez-vous ?

- Romain : C’est un bilan satisfaisant étant donné que c’est ma première saison chez les professionnels. Je ne pensais pas avoir des résultats dès la première saison, je souhaitais surtout apprendre et acquérir de l’expérience. J’ai pris pas mal d’initiatives en me glissant dans les échappées, et j’ai eu pas mal de réussite.

- CA : Êtes-vous particulièrement fier de vos deux succès cette année, c’est-à-dire sur la Subida al Naranco et lors de l’arrivée au Plateau de Beille sur la Ronde de l’Isard ?

- Romain : Ah oui bien sûr, surtout que c’est deux victoires assez différentes. Sur la Subida al Narenco je ne m’y attendais pas du tout. J’ai réussi à me glisser dans l’échappée qui est allée au bout. Sur le plateau de Beille j’étais assez déçu car j’étais venu pour faire un résultat au général de cette Ronde de l’Isard. J’étais déjà venu l’année d’avant et j’avais fait un bon classement général. La veille de cette victoire, lors de la première arrivée en altitude, j’ai eu une défaillance. J’étais un peu déçu et je devais donc réagir par rapport à ça. Je n’avais plus rien à perdre, j’ai attaqué dès le pied de l’ascension et avec de la réussite ça a marché.

- CA : À seulement 20 ans, vous quittez la France et le GSC Blagnac pour vous engager dans une équipe continentale espagnole, la formation Orbéa, véritable antichambre de la formation Euskaltel - Euskadi. L’an prochain vous allez courir pour la formation mère, était-ce votre objectif en quittant la France ?

- Romain : Dans un premier temps, c’est eux qui m’on proposé d’intégrer la fondation d’Euskaltel qui regroupe trois équipes : une équipe amateur, Naturgas Energía, une Continentale Pro, Orbéa, et une Pro Tour, Euskaltel - Euskadi. C’est une équipe qui travaille essentiellement sur les jeunes et ce qui les intéressait c’était d’ouvrir une porte au cyclisme basco-français. Le fait que ce soit une structure basque, comme j’ai toujours vécu là-bas, c’est toujours intéressant de pouvoir rentrer chez soi. C’est vrai que tous ceux qui rejoignent Orbéa ont quand même envi d’aller un peu plus haut, mais moi pour ma première année je ne pensais qu’à apprendre et cette équipe est avant tout formatrice. Je ne m’y attendais pas forcément au bout d’un an, je pensais qu’ils allaient me laisser mûrir petit à petit.

- CA : 15 ans après Thierry Elissalde, vous allez être seulement le deuxième basco-français à rejoindre la formation Euskaltel - Euskadi. Que ressentez-vous ?

- Romain : Je suis content qu’ils ouvrent leurs portes au cyclisme basco-français car jusqu’à présent il manquait des coureurs. Mais ce cyclisme est en train d’évoluer. Il y a des clubs comme Bayonne qui développent des équipes de cyclisme dont il commence à y avoir de plus en plus de bons coureurs. L’objectif est maintenant de donner une bonne image du cyclisme basque français et d’un autre coté, c’est de faire découvrir tout l’engouement qu’il y a pour le cyclisme au pays basque français.

- CA : L’an prochain, avec le programme d’équipe Pro Tour, avez-vous conscience que le plus dur reste à faire, c’est-à-dire de confirmer ?

- Romain : C’est sûr, mais il me reste encore beaucoup à apprendre et à progresser. J’ai bien conscience que l’an prochain ça sera un autre pallier, un autre niveau. Je vais y aller avec le même ordre d’idée que j’ai commencé ma saison cette année, c’est-à-dire, avant tout apprendre, prendre des initiatives, prendre le temps de progresser et ne pas brûler les étapes.

- CA : Justement, n’avez-vous pas trop peur de gravir les échelons un peu trop vite ?

- Romain : C’est sûr que ça va vite mais je sais qu’au niveau de la fondation ils nous laissent pas mal de tranquillité pour évoluer. Ils savent qu’on est jeune, ils nous ont vu évoluer et ils nous laissent le temps d’apprendre. Je vais découvrir un autre niveau où ça ne sera pas facile tous les jours. Il faudra être patient et continuer à travailler dur à l’entraînement et en course.

- CA : Qu’est-ce que les récents contrôles positifs de Mikel Astarloza et d’Inigo Landaluze, deux coureurs de votre future formation, vous font-ils évoquer ?

- Romain : Franchement, je suis assez loin de tout ça. En ce qui concerne Inigo Landaluze, il a avoué tout de suite mais pour Mikel Astarloza on peut lui accorder le bénéfice du doute puisque l’on attend la contre expertise. On verra comment évoluent les choses.

- CA : Il y a un mois et demi, on vous a vu prendre part à votre premier championnat de France élite. Étant logiquement le seul représentant de votre équipe, ne vous sentiez-vous pas un peu seul ?

- Romain : C’est vrai que c’était un peu spécial de se retrouver sans aucun équipier sur cette course. C’est toujours plus difficile quand on est seul. Ça fait bizarre quand on va sur la ligne de départ mais on s’y fait ensuite. Je m’étais fixé deux objectifs, soit me glisser dans l’échappée matinale mais c’est partis vraiment trop fort et je n’en avais pas les moyens, soit de finir cette course car c’était une distance que je ne connaissais pas avant. Je voulais savoir comment sont les sensations après les 220 km.

- CA : En attendant d’intégrer votre nouvelle formation, quels sont vos objectifs pour cette fin de saison ?

- Romain : Le programme du mois d’août est assez léger, en septembre il sera un peu plus complet. Alors j’aurais pour objectif de bien figurer sur les courses à venir. La philosophie de l’équipe n’est pas de courir beaucoup mais d’être compétitif sur chaque course. Lorsque l’on est jeune il est difficile de se fixer des objectifs en tant que résultats, mais j’espère être le plus compétitif possible.

- CA : Le tour de France vient de se terminer, cette plus grande course du monde vous fait elle rêver ?

- Romain : Oui bien sûr, c’est le rêve de tous cycliste. Mais le chemin est très long, il me faudra d’abord découvrir les courses professionnels et après il n’y a que 9 coureurs d’une équipe cette course alors c’est vraiment très dur d’y participer. D’abord il faut essayer de progresser petit à petit et après on verra si se présente un jour l’opportunité d’y participer ou pas.

- CA : Vous avez été champion de France élite de Scratch en vélodrome, vous avez remporté cette année sur la Ronde de l’Isard l’étape arrivant au Plateau de Beille, alors pouvez-vous nous éclairer sur le style de coureur que vous êtes ?

- Romain : Je ne sais pas trop encore. Déjà, je ne suis pas sprinter, mais plus un rouleur/grimpeur. J’essai de ne pas trop me donner dans une spécialité mais plutôt de m’améliorer dans chaque domaines dès que j’en ai l’occasion. C’est vrai que la piste, que je pratique depuis tout jeune, m’a apporté beaucoup de choses complémentaires avec la route comme le punch, se placer dans un peloton, les contres la montre et le sprint même si je ne serais jamais un grand sprinter. J’apprécie particulièrement les courses à étapes et les classiques. Je préfère la haute montagne plutôt que les bosses courtes où il faut de l’explosivité. Ce sont les cols longs où l’effort est prolongé que je préfère.

- CA : Et avez-vous définitivement tiré un trait sur la piste ?

- Romain : Cette année je n’ai pas pu en faire étant donné que le calendrier sur route est assez complet et de plus les championnats de France se sont déroulés en Guadeloupe. Pour les prochaines années je ne sais pas mais ça risque d’être difficile. Cependant, à plus long terme je ne tire pas un trait définitif. J’ai envie d’en refaire encore et j’y reviendrais forcément un jour.

Article paru sur cyclismactu.net


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