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Bilan du Tour 2009 : "Avec la victoire d’étape, nous atteignons notre objectif et l’équipe obtient la note maximale"

dimanche 26 juillet 2009

Igor Gonzalez de Galdeano et Miguel Madariaga, responsables de l’équipe Euskaltel-Euskadi, font le bilan à l’issue du Tour de France et évoquent l’avenir où Miguel Madariaga cèdera plus de responsabilités à Igor Gonzalez de Galdeano.


- Gara : Quel bilan faites-vous du Tour ?

- Igor : Avec le travail qui a était réalisé, c’était déjà remarquable, et avec la victoire d’étape, c’est parfait. Le classement général n’était pas important parce que l’équipe a été de nombreuses fois dans les 10 premiers et même dans les 5. Ca a été volontaire d’oublier le général et ça a fait en sorte que l’équipe mette toutes ses forces pour gagner une étape. Le général n’était pas l’objectif, même si ce serait extraordinaire de finir parmi les 10. Mais seulement avec ça, nous serions passés à côté de l’objectif. Ca faisait 6 ans que nous n’avions pas gagné d’étape et ça a été une leçon pour moi. Il n’est pas facile de gagner ici et les coureurs doivent donner leur meilleur niveau.

- Miguel : Les journalistes qui êtes sur le Tour, vous pouvez beaucoup nous aider, pas notre équipe seulement, mais tous, en montrant aux supporters comment il est difficile de gagner une étape ici, et ce que coûte le fait de faire un Tour comme celui que nous avons fait, jour après jour. Igor a expliqué aux coureurs qu’ils devaient donner le maximum, parce que lui a fait un Tour et il sait comment ça se passe à l’intérieur et à l’extérieur. Nous avons fait un grand Tour, mais nous devions obtenir cette victoire pour pouvoir vraiment le dire. Nous aurions pu faire un très grand Tour avec une seconde place, deux troisièmes et trois cinquièmes, ce que nous avons fait, mais si on ne gagne pas... Maintenant, nous pouvons dire que c’est un grand Tour.

- Igor : Parce que tu peux dire c’est parfait quand tu as remporté une étape. A nouveau, nous avons ému les gens, l’équipe a marché très fort... mais les coureurs doivent être conscients que rien ne sert d’être bien. Il faut gagner, ne pas se résigner.

- Miguel : Parce qu’il y a des équipes avec le double de budget qui sont passées inaperçues sur le Tour, comme Quick-Step. Le Tour est compliqué. Et les autres équipes ont toute la mer pour pêcher et nous , un tout petit ruisseau. Bon, mais petit. En plus, il y en as d’autres qui mettent la main dans le ruisseau et qui prennent des gros poissons. Il fat vivre avec et arriver là où nous sommes...

- Igor : Parfois, tu fonces droit devant et tu gagnes et d’autres fois, tu es plus rusé et tu rates. Mais nous ne pouvons pas demander plus sur ce Tour.

- Miguel : Les personnes qui connaissent la philosophie de cette équipe, de courir seulement avec des coureurs basques ou formés en Euskadi, sont émues. Les français s’enthousiasment pour nous, parce que ce qui leur plait c’est qu’on lutte. Nous avons l’image d’une équipe combative, nous avons été dans toutes les échappées et le nom de Mikel Astarloza a été l’un des plus cités et ça, pour nous, c’est extrêmement important.

- Igor : En plus, nous avons tenté de gagner la montagne avec Egoi, mais nous sommes tombés sur un grand Pellizotti. Et c’est qu’ici il y a les meilleurs. Dans une échappée, il n’y a pas de coureur qu’on ne connait pas. Tous ont un grand palmarès. Et nous avons été parfait, alors que Samuel n’était pas là. Parce que nous sommes nés pour le Tour, mais le calendrier est plus vaste. Cette année, à 32 ans, Samuel a la possibilité de gagner la Vuelta a España et de disputer le Mondial. Et vu notre façon de courir, c’est important qu’il n’y ait pas Samuel. Nous ne gênons personne, notre seule lutte était celle de la montagne, et Liquigas a roulé pour ça. En étant avec Samuel, c’est un homme important et l’année dernière il n’a pas été très contrôlé, parce que les gens ne croyaient pas en lui. L’année prochaine, il reviendra peut-être...

- Gara : Dans le futur, vous allez vous baser sur l’équipe actuelle ?

- Igor : Nous ne connaissons pas les coureurs sans contrat qui pourraient signer pour l’année prochaine.

- Miguel : Les piliers de cette équipe et de la Fondacion sont forts, parce que sinon, 16 ans ne se font pas comme ça, mais ça ne nous fera pas de mal de nous renforcer. Je n’ai pas d’informations de coureurs qui terminent leur contrat et qui pourraient être accessibles. Mais il faut donner notre confiance à la jeunesse. Pour l’instant, Romain Sicard passera d’Orbea à Euskaltel Euskadi, c’est un gagneur. Nous verrons si nous pouvons bien le former. Au retour du Tour, nous commencerons à analyser les coureurs qui sont dans le deuxième cycle. On leur donne toutes les chances de montrer qu’ils ont leur place dans l’équipe. Il y a des coureurs qui ne se rendent pas compte qu’ils sont au bon endroit. Ils pensent que c’est à vie, mais s’ils ne mettent pas un peu plus du leur, les choses vont changer. Il y en a qui doivent se réveiller et vite.

- Igor : Il faut changer et gagner. Cette année, nous obtenons 10 secondes places, c’est un pas en avant, mais il manque un dernier pas et on ne peut pas attendre éternellement. Il faut le faire. Un coureur ne peut pas se contenter de bien courir, c’est la maladie des coureurs, qui se contentent de ça. Nous devons être plus ambitieux, surtout quand on marche comme nous marchons.

- Miguel : Nous n’avons pas de gagneurs. Nous avons de grands coureurs, mais comme gagneur, nous avons seulement Samuel et un autre, Igor Anton, qui le sera quand il sera bien. En ce moment, la crise du cyclisme basque vient de la base. On n’y a pas fait attention dans les années précédentes, nous avons tenté de reprendre à la base et d’ici deux ou trois ans il devrait y avoir une bonne fournée. Quand je me suis intéressé à la base, j’ai été inquiet de voir comment ça allait mal. J’ai fait quelques déclarations à ce sujet et l’UCI m’a informé qu’une dénonciation de mes propos avait été déposée et que je devais répondre. J’ai envoyé une lettre où je disais que j’assumais mes paroles, que je pouvais démontrer ce que je disais et que j’attendais qu’ils m’appellent. Il m’ont dit que ceux qui avaient porté plainte n’avaient apporté aucune preuve et ils m’ont présenté des excuses. 9a, ça ne se passe que chez nous, parce que nous vivons tous en un petit territoire, nous arrosons tous avec la même eau et on essaie de se marcher sur le tuyau les eux les autres, on marche surtout sur le mien.

- Gara : Miguel Madariaga a annoncé qu’il va laisser la place à la tête de l’équipe à Igor Gonzalez de Galdeano, à la fin de l’année ?

- Miguel : Ce sera un changement de fonctions. Igor sera au pied du canon, et moi, je serai le président de la Fondation et je m’occuperai de la base, de l’équipe continentale, et de l’école de cyclisme et de la salle pédagogique qui a besoin de changement. D’octobre à mai, 3400 enfants sont passés par ce cours. Il a pris un volume impressionnant et je dois lui dédier du temps et faire un changement.

- Igor : Moi, je crois qu’on se trompe. Cette équipe est celle de Miguel Madariaga, pas la mienne. Moi, je suis le gérant d’une entreprise et Miguel est le propriétaire. Il me laisse faire, mais que personne n’imagine que je serai le propriétaire de quelque chose qui a tant coûté pour exister.

- Miguel : Ma fonction sera de m’occuper du sponsoring de l’équipe et d’être avec les sponsors, mais sans être sur le Tour, tous les jours en première ligne. Igor prend la relève et nous allons continuer ainsi. Je dois déléguer et laisser la place. Je suis très fatigué parce que ça a pris une grande part de ma vie et j’ai laissé en chemin ce que je n’aurais pas du laisser. J’ai laissé ma vie pour l’équipe, pour la Fondation et pour le cyclisme et maintenant je dois baisser de régime, parce que je ne pourrai pas continuer longtemps ainsi.

- Igor : Ce qui est clair, c’est que sur le plan sportif, nous avons une très bonne relation et nous partageons tout. Il me laisse travailler librement, mais je répète que c’est l’équipe de Miguel et que c’est lui qui est au sommet de tout.

- Miguel : Pour 2011, seul Romain Sicard a un contrat et peut-être un néo-pro qui pourrait signer et que, si nous ne continuons pas, on pourra aider à trouver une autre équipe et si on n’y arrive pas, la Fondation pourra payer, mais pas pour les autres. Quand nous serons rentrés à la maison et que nous aurons les chiffres de ce que nous avons fait sur le Tour, je vais commencer à travailler. Nous avons besoin que le gouvernement basque continue à nous soutenir. Pour l’instant, le sponsoring est assuré jusqu’à la fin 2010, mais il n’est pas bien. Toutes les entreprises ont des problèmes à cause de la crise et nous sommes à un mauvais moment, mais il faut penser à reconduire le sponsoring et maintenant que je vais avoir plus de temps, je dois trouver de nouveaux soutiens. Nous n’allons pas trouver un autre allié comme ceux que nous avons avec Euskaltel et les institutions, mais ce que nous voulons, c’est leur donner plus d’espoir que ce qu’ils ont et voir comment on peut augmenter le sponsoring, parce que nous avons le même budget depuis 4 ans.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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