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Igor Anton : "Gagner une étape serait réaliser un rêve"

mardi 21 juillet 2009

Interview d’Igor Anton réalisée au cours de la deuxième journée de repos, avant de démarrer la troisième semaine du Tour de France.


- Gara : Comment se passe le Tour, après ta première participation où tu avais abandonné ?

- Igor : Cette année là, je me suis rendu-compte à quel point cette course est dure. Malgré cela, je pense que c’est quelque chose d’extraordinaire et je veux en prendre la mesure petit à petit. Cette année mon objectif est d’aller au bout et d’en découvrir tous les dessous, au jour le jour. En deux ans, je me suis amélioré, je suis mieux, mais pas tout à fait aussi bien que je voudrais.

- Gara : Tu te vois disputer le général dans le futur ?

- Igor : Dans le futur, je veux le préparer mieux que cette année. Suite à la chute de la Vuelta, le corps a du mal à retrouver la forme et il reste des séquelles de cette chute. Ca va se dissiper, mais oui, cette année j’ai eu du mal à retrouver la forme. Et dans le Tour ça s’accentue. Au moins, ça me servira pour prendre de l’expérience et savoir ce qui m’attend.

- Gara : A Verbier, tu as tourné la page d’un Tour difficile ?

- Igor : Dans le final du col, c’est là que je me suis senti bien, je pouvais souffrir. A Arcalis, le corps ne me l’a pas permis et dans d’autres étapes c’était impossible et j’ai n’ai pas été capable d’être à la hauteur, à Verbier je me suis senti bien. Mais c’est le Tour et on ressent la tension et les dégâts qu’il fait. Rien que pour prendre une échappée, il faut se battre pendant deux heures. Au début de l’étape je me trouvais un peu juste et je croyais qu’à Verbier je ne pourrais pas être bien, mais finalement je suis content. Je ne pouvais pas être avec les meilleurs parce que je n’ai pas su arriver assez en forme, mais j’étais avec Nocentini et avec des coureurs qui marchent bien. Oui, j’ai tourné la page du mauvais départ. J’étais mal dans les Pyrénées parce qu’après les chute mon corps était très touché. Je n’étais pas bien, je ne pouvais pas souffrir. A Verbier j’ai pu souffrir et j’ai envie de continuer comme ça. Et il faut savoir qu’au cours du Tour, tourner une page comme ça est difficile, j’ai réussi à la faire.

- Gara : A partir d’aujourd’hui, arrivent 3 étapes où tu es un espoir pour Euskaltel ?

- Igor : Le final qui me convient le mieux est celui du Ventoux, après quelques étapes au cours desquelles le général sera mieux défini, il se peut que ce jour là l’échappée aille au bout. Mais pour entrer dans l’échappée, c’est très compliqué. Aujourd’hui, nous avons une grosse étape, les deux cols à monter sont très durs et l’étape de mercredi sera l’étape reine. Nous allons tenter de mettre à profit les opportunités. Comme chaque jour, on verra en fonction des sensations. Peut-être qu’aujourd’hui je vais payer la journée de repos d’hier et, si je ne suis pas bien, je garderai des forces pour l’étape de demain, qui m’ira peut-être mieux. Pour aujourd’hui, j’ai quelques doutes.

- Gara : Tu comprends qu’on te regarde, parce que tu es celui qui gagne le plus chez Euskaltel parmi ceux qui sont là ?

- Igor : J’ai eu des moments où j’ai eu du nez pour remporter des victoires. Il n’y en a pas beaucoup non plus, mais celles que j’ai gagnées sont dans des bonnes courses et j’en suis content. En plus, la Suisse m’a toujours motivé et j’y ai réussi des choses. Mais au Tour, tu viens avec des espoirs et tu te rends compte que le niveau est supérieur. Ici on se bat même pour le dossard de la combativité. La dernière attaque de l’échappée c’est pour ce dossard. C’est pour ça que gagner une étape ici est compliqué, si j’y arrive ce serait réaliser un rêve.

- Gara : Ca pourrait être cette année ?

- Igor : J’ai besoin d’une arrivée au sommet comme à Verbier. J’ai le Mont Ventoux. Il y a peu de possibilités, mais c’est possible. Aujourd’hui et demain, la question n’est pas d’être grimpeur ou non. C’est une question de jambes. Celui qui sera bien et qui aura un bon moteur ce jour là, peut gagner, et ça peut être un grimpeur ou pas, comme on l’a vu avec Haussler le jour de Colmar.

- Gara : Tu es d’accord sur le fait qu’il ne manque qu’une victoire à l’équipe ?

- Igor : C’est la clé. Une victoire d’étape, même en ne faisant rien, sans te montrer dans les échappées, ni faire une bonne course, ça te valorise. Rien qu’avec une victoire tu fais ta saison, parce qu’une victoire dans le Tour c’est le top de ce que peut rechercher une équipe, à part quelques unes comme Astana qui va gagner la Tour.

- Gara : Et avec le fait que ton équipe a fait une bonne course...

- Igor : Personnellement, je n’apporte pas ce que je voudrais, mais nous avons Mikel, qui a très bien couru. On a Egoi qui, avec le maillot de la montagne nous a offert quelques journées brillantes. Et Txurruka, toujours aussi vaillant. Et les autres nous avons essayé. Ruben Perez est parti dans quelques échappées et le regret, c’est Koldo, qui a été éliminé sans avoir sprinté et qui peut-être était celui qui pouvait le plus apporter la victoire avec sa pointe de vitesse, même si avec Cavendish, c’était difficile.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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