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Tour de France : première journée de repos à Limoges

lundi 13 juillet 2009

Petit entrainement et grosse récupération à l’issue de la première semaine de course. Egoi Martinez profite de son maillot à pois. Déclarations de Gorka Verdugo, Igor Gonzalez de Galdeano, Egoi Martinez et Mikel Astarloza. Retour sur la marea naranja dans le Tourmalet.


Euskaltel Euskadi a profité du premier jour de repos du Tour de France à Limoges, point de départ de la 10e étape. Les coureurs ont réalisé un entrainement de 50 km avec l’objectif de reprendre des forces en vue de la suite de la course. Après la session de travail, repas, sieste et massage ont composé le menu de la journée. Une journée à laquelle Egoi Martinez est arrivé en tant que leader du classement de la montagne.

Classement de la montagne :

1. MARTINEZ Egoi EUSKALTEL - EUSKADI 78 pts
2. KERN Christophe COFIDIS 59 pts
3. PELLIZOTTI Franco LIQUIGAS 55 pts
8. ASTARLOZA Mikel EUSKALTEL - EUSKADI 38 pts
18. TXURRUKA Amets EUSKALTEL - EUSKADI 21 pts

Gorka Verdugo : Une journée un peu plus tranquille

Nous avons déjà passé 9 étapes, parmi elles les 3 des Pyrénées. Enfin, le premier jour de repos est arrivé, c’est ainsi que l’appelle le carnet de route du Tour. Pour un cycliste, le repos n’est pas du tout évident. C’est une façon de dire qu’il n’y a pas d’étape aujourd’hui, mais on est bien loin d’une journée de repos. Il faut continuer la routine de l’effort, il ne peut y avoir aucune interruption. L’organisme s’habitue très vite aux bonnes choses, il ne faut donc pas le laisse faire, il faut rester actif. Aussi, nous avons roulé 50 km sous une chaleur accablante.

Ces journées de "repos" ont toujours été dangereuses, aussi le directeur sportif a tout organisé. Petit déjeuner à 9h30, entrainement à 11h, repas à 13h30, sieste et massage. Ensuite, nous avons un petit moment pour nous jusqu’à l’heure du dîner. Il y a eu de célèbres cas de défaillances après une journée sans compétition. L’étape de demain n’est pas spécialement dangereuse, mais il vaut toujours mieux avoir le corps en alerte. C’est pour ça que le directeur sportif tenait tant à tout contrôler.

Nous faisons un bon Tour. Le maillot de la montagne d’Egoi a renforcé notre moral. Arriver à la journée de repos en étant leader de la montagne est important. Ca me réjouit qu’un co-équipier et ami ait ce privilège. Et si je suis sincère, ça m’aide un peu à porter ma peine. C’est un Tour très dur pour moi, avec beaucoup de travail, mais ces résultats te renforcent et te donnent de l’énergie. Nous verrons si nous le gardons jusqu’au bout.

Igor Gonzalez de Galdeano : Objectif atteint

Nous avons parcouru un peu moins de la moitié du Tour de France et nous avons atteint l’un des objectifs que nous nous étions fixés avant le départ pour Monaco. L’objectif officiel est de gagner une étape, ce qu’on n’a plus obtenu depuis 2003. Mais nous avions aussi un objectif interne. Lequel ? Remporter le maillot de la montagne, le maillot blanc à pois rouges, le maillot historique qui te distingue comme le meilleur grimpeur du Tour de France et t’apporte un prestige énorme. C’est sûr que nous ne pensions pas l’obtenir avec Egoi Martinez, notre atout était Igor Anton. Mais c’est la course qui a placé le navarrais à cette place privilégiée, grâce à sa combativité, ses efforts et sa constance. L’équipe s’est concentrée sur ce but, et dans l’Aspin et le Tourmalet, nous avons vu un Amets Txurruka immense.

Aujourd’hui, c’est la journée de repos et de réflexion. Nous sommes dans un hôtel tranquille de Limoges et il faut reprendre des forces dont nous aurons besoin plus tard. Je pense que nous sommes en train de réaliser une grande course et plus encore que ce qu’on peut attendre de nous. Notre exigence reste la victoire d’étape. Avec l’enthousiasme que nous avons montré en course, ça doit arriver, tôt ou tard. Les cyclistes sont motivés et ils sont conscients de leur responsabilité.

Le Tour sort des Pyrénées très ouvert, mais Astana l’étrangle. Il n’ont pas dépensé plus de forces que nécessaire et ils ont 4 hommes parmi les 6 premiers du général, ce n’est pas mal... Rinaldo Nocentini porte le maillot jaune, mais le patron de la course, c’est Astana et c’est cette équipe qui mènera le bal jusqu’à la fin. Sauf énorme surprise, je ne vois personne qui puisse les affronter, ils montrent une grande solidité.

Igor González de Galdeano : "Bilan positif"

"Nous avons parcouru 9 étapes et je fais un bilan positif de ce que nous avons obtenu jusqu’ici. L’objectif est de gagner une étape, mais prendre le maillot de la montagne est un prix important et il faut l’apprécier à sa juste valeur. Egoi est un cycliste très courageux et, grâce à sa constance et au soutien de l’équipe, qui s’est dévouée, il a réussi à prendre le maillot. Le groupe est motivé et l’espoir de remporter une étape avant la fin est inamovible. Nous savons que c’est difficile, mais nous avons des coureurs en bonne forme".

Egoi Martinez : "Cette nuit, j’ai très bien dormi"

Egoi Martinez, qui hier, a pris le maillot de la montagne du Tour de France, reconnait que cette nuit, il a "très bien dormi". Je me suis couché content d’avoir pris le maillot de meilleur grimpeur, une récompense qui au Tour de France a une longue Histoire et qui nous a demandé beaucoup d’efforts pour l’obtenir. Ca fait qu’aujourd’hui est un très beau jour et je veux en profiter, tant personnellement qu’avec mes co-équipiers". Toutefois, Egoi sait qu’il "sera difficile de le garder jusqu’à la fin", vu que "les étapes des Alpes décideront du Tour et les favoris vont attaquer. Il y aura toujours un coureur qui court pour le général et qui marque des points dans les grands cols. Je devrai poursuivre la tactique que j’ai suivie dans les Pyrénées, partir dans des échappées et accumuler les points. Certains jours il faudra faire la course et d’autres il faudra lever le pied, on ne peut pas être partout. Ce qui est clair, c’est que je vais devoir être très bien, le maillot à pois est un prix qu’il faut gagner à la pédale", précise Egoi Martinez.

Concernant la course de l’équipe orange, Egoi pense qu’ils "font preuve d’une très bonne attitude en course", mais il admet que "c’est difficile de gagner, même s’ils sont ambitieux et qu’ils cherchent la victoire. Avec notre philosophie, c’est peut-être plus dur de gagner des étapes, mais nous sommes toujours présents. Mikel Astarloza est bien placé au général et s’il a de bonnes jambes, il gagnera des places. Nous essaierons de conserver le maillot de la montagne et nous verrons si nous remportons une victoire d’étape. Nous devons aller pas à pas, voir comment se déroule la course et être intelligents", conclut le meilleur grimpeur de la Grande Boucle.

Mikel Astarloza : "Le maillot d’Egoi nous a donné le moral pour la suite du Tour"

Mikel Astarloza qui est classé 17e au général du Tour de France, déclarait aujourd’hui que "Le maillot d’Egoi nous a donné le moral pour la suite du Tour. Arriver à la journée de repos avec ce prix est très bien.

En ce qui le concerne, Mikel Astarloza "se sent bien", après sa "mauvaise journée" qu’il a subie "en route vers Arcalis, en raison des chutes de l’étape de Barcelone. Dans l’étape de Saint-Girons je me suis senti très bien et hier ça a été une journée tranquille où je n’ai pas eu à trop dépenser d’énergie". En ce qui concerne les étapes des Alpes, il penser "poursuivre la même stratégie", et il cherchera "grâce à une échappée, une victoire d’étape ou améliorer sa place au général". En plus, il est conscient qu’il ne peut pas "attendre jusqu’à la fin" et qu’il doit attaquer "par anticipation".

Explosion orange

Le Tour 2009 était tout près d’Euskadi hier. L’étape Saint-Gaudens - Tarbes avait été choisie par des dizaines de milliers de basques pour aller voir les plus importants coureurs du panorama international. Mais surtout les leurs. Euskaltel Euskadi a une fois de plus montré que c’est un phénomène de masse chez les basques en mobilisant cette année encore une incroyable masse humaine que tout le monde connait déjà sous le nom de "Marea Naranja". Le Tourmalet était hier peuplé de milliers de supporters vêtus du t-shirt orange, par les milliers d’Ikurriñas (drapeau basque) qui ondulaient au passage du peloton du Tour de France.

Dès le samedi, on pouvait deviner que cette année, la marea naranja allait être une des plus imposantes. Le beau temps et le fait que l’étape ait lieu un dimanche a motivé beaucoup plus de monde que ceux (déjà nombreux) qui viennent habituellement.

Fedrigo et Pelizzoti sont passés les premiers, mais le Tourmalet entier a rugi quand il a vu passer Egoi Martinez et Amets Txurruka dans le petit groupe de poursuite. Mikel Astarloza et Haimar Zubeldia (qui perdait contact avec le groupe des favoris dans les derniers kilomètres de l’ascension) ont eux aussi eu droit à une affection particulière. Enfin, Danilo Napolitano a, lui aussi, reçus de nombreux applaudissement. Il était le dernier à passer sur le col et beaucoup de supporters d’Euskaltel l’ont aidé, avec son accord, à faire les derniers kilomètres.

A l’heure de partir, des milliers de véhicules tentant de descendre par une route de montagne ne pouvait déboucher que sur un immense embouteillage, faisant qu’il était aussi rapide de descendre en voiture qu’à pied. Mais le jeu en valait la chandelle et les supporters basques ont fait leur adieux aux Pyrénées après une belle démonstration de mobilisation.

Portfolio

1e journée de repos Tour de France : Egoi et son maillot

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