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Koldo Fernandez de Larrea : "Ce que je ne veux pas, c’est aller au Tour pour m’y trainer"

mercredi 1er juillet 2009

Interview de Koldo à la veille du départ de l’équipe pour Monaco via Biarritz. Il fait le point sur son état physique, ses chances de gagner une étape. Ce sera son premier Tour et il a l’intention de bien y figurer.


- Diario de Noticias de Alava (DNA) : Ta présence au Tour a été un petit feuilleton ces derniers jours...

- Koldo : Moi, ça me faisait rêver d’aller au Tour, depuis qu’il y a un mois, Igor Gonzalez de Galdeano m’a demandé si je voulais y aller, mais au Tour de Suisse je ne me suis pas senti très bien et j’ai commencé à douter, parce que ce que je ne veux pas, c’est d’aller au Tour de France et ne pas bien marcher. A ce moment là, je lui ai dit que vu comment j’étais, je ne me voyais pas y aller.

- DNA : Et ton état de forme à beaucoup changé depuis le Tour de Suisse ?

- Koldo : En fait, après avoir bien récupéré et avoir continué à m’entrainer, je me suis senti beaucoup mieux, et après, aux Championnats d’Espagne, j’ai vu que le corps répondait correctement.

- DNA : C’était donc un problème plus psychologique que physique ?

- Koldo : Non, parce que je pensais déjà que je devais aller au Tour, mais finalement, dans le corps humain, 2 + 2 ne font pas toujours 4, et je ne sais pas si c’est parce que je m’étais beaucoup entrainé, mais en Suisse, avec le Tour dans la foulée, j’aurais du me battre avec Cavendish et Freire, mais j’étais assez loin d’un bon niveau.

- DNA : Tu as senti une certaine pression de l’équipe au moment de prendre une décision si importante ?

- Koldo : Mon équipe m’a laissé prendre ma décision tranquillement. Iles m’ont dit que les éléments mesurables, comme le poids, etc, étaient relativement bons et que mon corps répondait correctement. Mais ils m’ont toujours dit que la décision finale viendrait de moi, parce qu’y aller sans conviction aurait été une bêtise.

- DNA : De toute façon, ça doit être difficile de dire non quand on te propose de courir ton premier Tour de France.

- Koldo : C’est clair. Le Tour est la course la plus importante et j’y vais avec beaucoup d’envie de bien faire, mais il faut être conscient que là-bas les coureurs auront un très bon état de forme et ça ira très vite. Moi, ce que je voulais pas c’était d’aller au Tour pour m’y trainer, parce que c’est une épreuve que tout le monde voit et ne pas donner mon meilleur niveau serait un peu frustrant.

- DNA : Tu peux gagner une étape ou tu te contentera d’une course ?

- Koldo : Ce n’est jamais facile de gagner, même s’il s’agit de la course de ton village. Si j’ai le niveau que j’ai montré au début de la saison, comme à Algarve ou en Romandie, je crois qu’un jour je peux créer la surprise.

- DNA : Des hommes comme Cavendish et Freire seront les rivaux à battre pour un spécialiste du sprint comme toi. Il y en a un autre qui t’inquiète ?

- Koldo : Cavendish en ce moment est le numéro 1 dans les sprints et en plus il a la meilleure équipe pour les préparer, ce sera donc très difficile de le battre. Mais au Tour, en plus d’une occasion, on a vu l’un lancer le sprint sur la droite, et se retrouver enfermé et au final c’est un autre que personne n’attendait qui gagne. En plus de Cavendish et Freire il y a un bouquet assez fourni : Tyler Farrar de Garmin, Allan Davis, Benatti... Les rivaux ne manqueront pas.

- DNA : Ton directeur sportif a insisté plus que jamais sur l’impérieuse nécessité de gagner une étape. Trop de pression ?

- Koldo : Oui, il y a un peu de pression pour gagner une étape. L’équipe marche très bien mais nous remportons beaucoup de secondes et troisièmes places. Des victoires, nous n’en avons que 2 : la mienne à Algarve et celle de Samuel au Grand Prix de Llodio, et c’est un bilan peu vendeur. Ce qui compte ce sont les victoires que tu remportes, même si tu as très bien travaillé, et c’est pour ça que ce que nous voulons c’est en gagner une de plus pour que la saison ne soit pas si sombre.

- DNA : Gonzalez de Galdeano a aussi proposé de laisser un peu de côté le général parce que "cela fait que les gens reste sur leur réserve".

- Koldo : Je crois que nous avons une équipe avec des gens très forts pour prendre les échappées et puis nous avons Igor Anton qui, s’il a un bon jour en montagne, peut décrocher le pompon. Pour le général, sans le vouloir, Mikel Astarloza y sera sûrement. Il est très régulier et même s’il a du mal à gagner, il est toujours là, près.

- DNA : Tu as une étape spécialement marquée sur ton calendrier ?

- Koldo : J’ai regardé le parcours et je crois qu’avant les Pyrénées, il y a au moins 3 possibilités et après il y en a 4 autres où nous pouvons tenter quelque chose.

- DNA : Mais tu as sûrement déjà rêvé d’un sprint parfait qui te permet de monter sur le podium.

- Koldo : Chaque sprint est différent. Il se peut qu’un jour tu ais de bonnes jambes mais que tu sois enfermé, et le lendemain, sans avoir d’aussi bonnes jambes, tu prends la bonne roue, celle de Freire ou Cavendish, et tu as la possibilité de gagner. Au bout du compte, nous, les sprinters, nous avons beaucoup plus de possibilités que les autres pour disputer les étapes.

- DNA : Que penses-tu du tracé général de cette édition ?

- Koldo : Je crois qu’il est assez équilibré, il y a des étapes pour les sprinters, après il y a le contre la montre par équipe qui va faire des écarts entre les favoris, et en plus il y a la montagne. En même temps il n’y a pas beaucoup d’arrivée au sommet, mais il y a des lieux pour faire mal. Celui qui gagnera ce Tour devra être un coureur très complet, qu’il s’appelle Alberto Contador, Carlos Sastre, Denis Menchov ou Cadel Evans...

- DNA : Tu ne parles pas d’Armstrong.

- Koldo : (il réfléchit). Et bien, Armstrong nous a surpris, à moi et à pas mal de gens. D’abord en revenant à la compétition après 3 ans. Moi, quand il est revenu, j’ai pensé : voyons comment marche ce gamin, mais en voyant ce dont il a été capable sur le Giro, je m’attends à quelque chose.

- DNA : Tu ne crois pas qu’il va au moins contribuer à ce que cette édition génère plus de curiosité chez les supporters ?

- Koldo : Il attire beaucoup les projecteurs. C’est un gars qui crée la polémique, il a été capable de gagner 7 fois le Tour, mais maintenant son principal ennemi il l’a dans son équipe : Alberto Contador qui pour moi est le principal favori.

- DNA : Cette année, on retrouve le contre la montre par équipes. C’est quelque chose de bon ou de mauvais pour Euskaltel Euskadi ?

- Koldo : Nous, ce jour là on va partir avec très peu de pression, parce que nous ne sommes une équipe qui a l’habitude de nous battre pour la victoire dans les chronos par équipe, même si l’année dernière à la Vuelta a España, nous avons été seconds, mais c’était un tracé différent sur un chrono plus court que celui là. En plus il va y avoir des équipes plus puissantes que nous, comme Astana ou Rabobank.

- DNA : Qu’espères_tu trouver sur le Tour que tu n’a pas vécu au Giro ou à la Vuelta ?

- Koldo : De ce que m’ont dit mes co-équipiers, ce qu’il y a sur le Tour, c’est beaucoup de tension dès le kilomètre zéro et jusqu’à l’arrivée, en dehors de tout le cirque qui peut entourer la course. Dans d’autres courses tu es tranquille et tu vas du milieu à l’arrière du peloton, mais là, il semble que toutes les équipes veuillent être à l’avant et ça doit créer de la tension qui parfois provoque des chutes.

Traduit d’un article en espagnol paru sur noticiasdealava.com


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