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Juanjo Oroz : L’ambition de gagner une étape du Tour

dimanche 28 juin 2009

Interview de Juanjo Oroz à une semaine du départ du Tour de France : "Igor Gonzalez de Galdeano part avec l’idée de laisser la liberté aux coureurs pour gagner une étape, nous partons avec cette intention".


- Diario de Noticias de Navarra (DNN) : Comme tu as couru en Suisse, tu seras de ceux qui auront le moins de temps pour préparer le Tour.

- Juanjo : L’autre jour, je n’étais pas à l’entrainement de Derio, mais j’étais à celui que nous avons fait à Urbasa, pour tester le contre la montre, et j’ai transpiré un bon moment. Le chrono sera très technique et il sera important d’avoir de l’ordre au sein de l’équipe et de le maintenir pendant 40 km et c’est ça que nous avons essayé. Nous avons une équipe équilibrée et des fois, l’ordre est plus important que la force. Si le premier roule et que le dernier ne prend pas bien la roue, au troisième relais, celui qui est devant s’essouffle. Nous avons travaillé cela, et ça nous fait du bien.

- DNN : Tu as bien récupéré après les dernières courses ?

- Juanjo : Ca c’est la priorité, parce que le Tour de Suisse est une course très dure et il est très important de bien récupérer avant le Tour. Il semble que j’ai bien récupéré et ce week-end, je vais faire deux entrainements durs, de fond. Et la semaine qui vient je prendrai des forces. On sent qu’entre le Tour de Suisse et le Tour de France il y a moins de temps que par rapport au Dauphiné, mais ça m’a fait du bien de courir, parce que tous les entrainements les plus forts ne te mettent pas en forme.

- DNN : Comment t’es-tu senti sur le vélo ?

- Juanjo : En Suisse c’était ma première compétition et j’ai senti le manque de rythme. Mais c’est normal, si tu veux être bien au Tour, tu ne peux pas être au top en Suisse. Les premier jour, j’ai accusé le manque de rythme et à la fin, j’étais plus à l’aise. J’espère que ça m’aura aidé pour le Tour.

- DNN : Etre leader de l’équipe dans cette course et être l’un des coureurs fixes pour le Tour donne une idée de ton état de forme.

- Juanjo : Dans un Tour comme la Suisse, tu dois être à 100% si tu veux faire quelque chose, mais j’ai la chance que l’équipe m’ait bien laissé me reposer après les classiques et maintenant j’ai fait un premier test qui m’a servi dans ma préparation.

- DN : Ce qui est sûr, c’est que les plans de l’équipe sont différents cette année et ça peut te favoriser.

- Juanjo : Dans l’équipe nous avons une idée claire : gagner une étape. Et c’est avec cette idée que nous y allons. L’équipe est très équilibrée, avec des vétérans comme Astarloza qui sera devant. Il fera sûrement un bon classement au général. Et puis Igor Anton qui a de grande qualités et qui peut gagner en montagne. Après il y a les autres, nous sommes des coureurs plus ou moins formés. S’il y a une possibilité de prendre une échappée le jour où ça te va bien, on verra s’il est possible de gagner l’étape. Il y a des gens pour ça et ce sera notre travail et notre obligation.

- DNN : Mais après tant de courses avec un chef de file clair, partir avec l’objectif de gagner une étape doit être très motivant.

- Juanjo : Ca donne des ambitions. Au Tour, nous aurons Astarloza pour le général, nous espérons qu’il sera devant, mais avec les coureurs qu’il y aura ce sera très difficile. Ce n’est pas comme venir avec Contador. Igor (Gonzalez de Galdeano) part avec l’idée de laisser la liberté aux coureurs pour gagner une étape, nous partons avec cette intention.

- DNN : Tu es dans ta meilleure année ?

- Juanjo : Jusqu’ici, oui, ça a été une bonne année. Je suis satisfait du début de saison. Ce que j’ai appris l’année dernière au Tour c’est que si les choses ne se passent pas comme je voudrais, l’année ne sera pas si bonne qu’il y parait. Et si jusqu’ici je n’avais rien fait et que ça se passe bien sur le Tour, le Tour te donne tout. C’est le Tour qui dira si c’est une bonne année.

- DNN : Comment se concrétise cette importance du Tour dans ton quotidien ?

- Juanjo : Maintenant il faut faire très attention à soi pour dimanche être mince, à ton poids. Et la semaine qui vient, même sir je m’entrainerai moins qu’une semaine normale, je devrai bien m’alimenter, même si je prends un peu de poids. Au Tour, on ne peut pas partir à plat, il faut partir avec les réservoirs pleins. Tes muscles doivent être pleins de glucides, parce que sinon au bout de trois jours tu commences à produire de l’eau et le Tour est très long. Et après, pendant la course, il faut bien manger. Si sur une course d’une semaine, l’estomac résiste bien, sur 21 jours, le matin on t’amène un plat de pâtes et il se peut qu’au 15e jour tu n’ais plus d’appétit.

- DNN : Qu’est-ce que tu aimes le plus manger avant une course ?

- Juanjo : Moi j’aime un plat de pâtes avec une tortilla de jambon blanc et fromage. Du lait avec des céréales et un petit vice, comme une tartine avec de la confiture. Et pendant l’étape, ça dépend comment je suis. Si c’est plat ça pourra être des barres de céréales ou des petits gâteaux. Et en montagne des gelées de glucose pour assimiler rapidement. Parce que sinon, en montant un col, tu peux t’étouffer avec un pain au lait.

- DNN : Tu trouves plus dures les étapes de montagne ou de plaine ?

- Juanjo : L’année dernière j’ai été surpris, même si tout le monde me le disait. Les gens voient le peloton entier dans la première semaine et ça semble facile. Pour moi ça a été très dur, il y a beaucoup de tension dès le départ. Tout le monde veut passer le guidon et c’est très dangereux. Tu finis l’étape épuisé par la tension. Et si tu es faible, n’importe quelle étape peut t’abattre et être extrêmement dure.

- DNN : C’est la spécificité du Tour, où même les étapes plates sont dures.

- Juanjo : Toute chose dans le Tour est deux fois plus dure. L’année dernière, j’ai remarqué dès le premier kilomètre que j’étais dans une course différente. Les 200 du peloton vont à fond et la moindre chose te coûte énormément.

- DNN : Mais cette année, tu n’es déjà plus un débutant.

- Juanjo : Il faudra que ça se voie, c’est pour ça que nous y allons. Mais les jambes devront aussi être là.

- DNN : Et si tu gagnes une étape, ce sera le top du top.

- Juanjo : Je rentrerais le 27 juillet extrêmement content, avec la saison accomplie, de loin.

Traduit d’un article en espagnol paru sur noticiasdenavarra.com


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