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Markel Irizar : un cancer à 22 ans

mardi 5 mai 2009

Markel Irizar, atteint d’un cancer du testicule à 22 ans, est aujourd’hui professionnel chez Euskaltel-Euskadi. Portrait.


Septembre 2002. Depuis deux mois, Markel Irizar n’est plus dans le rythme. Considéré comme l’un des plus grands talents basques, à 22 ans, il souffre d’un mal implacable. Alors qu’il dispute le Tour du Goierri, un kyste apparait au niveau d’un testicule. Bientôt, le diagnostic tombe : c’est un cancer. Irizar craque moralement : "J’ai 22 ans et je vais mourir", répète-t-il. A la fin du mois, il prend malgré tout le départ d’une course disputée chez lui, à Onati. Il termine en 7e position. Il dit : "J’ai tenu à participer pour le cas où ce serait la dernière"...

S’il survit, il passe pro chez Euskaltel-Euskadi

Markel Irizar est alors un excellent rouleur, 9e du GP des Nations 2001, mais aussi un bon grimpeur. L’histoire dit qu’un jour, il a escaladé le col du Somport sous la neige. Lorque le cancer se déclare, il court pour la réserve d’Euskaltel, Olarra Consultec. Son passage à l’étage supérieur semble assuré. Mikel Madariaga, le manager d’Euskaltel, le soutient jusqu’au bout. Il lui promet une place dans son équipe s’il parvient à vaincre la maladie et à retrouver un bon niveau. Markel l’admet aujourd’hui : l’essentiel était ailleurs. Il subit une opération chirurgicale en octobre et des séances de chimiothérapie à compter de décembre. Début 2003, Lance Armstrong est informé du cas Irizar par Kepa Zelaia, alors médecin d’Once et ancien praticien à l’US Postal. Son coéquipier Roberto Heras lui parle lui aussi de ce jeune coureur qui lutte contre le cancer. Armstrong l’a sans doute oublié mais Markel lui avait envoyé une lettre de soutien à l’âge de 17 ans. Sept années plus tard, l’histoire se renverse. Le coureur américain lui propose de venir se faire soigner aux Etats-Unis, avec l’aide de sa fondation. Le voyage américain ne sera pas nécessaire : le traitement espagnol évolue favorablement.

Armstrong lui écrit un mot pendant le Tour

Suivant l’exemple du futur septuple vainqueur du Tour, le coureur basque remonte en selle après les première séances de chimiothérapie. Les sorties se limitent à 60 kilomètres. Il reprend du poil de la bête et pense à un retour à la compétition. Pendant que Irizar continue de lutter pour sa survie, Armstrong se bat pour une cinquième victoire sur le Tour. Ce qui n’empêche pas l’Américain d’avoir une pensée quotidienne pour son jeune confrère. Après chaque étape, il détache la feuille du livre de route et y inscrit une note positive. Il rassemble ces mots d’encouragements et poste le tout depuis Paris. La suite est heureuse pour Irizar. Guéri, il reprend le cours de sa carrière cycliste. Il retrouve ses qualités de rouleur, quoi qu’un peu amoindries par la maladie. Madariaga a tenu sa promesse : le voilà professionnel chez Euskaltel début 2004. A son grand dam, il n’a pas l’occasion de croiser Armstrong avant que celui-ci raccroche fin 2005. La rencontre aura lieu seulement sur le Tour Down Under 2009. Les deux hommes ont pu se saluer, discuter, et même partager quelques kilomètres d’échappée.

Hushovd le prive de son quart d’heure de gloire

Entre temps, Irizar, dévolu au rôle d’équipier, a bouclé trois Giro et une Vuelta. La maladie a affermi son mental. Dans une interview publiée sur le site de son équipe en 2007, il explique : "Le cancer est un mot qui est toujours associé à la mort mais j’ai eu beaucoup de soutien de la part de ma famille et de mes amis et j’en aurai toujours. J’ai appris quelles étaient les personnes qui m’aiment vraiment et ce fut une expérience importante". Son heure de gloire, Markel Irizar a cru la tenir début mars 2008. Pendant plus d’une heure et demi, il est meilleur temps du prologue de Paris-Nice. Seul Thor Hushovd parviendra à faire mieux, pour quatre secondes.

Article paru sur cyclismag.com


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