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Koldo Fernandez : "Moi, je n’ai peur de personne, mais 80% d’un sprint, c’est l’équipe qui le construit"

samedi 13 décembre 2008

Lors de sa 5e saison chez les pros, Koldo Fernandez de Larrea à levé les bras à 5 occasions et s’affirme comme un pilier d’Euskaltel Euskadi. Interview.


- Ciclismo a Fondo (CF) : Des 8 victoires d’Euskaltel Euskadi en 2008, 5 viennent de toi.

- Koldo : Je suis content de ma saison, d’une victoire en 2007 je suis passé à 5 en 2008, en plus de 5 secondes places, un petit pas de plus dans ma carrière. Mais c’est quand-même dommage que je n’en ai pas gagné une autre pendant la Vuelta.

- CF : A quel niveau remarque-tu le plus cette progression ?

- Koldo : Ces dernières années je me suis développé physiquement et mentalement aussi, j’ai pas mal muri. Je le remarque peu à peu, et finalement, je me sens plus solide avec le temps. Avant tout je crois que le saut en qualité a été le fait du contrôle de mon anxiété et de l’entrainement spécifique pour les sprints.

- CF : La victoire sur le Tirreno-Adriatico 2007 a marqué un changement ?

- Koldo : Sans aucun doute. Ca m’a aidé à prendre confiance. C’est mon meilleur souvenir, en plus d’être la première parce que c’est une course prestigieuse et avec des gens du niveau de Petacchi, McEwen, O’Grady, Davis, Napolitano, Hushovd, Grillo, Ciolek, etc.

- CF : La majorité de tes victoires tu les as obtenues dans la dernière étapes d’une course.

- Koldo : Bon, je ne me considère pas comme un sprinter de fond, parce que dans les tours de 3 semaines, la dernière m’est difficile. A la Vuelta cette année, je n’avais plus de jambes. Je crois que moi-même je me suis mis trop de pression, les premiers jours j’ai accusé le coup et après ça allait mieux.

- CF : Quel type d’arrivée s’adapte le mieux à tes caractéristiques ?

- Koldo : J’aime les sprints un peu lancés et plats, ce sont ceux qui me vont le mieux.

- CF : Assisté par Pablo Urtasun, nous verrons en 2009, un Koldo encore plus mortel ?

- Koldo : C’est un peu l’intention, nous verrons si Pablo s’adapte bien à la catégorie ProTour et s’il peut m’aider un peu. Moi, je n’ai peur de personne, mais 80% d’un sprint est le fait de l’équipe. Celui qui y va seul dépense beaucoup de forces à lutter avec les autres pour prendre la bonne roue et au moment de faire l’effort ultime, ça se sent beaucoup.

- CF : Tu te vois gagner une classique importante ?

- Koldo : Dans certaines je pourrais avoir des possibilités. Milan San Remo étant très bien, Gent Wevelgem et Paris Tours sont les 3 qui me vont le mieux. Cette année à Gent j’étais malade et malgré cela j’ai terminé dans le premier groupe, ce sont des détails qui me font dire que je peux faire quelque chose.

- CF : Comment s’est passée la pré-saison ?

- Koldo : Le rassemblement de Derio a été très positif, l’ambiance dans l’équipe est très bonne. Par contre, la météo est beaucoup plus mauvaise que les années précédentes et sur les entrainements je suis un peu en retard.

- CF : Tu as déjà parlé avec Igor (Gonzalez de Galdeano) au sujet de ton calendrier ?

- Koldo : Je débuterai à Mallorca et Andalucia, sans intention d’être à 100%. Après, j’espère avec déjà un bon coup de pédale, Tirreno et Milan San Remo et après le Critérium International, les Flandres, Gent, Roubaix et Pino Cerami. Pour ce qui est des grands tours, en principe je ferai la Vuelta a España parce que l’équipe n’ira sûrement pas au Giro et le Tour n’est pas la meilleure option à cause du parcours.

- CF : Maintenant que le cyclisme espagnol gagne dans quasiment toutes les spécialités, les sprinters vous êtes plus valorisés ?

- Koldo : Les préjugés sont toujours là. Dans les équipes espagnoles, même s’ils en ont un parce qu’il leur rapporte des victoires, les grimpeurs restent plus valorisés. En Euskadi, depuis Perurena il n’y en a eu aucun qui se soit fait remarquer, et moi, peu à peu, je fais ma place, mais nous restons à des années-lumières de l’Italie. Les italiens eux-mêmes me disent que si je veux vraiment progresser je dois aller en Italie. Moi, je me sens orange jusqu’à la moelle, mais ça fait réfléchir parce que c’est sûr que j’apprendrais beaucoup.

- CF : Pour terminer, qu’attends-tu de 2009 ?

- Koldo : Que nous n’ayons pas de malchance, c’est le principal et faire un pas de plus. En 2008 j’ai beaucoup gagné mais au niveau national, si j’arrive à gagner moins de courses mais d’un niveau supérieur, je m’estimerai satisfait.

Traduit d’un article en espagnol paru sur ciclismoafondo.es


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