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Igor Anton et Samuel Sanchez contre le vent

jeudi 6 novembre 2008

Interview de 9 questions à quelques uns des meilleurs coureurs professionnels. Parmi eux, deux coureurs Euskaltel Euskadi : Igor Anton et Samuel Sanchez.


- Ciclismo a Fondo (CF) : C’est vraiment important la position qu’on adopte sur le vélo pour améliorer le rendement final ?

- Igor : Depuis des années, c’est un sujet qu’on traite beaucoup, et pour le contre la montre, c’est la clé. Ce n’est pas la seule chose importante, mais oui, c’est important.
- Samu : Jusqu’à un certain point, oui, mais ce n’est pas tout. Si tu ne peux pas développer toute ta puissance parce que la position est trop forcée, ça ne sert à rien.

- CF : Combien de temps, à l’entrainement, passes-tu à travailler la position ? Est-ce une obsession ?

- Igor : Je suis surtout un grimpeur et jusqu’ici je ne me suis pas beaucoup centré là-dessus, mais depuis que je suis allé en soufflerie, j’ai une motivation supplémentaire et je veux améliorer le contre la montre et être plus complet.
- Samu : Aucune obsession. Parfois je sors avec le vélo de contre la montre, mais pas souvent.

- CF : Le plus difficile pour s’améliorer en chrono, c’est : la position, les développement ou la force physique ?

- Igor : C’est la somme de tout, mais s’adapter à une position qui n’est pas la plus agréable mais qui est celle qui te fait avancer, c’est peut-être le plus difficile et le plus important.
- Samu : La force physique, c’est le plus important, avec la position, tu peux être plus aérodynamique, mais pas aller plus vite.

- CF : Jusqu’où as-tu confiance dans les accessoires aérodynamiques (casque, combinaison, couvre-chaussures...) ?

- Igor : Ce sont des points qui ne sont pas très importants par eux-mêmes, mais chacun apporte son petit mieux, et à tous, ça fait des secondes de différence qui te permettent de gagner ou de perdre.
- Samu : Assez, ce sont de petits détails qui s’ajoutent les uns aux autres, et beaucoup de ces petits peu font beaucoup. C’est clair que les utiliser te fait gagner une bonne poignée de secondes.

- CF : Tu es déjà allé en soufflerie ? Est-ce que ça t’a réellement servi pour corriger des défauts aérodynamiques ?

- Igor : Cette année, à San Diego. Ca fait plaisir d’être du voyage, c’était la première fois. Ca fait partie d’un travail en continu, et après à la maison, en entrainement et en course, c’est que je pourrait voir jusqu’où je peux améliorer, même si c’est qu’il y aura une amélioration.
- Samu : Nous sommes allés à San Diego, au mois de janvier. Quelques défauts, oui, j’ai remarqué les avoir corrigés, mais ça ne veut pas dire que je suis passé du noir au blanc. Parfois nous attendons des résultats des essais et c’est plus tard que nous pourrons mieux apprécier.

- CF : Quel est le moment de ta carrière de cycliste où tu te souviens que le vent a été ton pire ennemi ?

- Igor : La première année, les chronos du Giro ont été de grosses déceptions, j’étais doublé par 3 coureurs.
- Samu : Une étape avec arrivée à Cannes sur Paris-Nice. J’étais échappé et au final Vinokourov m’a passé dans une interminable ligne droite où soufflait un vent terrible.

- CF : Quelle est la meilleure roue à suivre un jour de vent ?

- Igor : Normalement, n’importe laquelle. La prendre, c’est déjà très compliqué, dans les éventails et sur le plat, c’est là que je me débrouille le plus mal, n’importe quelle roue me convient.
- Samu : Celle du coureur le plus corpulent, qui t’enlève bien le vent.

- CF : Qui considères-tu être le coureur qui sait le mieux maintenir sa position aérodynamique dans un contre la montre ?

- Igor : Je n’y ai pas trop prêté attention, mais je me souviens toujours de Cancellara, il est impressionnant, et même plus qu’Armstrong.
- Samu : Boardman, sans aucun doute.

- CF : Un conseil pour que les cyclo-touristes apprennent à mieux pédaler contre le vent.

- Igor : Des fois, se mettre dans une bonne position t’apporte de l’énergie. Qu’il s’entrainent bien en position basse. Aussi un guidon un peu plus technique peut beaucoup les aider.
- Samu : Qu’il ne soient pas si obsédés à vouloir se baisser sur le vélo.

Traduit d’un article en espagnol paru sur ciclismoafondo.es


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