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Egoi Martinez : "Ce qui m’a le plus surpris pour mon retour chez Euskaltel, c’est sans aucun doute, le facteur humain"

dimanche 2 novembre 2008

Longue interview d’Egoi Martinez au cours de laquelle le coureur d’Euskaltel Euskadi fait un tour complet de sa saison, de sa vie de cycliste, et du cyclisme en général.


- Synooh : Cette année, tu t’es offert d’être leader de la Vuelta, pour la première fois. Tu as préféré ces 5 jours en jaune ou monter sur le podium de La Castellana en tant que vainqueur de la montagne en 2006 ?

- Egoi : Je crois que je préfère le jaune de cette année. C’est une des choses les plus spéciales qui me soit arrivé en tant que professionnel et j’en ai beaucoup profité. En plus c’était près de chez moi (Sabináñigo, Burgos...) et ma femme et mon fils sont venus me voir. Ca a été des jours très spéciaux.

- Synooh : Je suppose que, ne serais-ce que pour ces 5 jours en jaune, le bilan de l’année est très positif, vrai ?

- Egoi : Bouh ! Le bilan est excellent. Pas seulement pour ça, mais aussi parce qu’à la Vuelta al Pais Vasca, qui était mon premier objectif, j’ai été à un très bon niveau, il m’a juste manqué un peu de chance. Au Tour de France, j’ai vu la victoire d’étape plus près que jamais, j’étais sur le point de réaliser le rêve de ma vie et je l’ai vu de très près. Et après à la Vuelta a España, être 5 jours en jaune et terminer 9e au général, fait que l’année sera impossible à améliorer pour moi. Je crois pouvoir aspirer à un peu mieux. Je crois que je peux aspirer à la victoire d’étape sur le Tour, mais je crois que ce que j’ai fait sur la Vuelta a España marque les limites de mes possibilités.

- Synooh : L’autre jour, j’ai parlé avec ton co-équipier Igor Anton et il me disait que la chute de l’Angliru l’avait plus fait souffrir pour l’équipe que pour lui-même. Quel souvenir as-tu, toi, de ce jour là ?

- Egoi : C’était la journée noire sur la Vuelta, tant pour l’équipe que pour moi. C’est le jour où j’ai perdu le plus de temps. Nous avions espoir et une foi absolue en Igor. Alors quand il est tombé et qu’on nous a dit qu’il se retirait avec une fracture de la clavicule, ça nous a abattu, c’est quelque chose qui affecte psychologiquement et ça a provoqué la journée la plus noire de l’équipe.

- Synooh : 2008 a été ta 7e année chez les professionnels et, dans ton palmarès, ressort ta victoire au Tour de l’Avenir 2003 et, pour une raison ou une autre, la Vuelta de 2006 et 2008...

- Egoi : Oui... Bon, moi, j’ajouterais quelque chose dont les gens ne se souviennent pas beaucoup mais qui, pour moi, est très spécial : le Midi Libre 2004 où j’ai été capable de lâcher Lance Armstrong dans une étape et d’être le seul à le suivre dans une autre. C’est là que ça m’a mis un peu en orbite avec Discovery Channel, qu’ils ont commencé à avoir confiance en moi et je crois que, comme professionnel, c’est la course dans laquelle j’ai eu le meilleur rendement. Sans comparaison.

- Synooh : C’est ce Midi Libre 2004, le meilleur souvenir de ta carrière ?

- Egoi : Ca et le maillot jaune de la Vuelta. Mais le meilleur rendement je l’ai eu au Midi Libre. J’ai quelques photos du jour où j’ai suivi Armstrong et je ne l’oublierai jamais (sourire).

- Synooh : C’est là que tu es entré dans l’orbite de l’équipe Discovery, où tu es entré en 2006, juste après le départ de Lance Armstrong. Quelle ambiance y avait-il dans l’équipe après le départ d’un grand champion comme Lance ?

- Egoi : Ca a été l’année avec le moins bon rendement de l’équipe de Johan Bruyneel. C’est l’année où l’équipe a raté le Tour, même si elle a fait une bonne Vuelta. La transition était très compliquée, parce que l’équipe avait couru pour Lance et toute la responsabilité reposait sur lui. Alors, quand ces responsabilités ont été données à d’autres membres de l’équipe, ça a été dur pour eux de donner ce qu’on attendait d’eux. Ca a été l’année la plus difficile pour l’équipe. L’année suivante, on a eu la chance d’avoir Alberto Contador, qui avait les caractéristiques pour être le grand leader de l’équipe, et il a gagné le Tour.

- Synooh : 2006 a été une année noire pour Discovery comme pour le cyclisme en général. Qu’on le veuille ou non, quand le vainqueur du Tour est testé positif, c’est très médiatique.

- Egoi : C’est clair. Je crois que maintenant on commence à voir la lumière. Nous avons eu 2 ou 3 années très compliquées, avec beaucoup de problèmes (dans cette édition du Tour aussi nous avons eu quelques cas). De toute façon, malgré les dopés de cette année au Tour, je suis convaincu que ça change, que nous sommes sur le bon chemin. Je crois que le Tour a démontré que personne ne peut se cacher et que, à partir de maintenant, nous pouvons être sûr que celui qui est déclaré vainqueur est totalement propre. Je crois que c’est ce chemin que nous devons suivre, que le Tour doit continuer ainsi et que la dureté de l’UCI a peut-être été exagérée. Je crois qu’on peut faire les choses de façon plus discrète, mais je crois que c’est le chemin à suivre si on veut arriver à un cyclisme crédible et beau. Je crois que c’est le chemin, qu’il faut le suivre avec discrétion et d’une façon plus élégante, oui. Mais c’est le chemin qu’il faut suivre et moi je suis très satisfait.

- Synooh : Cette année, pour la première fois, on a noté un changement dans le traitement qu’à fait la presse des cas positifs dans le cyclisme...

- Egoi : Oui, c’est comme ça. Je suppose que la presse s’est rendu compte que tout ça est en train de changer. Ils se sont peut-être rendu compte qu’ils ne peuvent pas abimer l’image de tout un collectif pour quelques cas isolés. Ils voient qu’il y a beaucoup de gens qui font bien les choses et avec beaucoup d’espoir et ils savent que, en les traitant comme ils les traitaient, ils salissaient l’image de tous les coureurs. Alors, je suppose qu’eux aussi se sont mis en route et que c’est comme ça qu’ils corrigent tout ça.

- Synooh : La hausse importante de l’audience du Tour et de la Vuelta, ici en Espagne, est un bon signal.

- Egoi : Oui, ça l’est. Ca confirme un peu tout ce que je te disais : nous sommes mieux.

- Synooh : On parlait de Lance Armstrong, avant, l’annonce de son retour t’a surpris ?

- Egoi : Ca a surpris tout le monde. C’est une but supplémentaire dans sa vie et ils s’est déjà imposé tant de buts en les atteignant tous, que pourquoi pas un de plus.

- Synooh : Nous avons pu lire dans la presse qu’il se centrerait sur le Giro en 2009...

- Egoi : Ca me semble être une décision intelligente. Revenir après 3 ans et affronter le Tour d’entrée, me semblait trop risqué. Revenir et faire une année de compétition centrée sur le Giro et après cette première année, affronter le Tour 2010, me parait plus logique que d’affronter directement la prochaine édition.

- Synooh : Pour refermer le thème du dopage, qui n’est pas un thème très agréable, Lance sera toujours suivi de rumeurs de dopage...

- Egoi : J’imagine qu’aux Etats-Unis, l’opinion doit être différente. En Navarre, c’est sûr que personne ne dit rien sur Indurain et aux Etats-Unis, quand ils voyaient Indurain voler à 55 km/h en contre la montre, ça leur paraissait impossible de mettre 3 minutes au second comme il faisait. Armstrong a la malchance d’être américain dans le monde du cyclisme. C’est pénible, quand un sport est traditionnel en Espagne, France et Italie, que ce soit un étasunien (où il n’y a aucune tradition cycliste) qui détienne tous les records. Ca, ca gêne la presse, et ça gêne les gens. Et je crois que les problèmes viennent de là. Je suis sûr que si Lance était Français, il serait une idole et il ferait partie de l’organisation du Tour. En plus, sa personnalité est comme elle est et cette arrogance entre guillemets qu’il a, cette confiance en soi, ça n’a pas plu à beaucoup de gens et c’est de là que ça vient. Moi, j’ai toujours pensé que, dans toutes les facettes de la vie, il y a des gens élus qui sont meilleurs que les autres. Il y a toujours un peintre qui est meilleur que les autres, un sculpteur meilleur que les autres ou un compositeur meilleur que les autres. Lance est un élu. Déjà à 20 ans il était champion du monde. Il a vaincu un cancer et il a été capable de faire ce qu’il a fait... Moi je le vois comme un élu et comme le meilleur. Rends toi compte que depuis sa 3e victoire au Tour, ils ont tenté de trouver quelque chose et s’ils n’y sont pas arrivés en 4 ans, c’est qu’il n’y a rien à trouver.

- Synooh : Changeons un peu de sujet. Tu as remarqué un gros changement entre l’Euskaltel de 2005 et celle que tu as trouvé en revenant cette année ?

- Egoi : Oui, oui, ça a beaucoup changé. Il y a un directeur sportif qui a une vision différente du cyclisme par rapport à ce qui se faisait quand je suis arrivé chez Euskaltel, et ça se voit beaucoup. L’équipe est différente, la façon de faire les choses, la façon de travailler... Et à moi, personnellement, le changement me plait.

- Synoo : Je crois que les passionnés de cyclisme voient Euskaltel comme une grande famille, on la voit plus unie que les autres équipes du peloton...

- Egoi : Et bien, nous sommes tous basques et, partant de là, ça peut être normal. Chaque terre, chaque personne a ses traits propres et nous, nous sommes des personnes qui pensons pareil et ça, ça unit. Nous nous connaissons depuis longtemps... Même si ça peut être une arme à double tranchant : ce connaitre beaucoup peut créer des jalousies et des tensions ou ça peut faire qu’on se sent bien et, dans le cas d’Euskaltel, la grande surprise que j’ai eu en revenant, ça a été le facteur humain. Moi je n’avais jamais vu Euskaltel si unie, je n’avais jamais vu autant de camaraderie et j’ai été contaminé. Je n’avais jamais eu autant de plaisir à voir un co-équipier gagner, ou le voir bien marcher, et je crois que ça c’est vu sur la Vuelta a España, surtout, et c’est un des motifs qui va le plus compter à l’avenir pour que je reste ici et continuer à partager ça avec mes co-équipiers.

- Synooh : En parlant des exploits des co-équipiers, comment as-tu vécu le triomphe de Samu à Pékin ?

- Egoi : Bouh ! Spectaculaire ! Je crois que c’est qu’il fallait à l’équipe. Nous ne réussissions rien de vraiment important depuis les exploits d’Iban Mayo qui étaient spectaculaires. Depuis l’arrivée d’Igor (Gonzalez de Galdeano), il y a eu un changement d’image, un changement de rendement du groupe, nous montions, nous étions déjà une grande équipe, même si nous ne pouvons pas aspirer aux victoires d’une équipe avec des coureurs comme Contador ou Valverde, parce qu’il nous manque cette grande star qui touche 2 ou 3 millions d’euros, il nous manque ce coureur. Mais comme équipe, nous donnons une image qui n’a rien à envier à personne, et il nous manquait un grand exploit : une victoire d’étape sur le Tour... Au final, c’est encore mieux, l’Olympiade... Ca venait parfaitement.

- Synooh : Pour les gens qui ne connaissent pas le travail des cyclistes, pourrais-tu nous expliquer comment est la préparation que vous réalisez en dehors des compétitions ?

- Egoi : Bon, pour moi, en ce moment, c’est les vacances (rires). Et en vacances, je fait toujours quelques chose : ou je vais courir, ou fais du VTT ou je vais jouer au foot avec des amis... On fait toujours quelque chose. Il faut essayer pendant ce mois ou ce mois et demi que nous avons de vacances, de profiter de la nourriture, faire des repas avec les amis, mais sans prendre trop de poids. Parce que si tu es un mois sans ne rien faire, le corps s’atrophie, tu prends du poids et après c’est deux fois plus dur. Alors on tente toujours de faire quelque chose pour se maintenir. Après, quand ce mois et demi est passé, on repart : on commence à s’entrainer trois, quatre, cinq jours par semaine. On commence au gymnase et, petit à petit, on commence à se sacrifier, à renoncer aux bouffes, aux soirées... on abandonne toujours plus de choses, jusqu’à ce qu’arrive le 1e janvier et on redevient cycliste (sourire).

- Synooh : Et quand tu es en compétition, comment affrontes-tu ces grandes étapes de montagne qui, depuis l’extérieur, nous semblent si dures ?

- Egoi : Bon, ça dépend absolument de comment tu es. En fonction de tes sensations, tu aspires à voir quand se forme l’échappée pour la prendre parce que tu es très bien ou parce que tu as un leader à défendre ou autre chose. Et si tu n’es pas bien, alors ça commence : "Voyons si je passe le premier col parce que, vu que j’ai été lâché avant, ça va être dur d’entrer dans les délais..." (rires). En fonction de comment tu es, ça modifie beaucoup l’espoir que te donne une étape de montagne. Si tu es bien, tu en profites beaucoup plus que sur une étape plate et si tu es mal, c’est lamentable (rires).

- Synooh : Et comment envisage-t-on un tour de 3 semaines dans le sens où il annule totalement le temps libre ?

- Egoi : Oui, c’est le plus dur du cyclisme. C’est 3 semaines qui sont très longues. Les deux premières semaines passent bien, mais les 5 derniers jours paraissent une éternité et, dans le Tour, c’est le double. Dans le Tour il y a beaucoup moins de temps libre que sur la Vuelta, les étapes sont plus longues, il y a plus de transferts, la chaleur, on ne se repose pas bien la nuit... Et dans les 4 derniers jours tout s’ajoute : le corps est crevé, l’anxiété de rentrer à la maison... Et au final, les 4 derniers jours du Tour sont les 4 jours les pires de la saison (rires). Voilà le plan : "je n’ai pas faim, je ne peux pas manger, je ne récupère pas bien... Que tout cela se termine !" (rires). Quand tu perds l’appétit sur un grand tour, tu peux tout oublier. Si tu descends déjeuner et que tu n’as pas faim, ou que la nuit tombe, que tu es fatigué, mais que tu dors mal, c’est le signe que le grand tour devient trop long pour toi.

- Synooh : En plus, si tu arrives dans les derniers jours sans autre objectif que celui de lutter, ça doit être encore pire...

- Egoi : Exactement, si tu n’as pas d’objectif et que tu n’aspires qu’à passer les jours, l’anxiété et la souffrance sont encore plus grandes.

- Synooh : Connaissant la dureté du cyclisme comme nous la connaissons tous, qu’est-ce qui t’a poussé à choisir le vélo quand tu étais petit ?

- Egoi : Bon, je ne sais pas. Je suppose que c’est un trait de la personnalité. Moi, par exemple, j’ai toujours aimé être maigre, j’ai toujours aimé être bien physiquement... Depuis petit, je faisais du sport tous les jours, c’est comme une petite drogue. Même en vacances, j’ai besoin de faire quelque chose pour me sentir bien. A partir de là, le cyclisme à haut niveau est terriblement exigeant et le meilleur ce sont les satisfactions de réussir quelque chose. Pour moi, une victoire d’étape, un maillot de leader, une étape bien faite, une bonne échappée... me donnent des sensations que je ne trouve en aucune autre chose de la vie. En plus, c’est la vie que je connais et que j’aime et aussi, il faut reconnaitre que nous avons une grande liberté d’horaires quand nous sommes à la maison, que personne n’a. Moi, si un jour je n’ai pas envie de m’entrainer, je ne m’entraine pas. Si un jour je veux m’entrainer à midi, j’y vais à midi. Si je veux sortir à 3 heures, c’est à 3 heures et si je préfère à 9 heures du matin, c’est 9 heures. Quand tu es à la maison, tu as cette liberté et puis, économiquement, c’est bien payé. Ce n’est pas le football, ça ne règle pas ta vie, mais nous ne vivons pas mal, nous ne pouvons pas nous plaindre.

( Synooh : Je suppose, à ce que tu dis, que les moments les plus durs sont avant d’arriver professionnel, c’est ça ?

- Egoi : Oui, c’est sûr. Encore que, en professionnel, quand les choses vont mal, c’est dur aussi. Quand tu te sacrifies énormément, que tu crois avoir tout fait parfaitement, et que tu vas en course et que les choses ne vont pas, c’est très dur. Je crois que, en amateur, tu es jeune et tu n’as que des espoirs. Comme tu n’as pas connu ce que c’est que de gagner de l’argent, ce qu’est être professionnel, tu veux y arriver et si tu n’y arrives pas, tu arrêtes et c’est tout. Mais en professionnels, il y a des fois où tu as la pression, tu sais que tu es au bon moment et que tu dois faire quelque chose de bien, on va te le demander et ça ne va pas, ce sont des moments difficiles.

- Synooh : A quel moment te rends-tu compte que tu vas pouvoir faire du cyclisme en tant que professionnel ?

- Egoi : Bon, sans plus. A ma 5e année comme amateur, j’ai fait une année parfaite. J’ai beaucoup gagné. Dans les courses où on me demande d’être devant, j’y étais et je finissais mon contrat cette année aussi et donc j’étais tranquille parce que je pensais : "Si avec ça je n’arrive pas à passer professionnel, j’ai déjà une autre alternative. Je ne peux pas faire plus". Et je suis passé professionnel, mais je ne savais pas ce que c’était être professionnel, je n’avais aucune pression. Je pensais que si je n’y arrivais pas, j’arrêterais le vélo et c’est tout.

- Synooh : En cyclisme, quels rêves te reste-t-il ?

- Egoi : Bon, gagner une étape du Tour, c’est le rêve qui me reste. Enfin, le rêve que je peux réaliser, parce qu’il y a des gens qui te disent "Gagner un Tour"... Moi, comme je sais que je ne peux pas le gagner, je ne vais pas te dire ça.

- Synooh : Pour terminer, un petit test pour te connaitre un peu mieux :

Comment tu te définirais en 3 ou 4 mots ?
Exigeant, généreux et toujours plus joyeux.
Ta principale vertu ?
La constance.
Ton pire défaut ?
Parfois trop exigeant envers moi-même.
Un chanteur, un groupe de musique ?
Metallica.
Un acteur ?
Javier Bardem.
Un lieu pour vivre ?
Mon village, Etxarri-Aranatz et peut-être San Sebastian.
Un lieu où se perdre ?
Une voiture et les Etats-Unis.
Qu’emporterais-tu sur une ile déserte ?
Aujourd’hui même, ma femme et mon fils.
Tu ne pourrais pas vivre sans...
Ma femme et mon fils.
Le verre, il est à moitié plein ou à moitié vide ?
Aujourd’hui et de plus en plus, il est à moitié plein. Avant je le voyais plus à moitié vide. Au fur et à mesure que la vie avance, on apprend et on côtoie des gens optimistes qui te transmette leur optimisme.

Traduit d’un article en espagnol paru sur synooh.com


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