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Vuelta, Egoi Martinez : "C’est une date historique pour l’équipe"

mardi 9 septembre 2008

Double interview d’Egoi Martinez, nouveau leader de la Vuelta, suite à la 9e étape.


Une interview du Diario de Navarra et une autre de As ont été mixées.

- Diario de Navarra (DN) : Comment te sens-tu ?

- Egoi : Très heureux parce que j’ai réussi quelque chose dont rêve tout cycliste, c’est-à-dire être leader d’une grande course.

- As : Cette victoire est un bonheur inespéré pour toi ?

- Egoi : Au départ, mon directeur, Jon Odriozola, m’a dit que ça pouvait être ma chance. Nous savions qu’Astana souhaitait laisser le maillot pour qu’une équipe lui donne un coup de main pour contrôler la course. Ca m’a beaucoup couté de prendre la bonne échappée. Une fois dans l’échappée, j’ai été poussé par l’idée de devenir le leader. Alan Perez s’est sacrifié pour moi et moi aussi j’ai tout donné.

- DN : Mais tant toi qu’Alan Perez, vous étiez allés dans l’échappée avec l’objectif clair de prendre le maillot.

- Egoi : Oui, parce que le maillot jaune est très important pour l’équipe qui ne l’a jamais eu dans un grand tour. Tout du long nous avons pensé à ça, Alan et moi, nous avons travaillé toute l’échappée pour y arriver et à partir des 15 derniers kilomètres nous nous sommes vidés pour y arriver.

- DN : Le travail d’Alan Perez a été extraordinaire.

- Egoi : Oui, il a fait un travail énorme. Il a renoncé à la possibilité de gagner l’étape parce que moi, j’allais prendre le maillot. Il y a eu un détail qui m’a ému. A 5 km de l’arrivée, lui n’en pouvait plus, il a réussi à récupérer et il a tiré l’échappée encore un kilomètre de plus à fond. Ca dit beaucoup de chose, et un jour, j’espère pouvoir lui rendre la pareille.

- As : Dans le Tour tu es resté à la porte de la victoire dans l’étape en Italie. Tu avais peur que l’histoire se répète ?

- Egoi : Je n’ai pas pensé cela jusqu’à ce que nous soyons proche de l’arrivée et qu’on me dise que la Caisse d’Epargne et la CSC avaient commencé à rouler. A 10 km nous avions 7’40, mais deux équipes qui prennent la tête du peloton peuvent te reprendre 2’ en rien de temps. Au final, j’y suis parvenu pour seulement 11".

- As : Ca a été long d’attendre presque 7 minutes que le peloton arrive ?

- Egoi : J’étais très nerveux. J’ai du m’éloigner de l’arrivée. Après, j’ai vu le sourire de Jesus Aizkorbe (chargé des relations presses de l’équipe Euskaltel Euskadi) et là je me suis détendu.

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Egoi Martinez répond aux journalistes sous le regard de Jesus Aizkorbe

- As : Tu sais que c’est la première fois qu’un coureur d’Euskaltel Euskadi revêt le maillot jaune sur la Vuelta ?

- Egoi : Bien sûr. C’est une date historique pour l’équipe, comme l’a aussi été la médaille d’or qu’a gagné Samuel Sanchez.

- DN & As : Jusqu’où iras-tu ? Pereiro a gagné un Tour avec une échappée bidon. Ca pourrait t’arriver ?

- Egoi : Ceux qui pensent ça ne connaissent pas l’Angliru, ni Alberto Contador, pas plus qu’il ne me connaissent moi. Je profite maintenant de mon moment. Si je peux garder le maillot jusqu’à samedi, très bien, mais je ne demanderai pas un seul effort de trop à mes co-équipier. Mes 72 kg ne sont pas pour l’Angliru. Ce sera alors le moment d’Igor Anton, notre grimpeur. Je sais pourquoi je suis sur la Vuelta, c’est travailler pour qu’Igor Anton soit sur le podium et que Koldo Fernandez lutte dans les sprints.

- DN : Comment a été le moment où tu as reçu le maillot ?

- Egoi : Très beau, intense. Pour moi, le cyclisme professionnel a un bon moment tous les deux ans, le reste ce sont des coups. Et avec ce maillot, j’ai déjà de quoi être satisfait.

- DN : A qui as-tu pensé sur le podium ?

- Egoi : Quand on m’a remis le maillot, j’ai pensé à mon fils Iker, à ma femme et à ma famille. Mais surtout à mon fils parce qu’il me manque beaucoup.

- As : Toi qui as aidé Contador à gagner le Tour, tu crois qu’il gagnera la Vuelta ?

- Egoi : Alberto est, à ce moment précis, le meilleur coureur du monde. Quand tu vis à côté de lui, tu te rends compte qu’il est un cycliste différent et je suis convaincu qu’il va gagner la Vuelta. Je vois aussi qu’Igor Anton est très bien, il a un don pour escalader, et j’espère qu’il montera aussi sur le podium.

- As : Contador a dit qu’il est très content que ce soit toi qui ait pris le maillot.

- Egoi : Et ça ne m’étonne pas. Alberto est surtout une grande personne et il sait que moi aussi je suis heureux de ses victoires. Et il n’est pas le seul ami que j’ai dans son équipe.

Traduit de 2 articles en espagnol parus sur as.com et diariodenavarra.es


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