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Vuelta, Igor Anton : "ça vaut le coup d’hypothéquer le général pour une étape"

samedi 6 septembre 2008

Double interview d’Igor Anton pendant la 1e journée de repos de la Vuelta.


L’interview suivante associe deux interviews différentes dont plusieurs questions/réponses étaient identiques. Les questions parues dans El Correo Digital portent les initiales "ECD" et les questions posées par As.com sont notées "AS".

- ECD : L’année dernière tu es venu avec des doutes à la Vuelta et tu as fini 8e au général. Cette fois-ci tu arrives en confiance.

- Igor : Il y a une différence énorme. Surtout, du point de vue mental. C’est déjà ma 3e Vuelta. Je la connais. La saison dernière, après mon retrait du Tour, ça a été dur de passer à autre chose. Je n’arrivais pas à m’en décrocher.

- ECD : En 2007 tu partageais ta chambre avec Samuel Sanchez.

- Igor : Il m’a transmis de la confiance. J’ai progressé peu à peu.

- ECD : Comment as-tu vécu l’or olympique de Samuel ?

- Igor : Oufff. Nous étions à la Vuelta a Burgos, allant vers le départ de la dernière étape. Nous écoutions la radio. Nous avons demandé au chauffeur de l’autobus de s’arrêter dans le fossé. Sinon, on ne peut pas voir la télévision. Nous entendions qu’il s’était échappé. Nous avons arrêté le bus. Il pouvait avoir une médaille. Mais quand Cancellara est revenu, on a été plus pessimistes. Dans le dernier kilomètre nous n’arrêtions plus de crier. Quelle montée ! Nous étions tous à crier, avec nos tenues de l’équipe. C’est comme si nous avions été là-bas.

- ECD : La Vuelta sera la fin d’une saison contrariée par une lésion (tendinite au talon).

- Igor : Ca s’est mal passé. Jusqu’au Tour de Suisse (en juin) j’avais peur que ça ne se soit pas guéri du tout. Maintenant, quand j’ai des moments difficiles, je me souviens de cette lésion. Ca me rappelle ce que signifie avoir la santé.

- ECD : Tu en es venu à penser que cette lésion allait gâcher ton année ?

- Igor : Des fois oui. Je ne l’ai pas vu clairement avant l’Euskal Bizikleta. J’ai terminé second. Pour beaucoup, ce jour là j’ai commis une faute. Mais moi, j’étais super content. Ca faisait tellement de temps que j’avais ce problème au tendon...

- ECD : Avant la Vuelta, à la Clasica de los Puertos, tu as côtoyé Contador en montagne.

- Igor : Bon. Contador est parti de derrière et nous a rattrapé nous les échappés, qui avions plus de 2 minutes d’avance. après il y a eu des attaques et nous avons coincé, Contador, 3 autres et moi. Au final je l’ai suivi jusqu’à 1 km de l’arrivée. Mais lui avait déjà réalisé un gros effort pour revenir.

- ECD : Quels sont tes rapports avec Contador ?

- Igor : Bons. Je me rappelle toujours d’une Vuelta a Besaya (étant enfant) où nous courrions tous les deux. C’est un gars sain. Il a surmonté une maladie et il a vu à quel point la vie peut être dure. Je le vois comme quelqu’un de proche.

- ECD : Et Sastre ?

- Igor : Contador est différent de moi. C’est un grimpeur qui fait des merveilles en contre la montre. Moi je ressemble plus à Sastre. Je me suis toujours fié à sa façon de courir. Espérons que dans le futur j’arrive aussi haut que lui. Avec moi il est très affectueux. Il me dit toujours "Comment ça va, gamin ?".

- ECD : Celui qui ne laisse rien paraître, c’est Valverde.

- Igor : C’est ça. Valverde est explosif. C’est impressionant de voir comment il gagne. Spectaculaire. En montagne il lui manque peut-être un peu. Et heureusement. Sinon, il serait le meilleur du monde.

- ECD : Quand tu as commencé en tant que professionnel, tu demandais des autographes. Il te reste des mythes ?

- Igor : On le perd toujours un peu. Quand tu arrives, tu les connais tous pour les avoir vus à la télé. Maintenant, il y a des jeunes dont je ne connais pas le nom. Mais il me reste des mythes, comme Bettini. Ou comme Iñigo Cuesta, qui m’inspire un respect formidable.

- ECD : Le contre la montre de Ciudad Real était le chrono de ta vie.

- Igor : Oui. Ca ne me semble pas excessif. Avant la Vuelta, j’ai pris le vélo de contre la montre 3 ou 4 jours. Je ne veux pas perdre mes caractéristiques de grimpeur. J’ai terminé cette étape très content parce que j’étais proche des meilleurs. En plus, c’était un parcours plat, sans la moindre petite côte à saisir. Il fallait rouler tout le long assis, à l’agonie.

- ECD : Maintenant il n’y a plus que la montagne. Ton terrain. A l’attaque.

- Igor : Espérons que je puisse attaquer. J’espère pouvoir. L’année dernière j’ai terminé 8e au général et personne ne s’en souvient. C’est mieux d’attaquer un jour et de faire quelque chose de grand. De même, ça vaut le coup d’hypothéquer le général pour une étape.

- ECD : Comme celle de l’Angliru. Tu l’as monté ?

- Igor : J’y suis allé en hiver, en voiture. Et je n’ai pas pu atteindre le haut à cause de la neige. Les roues patinaient à cause des fortes rampes. J’aime l’Angliru, c’est bon pour le spectacle.

- ECD : Comment te vont les rampes à 22% ?

- Igor : Plus c’est pentu, meilleur c’est pour moi.

- AS : Il y en a qui te donnent candidat au moins pour le podium.

- Igor : Espérons. La Vuelta ce n’est pas que la montagne. Il y a beaucoup d’étapes difficiles, du vent, des chutes... Avec le niveau présent sur cette Vuelta, je vois le podium très loin.

- AS : Ceux qui t’aiment disent que ton problème est que tu ne te crois pas aussi bon que ce que tu es.

- Igor : Des fois je me suis surpris moi-même dans les cols. Pour escalader, j’ai un don. C’est vrai que tant que je n’ai pas vérifié que je suis capable de quelque chose, je ne suis pas convaincu de pouvoir le faire. Je suis prudent de nature. Et maintenant je ne me fixe pas le général comme objectif principal.

- ECD : Comment vit-on une année sans Tour ?

- Igor : J’ai un mauvais souvenir parce que j’ai abandonné l’an dernier. Mais ça ne m’obsède pas. J’y retournerai.

Traduit de deux articles en espagnol parus sur elcorreodigital.com et as.com


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