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Vuelta, Igor Anton : "je ne veux pas trop m’émouvoir parce qu’il reste beaucoup de batailles"

jeudi 4 septembre 2008

Interview d’Igor Anton suite à la 5e étape de la Vuelta a España, un contre la montre individuel de 42,5 km.


- BiciCiclismo (BC) : Tu t’étais fixé comme limite de ne pas perdre plus de 3’ dans ce contre la montre et tu as perdu 2’35, quel bilan fais-tu ?

- Igor : Trois minutes en étant optimiste. Parce que qu’ensuite en voyant que c’était un parcours de 42 km et que ça durerait 50’, c’était une longueur et un temps à prendre en compte. Et 3 minutes ce n’est pas beaucoup et j’ai réussi à baisser. Je ne l’espérais pas, surtout parce que dans le premier chrono tout le monde est plus frais, plus fort et pour moi c’est pire. Je suis content mais je ne veux pas trop m’émouvoir parce qu’il reste encore beaucoup de batailles.

- BC : Tu as souffert du vent de face ?

- Igor : Dans les premiers kilomètres j’y pensais beaucoup. Je pensais que ça n’allait pas, que je n’arrivais pas trouver le bon rythme, mais il faut garder son sang froid et penser que les autres sont pareil. Et on regarde le pouls et s’il est élevé, c’est que tu ne vas pas mal. Il s’agit d’être constant et bien concentré. Au final, ce n’est pas ma spécialité, mais il faut savoir faire un chrono et je m’en suis bien tiré. Et dans la voiture, il y avait Igor (Gonzalez de Galdeano), c’est un facteur important. Il t’encourage, il ne te laisse pas te déconcentrer et il t’indique le développement le plus approprié.

- BC : Tu as travaillé spécifiquement pour améliorer le contre la montre ?

- Igor : L’année dernière nous allés en soufflerie, j’étais très heureux parce que je sais que je ne serai jamais un spécialiste. Malgré cela, ils ont eu confiance en moi, et m’ont amené et ça m’a motivé pour me centrer un peu plus sur cet exercice, sans obsession. Parce que mon truc c’est monter. Deux ou trois semaines avant la Vuelta je me suis entrainé à la maison, de tant en tant, mais sans en arriver à être obsédé.

- BC : Cette année les étapes des Asturies sont plus dures que celles des Pyrénées. Tu es d’accord ?

- Igor : Oui. C’est plus dur en raison de l’Angliru qui les surpasse tous. Mais le jour de La Rabassa, il peut y avoir des gens qui paie l’étape. C’est 225 km, La Rabassa, c’est dur... Il n’y a eu aucun col jusqu’ici, le changement de rythme peut être difficile et il peut y avoir de gros écarts. Mais bon, la Vuelta se décidera des les Asturies.

- BC : Tu as reconnu les étapes de montagne ?

- Igor : Je suis allé à vélo il y a un mois voir l’étape de l’Angliru et celle de Fuentes de Invierno et les étapes d’Andorre, ça fait un mois et demi.

- BC : C’est ci dur qu’on dit l’Angliru ?

- Igor : Plus. Peut-être étais je peu a court de forme. C’est sans doute le col le plus dur que j’ai monté et de ceux qui existent c’est un des plus durs.

- BC : L’année dernière tu as été 8e, entrer à nouveau dans le Top serait normal.

- Igor : En principe, je m’en sens capable, même s’il y a beaucoup de facteurs qui entrent en jeu, des étapes avec du vent ou des chutes massives comme celle de l’autre jour. Le parcours me convient bien. Le fait d’être devant t’empêche de gagner des étapes parce qu’on ne ta laisse pas de liberté... Je veux gagner une étape parce que c’est ce dont les gens se souviennent et je vais essayer. Je sais que ça va être très difficile. Et si j’avais une étape et un bon général, ce serait phénoménal.

- BC : Dans quelle arrivée en altitude tu aimerais gagner ?

- Igor : Dans n’importe laquelle. En fait les 4 ont quelque chose. La Rabassa, c’est en Andorre, Pla de Beret a été monté dans le Tour, Angliru est peut-être le plus important, Fuentes de Invierno est inédit, mais c’est San Isidro, un col connu.

- BC : Dans l’équipe Euskaltel Euskadi, tu as un bon bloc avec toi.

- Igor : Oui, oui. Nous sommes partis du bon pied dès le premier jour. C’est sûr que j’aurai un bon appuis.

- BC : On t’a vu très attentif en course, à l’arrivée à Puertollano tu as été le meilleur des favoris.

- Igor : Au départ, je voulais aider Koldo et en même temps tenter d’être bien placé. J’ai eu pas mal de chance. Je me voyais au sol, je ne sais pas comment j’y ai échappé... Des fois on a un 6e sens, entre une plaque d’égout et le trottoir, j’ai pu sortir. J’ai vu que c’était avant le panneau des 3 km et j’ai pensé qu’ils allaient perdre du temps, je suis allé à fond. Pour le moment je ne peux pas me plaindre.

- BC : Qui sont les principaux candidats à la victoire finale selon toi ?

- Igor : Astana est l’équipe à battre. Leipheimer est leader et ils entourent Contador à chaque instant. Il a montré aussi qu’il est très bien. Sastre s’il est ici, ce n’est pas pour se promener. Ces deux là sont les favoris et la Vuelta devrait se jouer entre eux deux. Mais il ne faut pas oublier Gesink, Mosquera et garder un oeil sur Dani Moreno. Je crois qu’il sera la surprise de la Caisse d’Epargne.

- BC : Tu espères être aux côtés de ces coureurs ?

- Igor : J’essaierai parce que si je suis avec eux, je pourrai tenter ma chance à un moment donné et essayer de gagner une étape.

Traduit d’un article en espagnol paru sur biciciclismo.com


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