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Vuelta J-2 : Interview d’Igor Anton

jeudi 28 août 2008

"Je ne peux pas me fixer de grandes exigences au classement général".


- El Mundo Deportivo (EMD) : 4 saisons comme professionnel et déjà tu te retrouves chef de file pour la Vuelta a España. Une grande responsabilité, mais aussi une vision claire de ton avenir, non ?

- Igor : Qui aurait dit qu’en si peu de temps j’allais progresser jusqu’au point de devenir le leader. Ca va être compliquer de remplacer un chef de file comme a été Samuel Sanchez l’an dernier, mais l’important c’est de prendre de plus en plus de responsabilités, mais sans plus que nécessaire. Chaque année on m’en demande plus, mais j’espère avoir encore beaucoup de Vueltas devant moi. C’est la 3e fois que je la dispute et j’ai confiance dans mes possibilités de faire aussi bien que les 2 autres fois et, si possible, un peu mieux.

- EMD : Cette année tu as beaucoup centré ta préparation sur cette course.

- Igor : Le premier pic de forme était prévu pour la Vuelta al Pais Vasco et le Tour de Romandie. Sur la première j’ai souffert un peu, mais j’ai pu la courir, et l’autre m’a mis par terre. Au final, c’est arrêt m’a fait du bien parce que j’ai allongé cette première partie de saison jusqu’au Tour de Suisse où j’ai fait la course la plus complète de ma carrière professionnelle. J’ai gagné la seconde étape, j’ai été leader pendant 4 jours et j’ai fini 3e au général. Cet exploit me donne la tranquillité et la motivation nécessaires pour être à la hauteur de ce second objectif de la saison qu’est la Vuelta. Cela en étant conscient que la Vuelta de cette année va être d’un niveau plus élevé que celles de ces dernières années.

- EMD : En quel état de forme arrives-tu à la course ?

- Igor : Bien, j’ai fait attention de ne pas être en forme trop tôt. Jusqu’à ces derniers temps j’étais un peu juste, mais ce week-end à la Clasica a los Puertos j’ai vu que j’avais progressé. Nous verrons si sur la Vuelta je peux faire un petit pas de plus, parce que j’arrive frais et motivé.

- EMD : Igor Gonzalez de Galdeano parlait de la possibilité que Koldo Fernandez de Larrea remplisse rapidement l’objectif de la victoire d’étape au sprint pour que toi tu puisses lutter avec moins de pression pour le général.

- Igor : Que Koldo gagne ou pas ne me met ni ne m’enlève pas de pression. Espérons qu’il l’aura, s’il pouvait gagner sur la Vuelta, ce serait pour lui un pas énorme et ce bonheur serait retransmis dans toute l’équipe. Après, nous verrons si je peux en gagner un autre.

- EMD : Toi tu l’as déjà fait à Calar Alto en 2006. Pour cette année, quelle est ta priorité, gagner une étape ou faire un bon général ?

- Igor : D’abord l’étape parce que c’est ce que les gens retiennent. Il n’y a pas beaucoup de possibilités, mais celles qu’il y aura, à fond. Il y a quelques étapes de montagne que je regarde. Après, le général, on verra au jour le jour. Je ne peux pas me fixer des exigence dès maintenant. L’année dernière j’ai été 8e, c’est très bien, mais plus haut je n’ai jamais essayé, aussi il faudra avancer avec prudence.

- EMD : La Rabassa, Pla de Beret, L’Angliru, Fuentes de Invierno... Quel est le final en ascension qui te plait le plus ?

- Igor : J’ai vu les 4. Ce n’est pas qu’il me plaise spécialement, mais gagner à L’Angliru c’est le faire en un lieu mythique. Gagner dans n’importe laquelle des 4 étapes serait très bien.

- EMD : Tu vois en Contador le favori principal pour gagner la Vuelta ?

- Igor : Il l’est par son palmarès, son équipe... Même si des fois cette étiquette n’est pas le meilleur, parce qu’on te surveille plus. Derrière lui, il y aura Sastre qui arrive avec un grande confiance après avoir gagné le Tour et qui donnera tout. Il faut aussi prendre en compte Klöden, Leipheimer qui a gagné la Clasica de los Puertos, Valverde, Cunego... Il va y avoir un éventail très large.

- EMD : Pour t’aider à t’approcher près d’eux, on t’a assigné quelques gregarios de luxe, comme Astarloza, Egoi Martinez ou Landaluze...

- Igor :Oui, et en plus ce sont des coureurs combattifs, qui vont dans les échappées et avec un peu de chance ils peuvent gagner une étape. Astarloza est un peu plus fatigué après le Tour, mais c’est un combattant. Il souffre toujours au maximum, mais il est généreux.

- EMD : Samuel Sanchez a placé la barre très haut après la Vuelta 2007 ! 3 victoires et le podium final. Aspirer à autant serait trop, non ?

- Igor : Je n’aime pas faire des comparaisons. Samuel est un autre type de coureur et, effectivement, il a placé la barre très haut. C’est sûr qu’il va nous manquer à certains moments, mais je vais essayer de le remplacer du mieux possible. Au moins, j’espère que les supporters seront contents de ce que nous ferons nous 9, qu’on gagne ou pas.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elmundodeportivo.es


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