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JO de Pékin - Samuel Sanchez : "Je ne suis pas un inconnu mais tout le monde surveillera Valverde"

dimanche 10 août 2008

Samu arrive aux Jeux Olympiques, son second grand objectif de la saison, aprs le Tour de France, convaincu de ses possibilités.


- Deia : Deux semaines ont passé depuis la fin du Tour. A la veille de ta première épreuve olympique, as-tu pu analyser ton rôle dans la Grande Boucle ?

- Samu : Oui, oui, j’ai eu le temps de revoir un peu tout ce qui s’est passé et j’ai essayé de faire une sorte de bilan.

- Deia : Quelle est la conclusion ?

- Samu : Ce qui était attendu, oui et non.

- Deia : C’est à dire...

- Samu : Et bien, vu ce qui s’est passé cette année, maintenant nous savons que je peux lutter pour être plus haut dans le Tour. Ca, ce serait l’aspect positif, mais bien-sûr, nous ne pouvons pas négliger que nous avons manqué de chance pour décrocher une victoire d’étape. Nous nous sommes battus, c’est sûr, et nous avons été près, mais les circonstances de course n’ont peut-être pas été idéales pour réaliser notre objectif. Je garde le positif, avec la 7e place au général après avoir surmonté le mauvais moment dans le Tourmalet.C’est bien d’être avec les meilleurs, mais personne ne peut nier que si on ne gagne pas une étape ou qu’on ne monte pas sur le podium, personne ne fait attention à nous.

- Deia : Bien, mais personnellement, intérieurement, tu te sens plus complet comme cycliste ?

- Samu : Le Tour ne m’a jamais obsédé, mais je ne peux pas nier que c’était une course que je devais régler avec moi-même. J’apprécie beaucoup, plus que ce que pensent les gens, d’avoir été parmi les meilleurs, parce que cette année, les dix premiers du général étaient là, personne n’est issu d’une échappée consentie où de n’importe quelle autre circonstance. Nous étions les plus forts, rien de plus, ceux qui étaient devant dans la montagne.

- Deia : Le Tour était ton premier grand objectif de la saison. Tu as terminé plus épuisé que tu l’espérais ?

- Samu : Psychologiquement oui. Le Tour épuise mentalement. Ce n’est pas une course facile à courir et il n’est pas facile non plus de récupérer. C’est très différent de la Vuelta pour les hôtels, la nourriture, la pression en course... J’ai fini cassé, mais j’ai pu récupérer. Après l’arrivée à Paris, je suis rentré à la maison et me suis entraîné doucement en pensant à la Clasica de Donostia (San Sebastian) où j’ai pu vérifier que j’avais pu effectivement effacer la fatigue, que j’avais bien récupéré. J’étais au moment clé avec Valverde, avec Bettini, avec Rebellin. Ca m’a renforcé.

- Deia : Pour les Jeux bien-sûr. Après la dernière Vuelta, tu disais que ta seule obsession pour 2008 était la course de Pékin.

- Samu : Ce n’était pas non plus une obsession au sens strict du mot, mais c’est sûr que c’est une date importante dans ma carrière sportive. J’ai 30 ans et je suis conscient que ce sont les seuls Jeux auxquels je pourrai participer. L’objectif est atteint, je suis ici, mais maintenant j’arrive comme je suis, après avoir vérifié mon état de forme, je pense à quelque chose de plus ambitieux.

- Deia : Une place ? Une médaille ?

- Samu : Je crois que je vais avoir ma chance parce que le circuit est très exigent. Sauf s’il y a une échappée que personne ne peut contrôler, ce qui peut arriver parce qu’ici coordonner le travail d’équipe va être compliqué, je crois que nous sommes pratiquement face aux même que sur le Tour ou à Donostia, même si il y aura toujours des surprises.

- Deia : Le circuit est si difficile ?

- Samu : Oui, oui, il est très dur. C’est qu’il y a 7 tour d’un circuit très exigent avec une montée de 12km avec des rampes à 8 et 9%. Nous allons accumuler presque 4500 mètres d’ascension, quelque chose de comparable à une étape de montagne du Tour de France.

- Deia : En parlant de toi, c’est inévitable d’en parler : et la descente ?

- Samu : Il n’y a rien à faire. C’est une autoroute dans laquelle il n’y a pas de virages. Par contre j’aime l’arrivée.

- Deia : Elle est comment ?

- Samu : En forte montée. C’est un type d’arrivée qui me va très bien et si j’arrive dans un groupe, je crois avoir une chance.

- Deia : On dit que le parcours est trop dur pour Freire, que Sastre aussi paiera la semaine de célébrations post-Tour, que Contador s’est proposé pour travailler et que Valverde est le grand favori. Quelle place occupes-tu dans cet organigramme ?

- Samu : Je crois que je peux être là jusqu’à la fin. Ca sera une course par élimination et parmi ceux qui resteront, Valverde et Bettini seront les plus surveillés. Moi je peux être la surprise.

- Deia : Mais tu n’es pas un inconnu.

- Samu : Oui, je le sais, mais je bénéficie du fait que Valverde soit le favori parce que personne ne va surveiller ma roue.

- Deia : Et si ça arrive au sprint, tu pourrais battre Valverde ?

- Samu : Je crois que non. Moi j’aurai ma chance et j’essaierai de la prendre avant. Tous seront à surveiller Alejandro et donc peut-être pourrai-je prendre ma petite chance.

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com

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