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Tour de France : le bilan de Juan Jose Oroz

jeudi 31 juillet 2008

Un reportage de cyclingnews le présente comme l’une des révélations du Tour 2008 : les impressions de Juanjo


- Diario de Noticias (DN) : Tu as déjà envie de courir après 3 semaines si intenses ?

- Juanjo : Bon, il faut se reposer et bien récupérer, parce que le corps en a besoin, mais je n’ai pas terminé exagérément fatigué et il vaut mieux ne pas m’endormir parce que je vais tenter de poursuivre jusqu’à la Clasica (a San Sebastian, le 2 août) et le Tour du Benelux. Là j’arrêterai ma saison et je pourrai déconnecter.

- DN : Il faut te féliciter. Le Tour de France était ton premier grand tour et tu as réussi à arriver à Paris.

- Juanjo : En fait, ça m’a fait plaisir d’arriver à Paris, avec tant de gens... C’est un jour très spécial que j’avais toujours vu à la maison. Je suis très satisfait.

- DN : C’est sûr qu’il y a 4 ans, quand tu étais prêt à raccrocher le vélo, tu ne te voyais pas sur les Champs Elysées.

- Juanjo : Je n’en ai parlé à personne, mais c’est ce à quoi j’ai le plus pensé en entrant à Paris, cette année où je ne pouvais plus faire de vélo. Je me disais : je suis ici, à Paris. Ca m’a fait en profiter encore plus.

- DN : Et tu ne t’es pas contenter de terminer le Tour, on t’as vu.

- Juanjo : J’ai essayé de nombreuses fois, mais ce Tour n’a pas été comme ceux des années précédentes, il n’y a pas eu beaucoup d’échappées qui arrivent au bout. Elles ont été plus sélectionnées et il y a eu peu de possibilités, mais oui j’ai essayé, et si je reviens au Tour d’autres fois on verra si j’ai plus de chance.

- DN : Tu espérais si bien marcher pour ton premier tour de 3 semaines ?

- Juanjo : Au final, il faut se rendre compte qu’on court avec les mêmes personnes que le reste de l’année et il ne faut pas se laisser impressionner par le Tour. Moi, je n’avais pas une idée concrète, à part de vouloir bien travailler pour l’équipe. Je ne sais pas si je l’ai bien fait ou pas.

- DN : Egoi Martinez disait qu’à partir de maintenant, tu dois courir le Tour quelle que soit l’équipe.

- Juanjo : J’espère. Les mots d’Egoi me font plaisir. Mon intention est de continuer à travailler ainsi et, où que je sois, si on compte sur moi je tâcherai d’être prêt. Et si un jour je suis capable de disputer une étape comme Egoi, on n’en est pas encore là, ce serait un repère.

- DN : C’est si dur le Tour ?

- Juanjo : C’est très dur. Il se passe quelque chose tous les jours. L’étape de transition typique n’existe pas dans le Tour. Les coureurs sont très bons et ceux qui venons pour la première fois nous ne pouvons rien faire d’autre que d’apprendre de gens comme Egoi et d’autres et tenter de suivre au jour le jour.

- DN : Qu’est-ce qui t’a le plus plu ?

- Juanjo : Les parcours, les gens qu’il y a tous les jours au départ, à l’arrivée, au bord des routes... Le Tour plait, il séduit beaucoup.

- DN : Il y a quelque chose qui ne t’a pas plu ?

- Juanjo : Bien sûr il y a des moments durs où on souffre beaucoup et qui ne se voient pas à la télé. Me j’ai tout aimé.

- DN : Tu fais une belle saison. Tu as réussi à terminer toutes les grandes classiques et maintenant le Tour.

- Juanjo : En réalité je suis très satisfait. J’ai bien commencé, ensuite je me suis un peu reposé pour le Tour et il semble que j’ai réussi à garder le niveau. On va voir si dans le peu qu’il reste j’arrive à suivre la même ligne.

- DN : Tu t’es surpris toi-même ?

- Juanjo : Au final, je suis ma ligne, comme toujours. Je ne me fixe pas d’objectif à part de bien faire les choses et rien d’autre. Surpris ? Je ne sais pas.

- DN : Ton rendement n’est pas passé inaperçu. Sur cyclingnews.com, un des grands sites web du cyclisme international, il y a un grand reportage te présentant comme l’une des révélations.

- Juanjo : Qu’un site comme ça, de cyclisme international, te mette en avant, ça fait très plaisir, mais quand tu commences à trop regarder ces choses là, les problèmes commencent et tu ne fais plus les choses comme il faut. Je préfère m’occuper de continuer à bien travailler et tout ce qui viendra sera le bienvenu.

- DN : Vous n’avez pas obtenu la victoire.

- Juanjo : C’est dommage parce que l’équipe la méritait. Egoi est passé très près, et en plus de Prato Nevoso, un autre jour aussi on la méritait, Samuel Sanchez aussi aurait pu... L’équipe a été très bien, mais dans le Tour tout est très cher et c’est très difficile d’obtenir quelque chose. L’équipe avait le niveau pour remporter une victoire.

- DN : Egoi était blessé de n’avoir fait que second à Prato Nevoso ?

- Juanjo : Moi je l’ai trouvé satisfait, parce que c’est une grande action. Faire second dans une étape de haute montagne du Tour est très difficile et il s’est montré à lui-même qu’il a le niveau pour gagner une étape dans le Tour, mais en même temps il avait la rage d’avoir été second en sachant qu’il était meilleur que le premier.

- DN : La 4e place par équipe est une bonne note pour la formation.

- Juanjo : Ca nous fait très plaisir, parce que ce sont les meilleures équipes du monde, et après 21 jours nous sommes 4e. Et je suis convaincu que sans sa chute, Verdugo aurait fait un grand Tour et nous aurions été encore plus à l’avant.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariodenoticias.com

Voir en ligne : Le reportage de cyclingnews.com sur Juanjo Oroz


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