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Tour de France : le bilan de Samuel Sanchez

mardi 29 juillet 2008

"Je pense que nous avons l’équipe pour faire beaucoup mieux à l’avenir"


- Diario Vasco (DV) : Comment as-tu terminé le Tour, une course que tu n’as plus courue depuis 2003 ?

- Samu : Physiquement un peu fatigué. J’avais envie de le terminer. Psychologiquement, il a été très dur, très long. On ne mange pas bien, les hôtels sont plus justes que ceux qu’il y a ici, on n’est pas dans son ambiance, à la maison. Il y a plus de pression que dans les autres courses. Et le tout finit par affecter le rendement physique.

- DV : Tu finis 7e au général, qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

- Samu : C’est un triomphe personnel dans une course pour laquelle j’avais un grand trac. Je m’étais préparé à ce qui m’attendait. J’avais peur. Il y a eu des moments où j’ai manqué un peu de chance, comme dans le Tourmalet et la Bonette. La course, les étapes, partaient d’une manière qui ne m’était pas favorable. La montée à l’Alpe d’Huez s’est bien passée, mais la course est comme elle est. Au général, ça n’est pas mal, même si les circonstances, la succession des jours marquent beaucoup.

- DV : Cette année, il n’y a pas eu d’échappée qui ait amené un coureur dans les 10 premiers au général. Pourquoi ?

- Samu : A cause de la façon dont ça s’est couru. Les 10 premiers du général, nous sommes là, suite au travail quotidien tout au long de 21 jours. Celui qui a eu une défaillance un jour est tombé. C’est sûr.

- DV : Tu as quitté le Tour avec un désir non accompli ?

- Samu : Ne pas gagner d’étape, ce doit être le plus important de cette course. Ca veut dire être reconnu. Quand on gagne, c’est quelque chose de très personnel. Dans le futur, je pense qu’on peut faire mieux.

- DV : Tu as perdu ta peur du Tour ?

- Samu : La peur, oui, le respect, non.

- DV : Tu vas te reposer quelques jours ?

- Samu : Me reposer !! J’ai la Clasica San Sebastian devant moi et ensuite les Jeux Olympiques. Après le repas du dimanche soir avec toute l’équipe je suis vite parti me coucher. Moi, si je suis concentré sur quelque chose, je le fais à fond.

- DV : Même pas peut-être un petit bain à la plage ?

- Samu : Tu es fou !! La plage je ne m’en approche pas. En pleine saison, ça n’arrive jamais. Quand j’ai des courses je suis concentré à fond. Je ne vais même pas diner à l’extérieur. Je ne perds ma concentration pour rien. J’aime être à la maison avec les gamins, avec la famille. Avec la Clasica San Sebastian et les Jeux devant moi, je dois me préparer. J’y jouerai une bonne part de ma saison.

- DV : Qu’est-ce que tu penses de la Clasica San Sebastian ?

- Samu : C’est une course qui, quand je l’ai couru, m’a bien convenue. J’ai terminé dans les 10 premiers. Je ne connais pas le nouveau final, mais j’irai le voir le vendredi. C’est une course qui me plait beaucoup, mais je crois que c’est pour des gens plus rapides que moi.

- DV : Qui ?

- Samu : Des coureurs comme Valverde, Freire, Rebellin, Bettini. Moi, je peux me mettre dans ce groupe qui est très large. Des favoris il y en a beaucoup. Le niveau est très élevé.

- DV : Et Jaizkibel, c’est si décisif ?

- Samu : Dans Jaizkibel une part de la course se joue, mais il reste beaucoup de kilomètres jusqu’à l’arrivée. L’année où Tino Zaballa a gagné, 5 ou 6 coureurs étaient partis à l’avant. Derrière, on ne s’organisait pas trop. Pour la course c’est bon, il reste une incertitude jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’apparaisse la ligne, mais si tu es dans la cassure, il n’y a rien à faire.

- DV : Tu as l’air très maigre, quel est ton poids ?

- Samu : En fait, je suis arrivé très maigre au départ de Brest. Je pesais 65kg et j’en ai perdu 1 dans toute la course.

- DV : C’est si important le poids dans les montées ?

- Samu : Putain, si ça influe !! Sur des cols longs, ça va mieux, mais dans les courts, qui sont plus explosifs, tu sens que tu as perdu l’étincelle. Tu perds beaucoup de masse musculaire et ça se remarque sur une course comme le Tour.

- DV : Comment qualifierais-tu ce qu’a fait Euskaltel Euskadi dans ce Tour ?

- Samu : Moi, j’ai l’impression, et je crois que l’équipe aussi, que dans le futur nous pouvons faire mieux. Nous avons fait 2 secondes positions en deux étapes, nous avons mis un coureur dans les 10 premiers, nous avons été 4e au général par équipe. Nous devons faire en sorte que les erreurs commises ne se répètent pas.

- DV : Quelles erreurs ?

- Samu : Des choses qui se passent en course, des plans, ce qui se passe dans toute les épreuves cyclistes. Ce n’est pas qu’une personne ait fait une erreur. Ce sont des choses qui, une fois qu’on les analyse, on pense, ’si je l’avais fait d’une autre manière’, au mieux, on aurait obtenu de meilleurs résultats. Je pense que nous avons l’équipe pour beaucoup mieux réussir à l’avenir. Nous sommes un groupe jeune. Ce qui se passe c’est que si on ne gagne pas, on donne l’impression qu’on ne fait rien.

- DV : Et toi, tu peux gagner le Tour ?

- Samu : Des étapes, oui. Ce n’est rien de facile, mais j’ai déjà tutoyé les premières positions cette année.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariovasco.com


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