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Tour de France : Interview de Juan Jose Oroz

jeudi 17 juillet 2008

"Dans les Pyrénées, le comportement des supporters basques procure beaucoup d’émotion, je me suis senti fier d’appartenir à l’équipe Euskaltel Euskadi. Tôt ou tard nous aurons une victoire, c’est sûr"


- Gara : Il y a moins de 2 ans, tu voyais ton futur dans le cyclisme avec difficulté et maintenant tu as une place sur le Tour…

- Juanjo : Je ne pensais pas que le cyclisme s’arrêterait là parce que j’avais fait une belle saison, mais j’étais sans équipe, Kaiku s’arrêtait et je ne voyais pas de sortie. J’ai eu la chance que la Fondation Euskadi et Alvaro Gonzalez de Galdeano se rappelle de moi, me fassent courir pour Orbea et voyez où je suis aujourd’hui. Je dois les remercier de s’être souvenus de moi en ce mois de novembre. Sans ça je ne serais pas là.

- Gara : A partir de là, tout est allé très vite parce que ça faisait à peine plus d’une an que tu étais chez Orbea quand tu as réussi à entrer dans l’équipe Euskaltel.

- Juanjo : J’étais à Alcobendas quand ils m’ont dit que je passais à Euskaltel après la Vuelta a Asturias. Je faisais une bonne saison, j’ai tenté de continuer comme ce que j’ai toujours fait. Le secret c’est la constance. Chez Orbea je travaillais d’une manière, ici pareil et je vais continuer à le faire comme ça dans le futur. Arriver si rapidement sur le Tour n’est pas une chose facile, il faut répondre. Dès le premier jour de l’année, nous travaillons du mieux possible et je vais continuer ainsi. Je ne vais rien changer et après être venu ici, avec plus de moral encore pour le futur.

- Gara : Quand tu t’es vu dans le 9 définitif pour le Tour ?

- Juanjo : Je n’ai cru à aucun moment que j’allais venir. Après le Dauphiné ils m’ont dit comment me préparer pour le Tour et que je me reposerai, mais avant d’être au départ de Brest je ne me voyais pas ici parce que ce n’est pas du tout facile d’entrer dans les 9. Nous tenterons d’apporter le maximum, c’est l’objectif. Que parmi tous les autres, nous portions le nom d’Euskaltel Euskadi le plus haut possible. Des jours comme ceux des Pyrénées te rendent fier d’être un coureur de cette équipe.

- Gara : Qu’est-ce qui a attiré ton attention dans ton début de Tour ?

- Juanjo : Tout ce qui bouge, sa grandeur. Il y a une masse de gens incroyable dans toutes les étapes. Et la tension des premiers jours est ce qui a le plus attiré mon attention. On te raconte de tout et au final tu sais rien tant que tu n’es pas là. Les 2 premiers jours, je me suis habitué, j’ai pris la mesure du Tour, mais une fois passées ces étapes, on se rend compte qu’on est le même coureur, c’est une course de plus et la même douleur dans les jambes et qu’il faut le penser ainsi, sinon, on ne fait rien ici.

- Gara : Mais sûrement que ce qui t’a le plus marqué, c’est le passage par les Pyrénées…

- Juanjo : J’avais envie d’aller dans les Pyrénées. Ca fait une dizaine d’années que je viens toujours voir les étapes du Tour, d’abord avec mes parents, puis avec ma fiancée, Josune Murillo, qui est cycliste aussi. J’ai passé beaucoup d’années à encourager et cette année, je me suis retrouvé de l’autre côté et j’en ai vraiment profité. Il y a des moments très spéciaux, on vois des gens connus ou pas, mais tous nous encouragent et c’est une très belle sensation. Ca m’est arrivé dans les classiques, où on nous encourage beaucoup, mais ce n’est pas comme ici. Le comportement des supporters basques procure beaucoup d’émotion, ça m’a rempli de joie et je me suis senti fier d’appartenir à cette équipe.

- Gara : Dans ces moments on sent la différence entre porter le maillot de Kaiku et celui d’Euskaltel, qui représente tout un peuple ?

- Juanjo : Ce sont des équipes différentes. Kaiku était un autre type d’équipe, avec tout le respect à ce qu’est Euskaltel. Chaque équipe a son moment.

- Gara : Comment t’es-tu senti en course ?

- Juanjo : Les 2 premiers jours je me suis jaugé, mais je me suis préparé et j’essaie de faire notre travail en course, chercher notre place et nous verrons si ces jours ci je peux aider nos leaders et tenter de prendre notre chance dans une échappée qui va au bout.

- Gara : Tu te contente d’une échappée ou tu rêves d’une étape ?

- Juanjo : Il ne faut se contenter de rien ici. Comme dit Igor, ici il se passe quelque chose tous les jours, nous sortons du bus motivés et chaque étape a son plan de bataille. Il faut avancer au jour le jour. Nous ne pouvons pas penser à la 3e semaine. Hier nous nous sommes reposé et il faut être bien chaque jour.

- Gara : Jusqu’ici le Tour ne s’est passé comme le souhaiterait l’équipe ?

- Juanjo : Il faut un peu de patience. Le Tour n’est pas terminé. Il reste le plus dur, l’équipe n’est pas mal et cette année, la course peut aller comme elle veut, avec une étape, tout est réglé. Les jambes sont là et l’envie aussi parce que l’équipe va bien. Je crois que ce Tour va bien se passer, il faut garder confiance. C’est clair que si nous commençons à perdre espoir, ça ira mal. L’équipe fait bien les choses, mais le cyclisme n’est pas les mathématiques et dans le sport il y a beaucoup de compétences et un grand niveau. En suivant la ligne que nous suivons, tôt ou tard nous aurons une victoire, c’est sûr. En théorie, maintenant il va y avoir beaucoup d’étapes pour ça. Parmi 200 coureurs tout le monde veut prendre les échappées et c’est difficile, mais tous les jours nous avons été là, il reste des étape et nous y arriverons.

- Gara : Tu sens de l’anxiété dans l’équipe par rapport à la victoire d’étape que vous n’obtenez plus depuis 5 ans ?

- Juanjo : De l’envie, il y en a c’est clair et c’est bon, parce que nous savons que, dans l’équipe, nous avons les capacités pour l’obtenir. d’ici à Paris, il reste des possibilités et il ne faut pas avoir le moindre doute que nous allons tenter et que nous allons réussir. Nous y sommes, il reste des étapes et nous y arriverons.

- Gara : Comment vois-tu Astarloza et Samuel Sanchez après les Pyrénées ?

- Juanjo : Je les vois tous les 2 très bien. Samuel va aller de mieux en mieux comme à chaque fois et Mikel va être plus à l’aise dans les Alpes, c’est sûr, ça lui convient mieux. Avec ces 2 coureurs il faut être ambitieux et tous doivent être confiants parce qu’ils marchent très bien et le Tour ne fait quasiment que commencer.

- Gara : Tu soulignerais une anecdote que tu as remarqué dans ton premier Tour ?

- Juanjo : L’autre jour, dans une étape dure dès le départ, j’ai tenté de prendre l’échappée dans un col de 3e catégorie, nous sommes quasiment morts pour arriver à sortir à 8 coureurs et après 3 minutes, apparaît Kirchen seul qui nous fiche l’échappée en l’air. Ca montre comment tout coûte cher ici.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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