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Tour de France : Interview de Juanjo Oroz

samedi 12 juillet 2008

C’est un rêve à 100%. La route est pleine de monde. C’est quelque chose d’impressionnant, je ne l’ai jamais vu ailleurs.


- Orbea : C’est ta première participation au Tour de France. Quel bilan fais-tu de ce qui a été parcouru et quelles sensations as-tu eu dans ces premiers jours ?

- Juanjo : Ce qui m’a le plus impressionné, c’est la tension qu’il y a. C’est quelque chose que je n’ai vécu dans aucune course, ni même dans les classiques. Il faut prendre en compte qu’il y a 200 coureurs en forme et qui veulent être en tête et cette tension est palpable du kilomètre 1 à l’arrivée. C’est très nerveux les premiers jours, parce qu’ici tout est grand, beaucoup de public, beaucoup de répercussion médiatique... et au début c’est impressionnant. Mais ensuite les jambes commencent à être douloureuses, comme dans toutes les courses, et il faut penser que ce n’est qu’une course parmi d’autres.

- Orbea : Y a-t-il quelque chose qui a attiré ton attention que tu n’as pas vu dans d’autres courses, le niveau d’exigence, la manière dont se déroulent les étapes... ?

- Juanjo : Le final des étapes et les derniers kilomètres, où ça va plus vite que jamais, tout le monde, toutes les équipes veulent aller devant, et ça forme une "boule" de cycliste en tête. Un autre détail qui a beaucoup attiré mon attention, c’est le public. Parce que sur 200km que peut faire une étape, la route est pleine de monde. C’est quelque chose d’impressionnant, je ne l’ai jamais vu ailleurs.

- Orbea : L’objectif de l’équipe est d’être devant et de se faire voir. On t’a donné un autre objectif individuel en course en plus de celui là ?

- Juanjo : Le principal, c’est de réaliser l’objectif de l’équipe et au plan individuel on m’a fixé d’arriver bien sur le Tour et je crois que je l’ai fait. Maintenant c’est la course qui nous dictera l’objectif en fonction de ce que font nos leaders. J’aimerais donner un bon coup de main à nos leaders là où il faudra. J’espère le faire bien.

- Orbea : Où penses-tu que l’on verra l’équipe et Juanjo Oroz ?

- Juanjo : Dans les étapes de montagne, l’équipe répond bien. Haimar, Mikel et Samuel sont très forts et les autres coureurs nous arrivons avec une bonne forme physique. Je crois que dans les Pyrénées on pourrait voir une bonne étape d’Euskaltel Euskadi. Quant à moi, je n’ai aucune étape marquée, et comme nous dit Igor (Gonzalez de Galdeano) "dans le Tour tous les jours sont importants". Je ne sais pas quelle étape peut être mon opportunité, l’important c’est que je la vois et que je m’en serve.

- Orbea : Tu suis une stratégie concrète pour affronter la course ?

- Juanjo : Je vis la course au jour le jour, parce que comment peut-on penser à une étape plus éloignée que celle du jour suivant, dans les Pyrénées, les Alpes... c’est assez dur. En plus le Tour est trop important pour ne pas utiliser des journées où tu pourrais faire quelque chose de beau.

- Orbea : Tu as réalisé un calendrier de course assez calme pour arriver bien sur la Tour et comme tu le disais, tu es arrivé au top physiquement. Comment espères-tu arriver à la fin de la compétition ?

- Juanjo : Je n’ai jamais fait le Tour et je ne sais pas comment le corps va répondre. Je n’arrive pas chargé de courses et je crois que je suis frais, mais aussi tu te rends compte qu’ici les jours usent beaucoup. J’essaierai d’aller au mieux, mais c’est la course qui dira comment j’irai.

- Orbea : Tu disais avant de partir que ce qui te plairait le plus serait de vivre une étape des Pyrénées avec toute la marée orange en train de t’encourager. Tu as une prédilection pour une en particulier ?

- Juanjo : Je me souviens que gamin je voyais monter les cyclistes à Hautacam, au Tourmalet... et j’ai toujours cru que simplement passer par là était quelque chose de grand. Espérons que les jambes et le corps répondront dans l’une de ces étapes et que nous pourrons faire quelque chose de bien. Ce serait un rêve accomplis.

- Orbea : C’est beaucoup d’heure à vélo. Qu’est ce qui te passe par la tête dans ces moments ?

- Juanjo : On a le temps pour penser à beaucoup de choses. Les premiers jours par contre, il y avait tellement de tension que je n’avais pas le temps de penser à autre chose, il n’y a pas une minute de relaxation, c’est vrai. Dans les mauvais moments, tu penses : tu es dans le Tour et tu ne peux pas te retirer, et tu ne fais rien d’autre que continuer vers l’avant.

- Orbea : En un an, tu es passé d’Orbea-Oreka SDA à Euskaltel Euskadi et à participer au Tour. Peut-on dire que cette année tu as atteint ton but ?

- Juanjo : En fait, en venant au Tour, j’étais très satisfait, c’est la course dont je rêve depuis toujours. Je me suis toujours fixé ma carrière année après années, maintenant que je suis sur le Tour, j’espère pouvoir le mettre à profit et en tirer un bénéfice.

- Orbea : Pour la majorité des cyclistes, courir cette course est un rêve, mais certains passages se transforment en cauchemar. C’est peut-être tôt pour le dire. Rêve ou cauchemar ?

- Juanjo : C’est un rêve à 100%. En supposant qu’il y a de mauvais moments, dès le premier jour on en voit de toutes les couleurs et il faut beaucoup souffrir, pas seulement dans les Alpes et les Pyrénées. C’est une course qui va à 1000 km/h et dans laquelle il faut beaucoup se préparer, mais c’est ce dont nous rêvons et ça ne peut jamais être un enfer.

Traduit d’un article en espagnol paru sur orbea.com


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