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Tour de France (J-2) : Interview d’Igor Gonzalez de Galdeano

jeudi 3 juillet 2008

Tactique d’équipe et analyse du parcours.


- Deia : Avec quelles sensations l’équipe Euskaltel Euskadi arrive-t-elle sur le Tour de France ?

- Igor Gonzalez de Galdeano (Igor GG) : Nous arrivons optimistes suite au mois de juin qu’a réalisé l’équipe. De l’Euskal Bizikleta au Tour de Suisse ça a été un mois très positif pour nous et en ce sens nous arrivons optimistes, mais conscients de ce qu’est le Tour. Moi, je l’ai couru de nombreuses fois, comme coureur et cette course est différente de toutes les autres et tu avoir beaucoup de surprises.

- Deia : Quel sera l’objectif avec lequel l’équipe se présentera samedi sur la ligne de départ ?

- Igor GG : En premier, c’est reproduire ce que nous avons fait l’année dernière en tant qu’équipe, maintenir notre attitude, et tenter de remporter une étape. Nous savons que Samuel Sanchez, Haimar Zubeldia et Mikel Astarloza ont fait des choses importantes au niveau du classement général dans de nombreuses courses importantes et que dans ce Tour aussi nous pouvons bien nous classer, mais l’objectif réel c’est l’étape.

- Deia : J’imagine que ça pourrait être dans les Pyrénées.

- Igor GG : Si on peut, oui, mais je crois que ce ne sera pas le cas, parce que plus tôt ça arrivera et mieux ce sera.

- Deia : Et si il fallait choisir entre une victoire d’étape et le podium à Paris ?

- Igor GG : Ce qui est clair, c’est que si tu fais le podium à Paris, c’est parce que tu as été près de gagner une étape, parce qu’une chose et l’autre sont liées. Aujourd’hui, je parie sur une victoire d’étape parce que c’est notre objectif et c’est ce que nous devons essayer d’obtenir.

- Deia : En regardant les coureurs Euskaltel Euskadi qui partent, les adversaires et le parcours du Tour, tu crois qu’être sur le podium final est une possibilité réelle ?

- Igor GG : Nous avons des coureurs qui ont été sur le podium d’un grand tour, comme Samuel Sanchez qui a été dans les 3 premiers de la Vuelta a España, mais la Vuelta n’est pas le Tour. Il faut attendre. Ce n’est pas impensable, mais aujourd’hui il y a des coureurs qui en sont plus capables que les notres. Il y a des cyclistes qui ont montré plus de choses.

- Deia : Sachant que les candidats pour le général sont Samuel et Haimar, que doivent-ils faire pour tenter de monter sur le podium ?

- Igor GG : Surtout avoir l’agressivité nécessaire. Par exemple, l’année dernière, Haimar pour finir 5e a du entrer dans une échappée qui est arrivée avec une avance de 5 minutes et c’est ça qui l’a amené à ce poste. Pour autant, nous devons être conscients que dans un face à face avec Alejandro Valverde ou Cadel Evans, ils ont été meilleurs, et donc nous devons jouer stratégiquement pour créer la différence.

- Deia : Samuel Sanchez revient au Tour de France, une course qu’il n’a pas couru depuis son abandon en 2003. Comment le vois-tu ?

- Igor GG : Je le vois très bien. Nous avons fait un pari risqué et plein de sacrifices, qui est de tout jouer sur le Tour, mais lui est convaincu qu’il peut être bien et que les choses iront comme il l’entend.

- Deia : Ca peut peser le fait qu’il est resté si longtemps sans courir cette épreuve du point de vue de l’inexpérience ?

- Igor GG : L’inexpérience ne va pas influer. Dans tous les cas il devra s’adapter aux caractéristiques de la course et au mois au cours duquel elle se déroule. C’est ça qui peut lui peser le plus à mon avis. Samuel est un coureur expérimenté.

- Deia : Si l’objectif de l’étape se complique, au moins vous devrez tenter de donner l’image d’une équipe combattive et avec une forte présence en course comme l’année dernière.

- Igor GG : C’est ça. Si nous courons avec le même esprit qu’en 2007, nous avons une équipe très complète et avec beaucoup de possibilités de gagner à chaque fois que nous aurons un coureur d’Euskaltel Euskadi dans une échappée. Cette année, il y a des possibilités.

- Deia : Et comment Igor Gonzalez de Galdeano voit ce Tour ? Qui sont ses favoris ?

- Igor GG : Il n’y a pas de leader solide, et donc je parlerais plutôt d’équipes favorites. Je parlerais de la CSC, un bloc très complet avec Carlos Sastre, les frères Schleck et avec des coureurs comme les notres qui peuvent peuvent tirer leur épingle du jeu d’une échappée ; La Silence-Lotto de Evans, la Caisse d’Epargne avec Alejandro Valverde, la Rabobank de Menchov et Freire... Chacun a des cartes pour jouer de façons diverses.

- Deia : Bien que tout le monde parle d’Evans et Valverde, il y a aussi un bon groupe de coureurs en deuxième ligne qui peuvent gagner la course.

- Igor GG : C’est exact. Nous sommes à un changement de génération et des gens comme Damiano Cunego ou Denis Menchov doivent faire le pas cette année. En plus, comme tous les ans, il y aura sûrement une surprise et j’espère que ce sera le rôle d’un cycliste d’Euskaltel Euskadi.

- Deia : Tu crois que l’absence d’Alberto Contador et de son équipe, Astana, va rendre la course plus incontrôlable ?

- Igor GG : Je crois que ça va être une épreuve plus difficile à contrôler, pas qu’elle sera sans contrôle ou folle, au point qu’un coureur puisse arriver ou prendre le maillot jaune. Mais oui, je pense qu’il y a des coureurs de deuxième ligne qui peuvent avoir leur jour de gloire dans le Tour.

- Deia : Et penses-tu du parcours de l’épreuve ?

- Igor GG : Initialement ça me semble être un tracé dur, plus exigent que les autres années. Les premières étapes en Bretagne seront nerveuses parce qu’elles sont pleines de petites côtes et sur des routes sinueuses. En suite on part sur le Massif Central et après dans les Pyrénées. Pour autant, dans la 10e étape nous ne saurons pas qui gagnera le Tour, mais saurons qui ne le gagnera pas.

- Deia : Et le bouquet final, les Alpes.

- Igor GG : C’est ce qui va marquer la course. Ca va être très dur, ce sont des étapes très compliquées.

- Deia : En plus, cette année, il y a moins de kilomètres de contre la montre.

- Igor GG : Ils ont choisi de supprimer le prologue, mais le 4e jour il y a déjà un chrono où les spécialistes pourront prendre du temps avant d’avoir à affronter les Pyrénées.

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com


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