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Tour de France (J-2) : Interview d’Haimar Zubeldia

jeudi 3 juillet 2008

Haimar, l’un des coureurs les plus expérimentés sur le Tour réponds aux questions concernant sa préparation, ses ambitions et son futur.


- DiarioVasco (DV) : Qu’as tu fait nouveau pour ce Tour 2008 par rapport aux autres années ?

- Haimar : Quelques choses ont changé. Jusqu’à Paris-Nice nous avons fait un pic de forme. J’ai bien commencé le Challenge de Mallorca et j’ai fini l’épreuve malade. J’ai passé une semaine au lit, en essayant de ne pas avoir à prendre d’antibiotiques. Je suis allé courir à Valence et je l’ai payé sur le Paris-Nice. La seconde partie de la saison, avec le Tour de Romandie, la Volta et le Dauphiné m’a permis de m’améliorer de course en course, de trouver la forme progressivement.

- DV : Je te vois très maigre.

- Haimar : Je suis bas en poids que les autres années. Je fais 67kg.

- DV : Et puis tu es devenu papa et tu as eu beaucoup de fatigue avec la petite.

- Haimar : Non, non (sourire). En fait Ane ne pose pas de problèmes. Elle va très bien.

- DV : Tu es un vétéran dans le Tour. Tu as pris la mesure de l’épreuve ?

- Haimar : Ca va être mon 8e Tour. J’ai fait 5e en 2003 et en 2007, 8e en 2006. J’ai eu 40 jours de compétition et la saison a été centrée sur le Tour. La seule chose que j’ai changé, c’est le début. Le corps se fait, il s’habitue. Ca fait 8 ans que je fais cette préparation, moins une, où j’ai couru le Giro.

- DV : En quoi le Tour a-t-il changé de 2003 à 2008 ?

- Haimar : Avec les participants. Il y avait Armstrong, Ullrich, Vinokourov, Hamilton. De toute façon, le Tour c’est toujours le Tour, ça va vite. Moi aussi j’ai changé, j’ai plus d’expérience.

- DV : Des 10 premiers d’alors, seuls restent en activité Moreau, Sastre et toi.

- Haimar : Je ne le savais pas. La course était plus claire, contrairement à cette année. Il n’y a pas de leader fixe, parce qu’il n’y aura pas un leader qui aura la domination d’Armstrong. Il y aura moins de contrôle. Je crois que sont les plus grosses différences. Même s’il n’y a pas de leader solide dès le départ, je pense que la responsabilité retombera sur Lotto.

- DV : On le remarque beaucoup le changement de noms qu’il y a dans le cyclisme ?

- Haimar : Oui, on le remarque. Beaucoup de ces coureurs étaient des références. On le sent dans le peloton, ça influe sur tout. Si Contador courait il y aurait plus de contrôle. Valverde aussi peut prendre la succession. Je l’ai vu très bien dans le Dauphiné Libéré. Il est face à sa grande chance. Dans la Vuelta on a vu qu’il baissait sur la fin. Il lui manquait la régularité. Il peut avoir le Tour dans les jambes.

- DV : Des 7 Tours que tu as courus, dans lequel était-tu le mieux ?

- Haimar : Dans celui de 2003. Je suis optimiste pour cette année. C’est difficile de comparer comment j’étais à cette époque et maintenant. Ca change beaucoup. Les situation sont complètement différentes.

- DV : L’année dernière aussi tu as fini 5e ?

- Haimar : Le résultat final est le même, mais en 2003 les choses allaient beaucoup mieux en chrono.

- DV : Qu’est-ce qui s’est passé en chrono ? Il y a eu une époque où tu les faisais à un bon niveau et après ça a baissé. Pourquoi ?

- Haimar : Je ne sais pas. Au Dauphiné j’ai fait un bon prologue. Dans le long contre la montre j’ai perdu 40". C’était le temps de Samuel. En montagne j’ai mieux marché, c’est clair. Cette année dans le Tour, il y a 80km de contre la montre, les autres années il y en avait 100. C’est 20km de moins.

- DV : Comment tu le trouves ce Tour ?

- Haimar : Le tracé ressemble à celui de tous les ans. Ce qui change c’est que les Pyrénées sont avant les Alpes qui vont être très sélectives. Les Pyrénées ce sont des cols plus connus. Dans les Alpes, ce sont des cols très durs, où on monte à plus de 2000 mètres. C’est dans les Alpes que le Tour se décidera. Avant d’arriver là, on saura qui ne gagnera pas le Tour.

- DV : Qu’est-ce que tu penses réellement de ce Tour ?

- Haimar : Que j’ai une chance de faire quelque chose d’important. Le grand favori est Evans. Ca va être une course au jour le jour. Les objectifs concret nous les poserons sur place, sur des choses dont on voit qu’on peut les obtenir.

- DV : Et toi, dans quel groupe tu te mets ?

- Haimar : Dans celui qui est derrière Evans, avec Sastre, Menchov, les Schleck, Cunego, Valverde. Quelqu’un d’Euskaltel peut être avec eux.

- DV : Tu attends quelques surprises ?

- Haimar : Pour moi, Michael Rogers et Maxime Monfort peuvent être les surprises.

- DV : Et Euskaltel Euskadi, comment ça va fonctionner ?

- Haimar : L’idéal serait qu’on fonctionne comme l’année dernière, en groupe, en étant protagonistes. On peut atteindre le podium. En courant ainsi, le jour où Vinokourov a gagné dans le Peyresourde j’aurais pu disputer l’étape. Avec Samuel Sanchez et Mikel Astarloza, je suis plus tranquille. Gagner une étape tôt nous tranquilliserait.

- DV : Tu es de ceux qui finissent leur contrat. Que sera ton futur ?

- Haimar : D’abord, je veux courir le Tour, qui influera, c’est sûr. Je ne me fixe rien. J’ai toujours été content, je n’ai connu que cette équipe et j’aimerais connaître d’autres choses. Je n’écarte rien. J’aimerais avoir un contrat de 2 ans. J’ai de la chance, je fais ce qui me plait et ça ne m’ennuie pas de m’entrainer. J’ai les envies et les espoirs d’il y a 5 ans. D’ici à un mois, les choses à ce sujet seront plus claires. Je ne pense pas à ça en permanence, mais je ne l’oublie pas non plus.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariovasco.com


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