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Tour 2008 : Double interview de Samuel Sanchez

mercredi 2 juillet 2008

Deux interviews où Samuel Sanchez fait le point sur sa participation au Tour de France.


1e interview de Samuel Sanchez :

- Orbea (O) : Le grand objectif de la saison commence. Tu penses pouvoir être au Top ?

- Samu : Oui, c’est la course que je prépare depuis le début de l’année, nous avons changé les objectifs et le calendrier de courses pour le Tour, et nous espérons y jouer un bon rôle. Nous essaierons par tous les moyen de gagner une étape, parce que la seule chose qui manque à l’équipe ce sont d’avoir quelques victoires.

- O : Il s’est écoulé 5 ans depuis ta dernière participation, et tu dis que tu es un autre coureur, plus mûr. Qu’est-ce qui a changé en Samuel Sanchez pour lui permettre d’affronter le Tour de France 2008 avec optimisme ?

- Samu : Beaucoup de choses ont changé. J’ai 5 ans de plus... et un podium dans une Grande course (la Vuelta 2007). Maintenant, j’ai une autre manière d’affronter une course de 3 semaines et les entraînements. Dans ces 5 années j’ai obtenu de grandes victoires, de la confiance en moi et de la régularité. Ce sont des changements psychiques et physiques.

- O : Tu as dit à de multiples occasions que le Tour ne quitte pas tes rêves, maintenant que en as fait un de tes principaux objectifs et à peu de jours de commencer, tu deviens insomniaque ?

- Samu : En fait, je suis très tranquille, comme si c’était la Vuelta a España de l’an dernier, un grand tour auquel il faut s’adapter rapidement pour entrer dans la course très vite. J’ai envie de commencer.

- O : Tu es devenu un vaisseau-amiral d’Euskaltel Euskadi, et tu seras leader, avec Haimar Zubeldia, de l’expédition orange en France, tu te vois comme une référence de l’équipe ?

- Samu : Je mentirais si je disais non, très humblement, je dirais que je me sens être une référence. Je suis un coureur qui a fait son histoire dans l’équipe, pour ainsi dire, toujours d’un point de vue très humble et honnête. J’ai réussi à monter sur le podium d’une grande course, une victoire à la Coupe du Monde, des chose qui n’avaient pas été obtenues par l’équipe avant. Peut-être que mon palmarès, avec celui d’Iban Mayo, est un des meilleurs de l’équipe et oui, ça te fait te sentir comme une référence. Mais je me sens être un parmi les autres, avec les mêmes espoirs qu’au premier jour, et j’aime être avec les nouveaux cyclistes et leur donner des conseils.

- O : La saison passée a été très excitante (3e de la Vuelta et 2 victoires d’étapes, et des victoires d’étapes au Pays Basque et en Catalogne) et cette année ça a aussi bien commencé avec une victoire dans le chrono d’Asturias et toujours en tête, tu espères maintenir ce niveau sur le Tour ?

- Samu : Je pense qu’on peut toujours améliorer. En cyclisme, ce qui compte ce sont les résultats, je dis toujours que le bon jeu ne suffit pas à gagner une partie. Ce que nous devons faire, c’est courir comme l’année dernière et remporter une victoire d’étape pour que ce travail soit encore meilleur.

- O : Miguel Madariaga a dit que le Tour de l’année dernière l’a enchanté parce que l’équipe a été très compacte, attaquante... et qu’il veut améliorer ça, mais sans fixer d’objectif précis. Tu oses t’en fixer un ?

- Samu : En regardant bien ces 3 semaines, peut-être avons-nous 21 jours pour donner un résultat à toute cette saison. Nous devons être très concentrés en course pour obtenir cette victoire désirée dans le Tour de France.

- O : Vous avez aussi fait une bonne course aussi au Dauphiné, avec Haimar Zubeldia et Mikel Astarloza dans le Top 10 du général (5e et 7e) et avec un historique premier triomphe dans le classement par équipe dans une course considérée comme l’anti-chambre du Tour. C’est une preuve que vous fonctionniez très bien comme équipe ?

- Samu : C’est la première victoire par équipe dans le ProTour et je crois que c’est quelque chose de très important et nous a beaucoup réconfortés. Ca démontre que l’équipe est très forte et que nous fonctionnons très bien en groupe. Le cyclisme est un sport à la fois individuel et d’équipe. En football, par exemple, quand un joueur ne fait pas une bonne partie, les autres peuvent le suppléer. En cyclisme, l’équipe est importante pour t’appuyer et t’entourer, mais dans les moments décisifs tu dois te défendre seul.

- O : Après le Dauphiné, vous vous êtes déplacés sur les 3 étapes des Alpes, avec Zubeldia et Astarloza. Que retiens-tu de cette inspection ?

- Samu : En fait, nous y sommes allés parce que ce sont 3 étapes inédites où nous allons monter des pics de plus de 2500m et où nous allons découvrir des cols que nous n’avons jamais montés, avec beaucoup de km. Ce sera des journées très dures. Ce qui a le plus attiré l’attention, c’est la beauté des Alpes avec des vues superbes.

- O : Le Tour se décidera dans ces étapes ?

- Samu : Je crois qu’on arrivera avec une situation plus claire au général que les autres années, mais avec une différence minime entre les rivaux. Il peut se passer quelque chose, ce sont des étapes très dures et avec une grosse demande physique.

- O : Tu as préparé le Tour d’une manière particulière ?

- Samu : Oui, toute l’année j’ai suivi une préparation orientée sur le Tour de France, entrainements, calendrier... ça a été un effort important de devoir m’adapter à ce nouveau rythme et nous avons du changer beaucoup de choses au moment d’aller dans les courses.

- O : Tu as toujours parlé en bien du matériel Orbea et en particulier du Orca et du Ordu qui sont les vélo que vous aurez sur le Tour. Que retiens-tu de ces machines au moment de partir pour le Tour ?

- Samu : Le vélo est notre outil de travail, et il doit être très équilibré, ni trop léger ni trop lourd et à la fois présenter une certaine rigidité. En ce sens, les deux vélos que nous avons sont très équilibrés : Le Orca présente une très bonne rigidité au moment de se mettre en danseuse et dans les virages en descente, et les évolution du Ordu lui ont permis de gagner en rigidité. C’est un vélo très compact et aérodynamique.

- O : Tu remarques une évolution dans ces 2 cadres par rapport à l’année dernière, ou étaient-ils déjà si bon en 2007 qu’il est difficile d’améliorer ?

- Samu : Je crois qu’on va gagner en légèreté. L’important c’est que le cadre soit aussi rigide et ça me semble être un détail remarquable.

- O : Vous avez demandé une modification du guidon (FSA) du Ordu. Quel en était le motif ?

- Samu : Il s’agit simplement de pouvoir plus reposer les poignets, et jusqu’ici je n’ai pas eu de problèmes. Ainsi, je pourrai bien tenir le vélo sans me faire mal aux poignets qui sont très fragiles chez les cyclistes. Les postures ont été bien travaillées, c’est une expérience qu’il faudrait reproduire, on apprend beaucoup et ça facilite l’évolution.

- O : Vous avez discuté entre vous des avancées des Orbea, des changements que vous avez réalisés ou commandés ?

- Samu : Ce sont des choses dont nous discutons avec le responsable du matériel de l’équipe, il ne s’agit pas de caprices, mais d’améliorations qui facilitent le travail et évitent les blessures et les lésions.

- O : Et pour revenir au Tour, le passage dans les Pyrénées est toujours spécial pour Euskaltel, en raison de la grande quantité de supporters de l’équipe qui se donnent rendez-vous ici. Tu as marqué une de ces étapes en rouge pour aller remporter la victoire ?

- Samu : Je n’ai pas marqué d’étapes, mais oui, je les ai regardées et à partir de là j’ai commencé à en souligner quelques unes. Mais de toute façon, je crois qu’il ne faut pas a priori écarter une possibilité. A chaque fois que se présente une occasion, il faut y aller à 100%.

Traduit d’un article en espagnol paru sur orbea.com

2e interview de Samuel Sanchez :

- ElCorreoDigital (ECD) : Tu reviens sur le Tour. Tes deux précédentes participations se sont soldées par un retrait. Ca te pèse ?

- Samu : Non. Maintenant, je suis un autre coureur, surtout psychologiquement. Ma défunte mère me disait qu’un homme porte la tête haute. Il y a 5 ans, j’étais un gamin. Maintenant, je suis un père de famille. Tout ça c’est oublié. Je sais que je suis un débutant sur le Tour, mais mon état de forme est égal voire meilleur que celui que j’avais sur la dernière Vuelta. J’espère être à 100%.

- ECD : A la Vuelta 2007 on a vu que tu pouvais faire des courses de 3 semaines.

- Samu : Igor (Gonzalez de Galdeano) m’a aidé à croire que je pouvais être sur le podium d’un grand Tour. Il a changé ma mentalité. Il m’a convaincu.

- ECD : Le général ou une étape ?

- Samu : Aujourd’hui même, une étape. Ce qu’il faut c’est gagner. On ne se souvient que du premier.

- ECD : Comme la sélection espagnole à la Coupe d’Europe (de foot) ?

- Samu : Oui. Ils ont très bien joué. Et un triomphe comme ça, c’est bon pour tous. On parle tant de la crise, du prix de l’essence et de tout ça, c’est bien que le sport occupe les premiers rôle dans les journaux.

- ECD : Ca t’a coûté de renoncer aux courses du printemps ?

- Samu : Oui. Je suis impulsif. Je n’avais pas l’habitude d’aller dans des courses sans la possibilité de les gagner. A souffrir. Mais c’est ce qu’il faut faire pour ensuite être bien en juillet. Maintenant je peux tout donner.

- ECD : La hiérarchie de l’équipe est fixée ?

- Samu : La course le dira. La hiérarchie n’est établie dans aucune équipe. Ca s’est vu par exemple dans la sélection espagnole. Villa était tout devant et quand il s’est blessé, Torres a pris le relais. Ce que tu as fait par le passé ne compte pas du tout. Le Tour est une course par élimination. Il y a des défaillances, des chutes...

- ECD : Comment as-tu planifié le Tour ? Plus ou moins comme la dernière Vuelta ?

- Samu : Il ne faut pas arriver à court de forme. Et en même temps, il faut tenir compte du fait que le final est beaucoup plus dur que sur la Vuelta. On est attendu par des Alpes terribles et un chrono de 50km qui peut faire la différence. Il vaut mieux être constant sur toute la course.

- ECD : Et chercher la 3e victoire d’Euskaltel dans le Tour.

- Samu : C’est ce qui compte. Tout le monde se souvient des étapes de Laiseka et de Mayo. Il faut faire plaisir à nos supporters. Nous verrons si nous parvenons à empêcher les siestes de juillet.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreodigital


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