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Tour 2008 : Interview de Mikel Astarloza

mercredi 2 juillet 2008

A l’heure du départ pour Brest, Mikel revient sur sa préparation et ses espoirs pour ce Tour de France.


- DiarioVasco (DV) : Quel est ton état physique et mental avant de commencer le Tour ?

- Mikel : En ce qui concerne la préparation, j’arriverai mieux que jamais. Les plans ont été les même que l’an dernier. Cette saison, j’ai allongé le moment de forme jusqu’au Tour de Romandie. Ensuite, au Dauphiné Libéré, j’étais assez bien.

- DV : Ce qui attire le plus l’attention dans ta saison, c’est ta régularité. A quoi tient-elle ?

- Mikel : J’ai terminé dans les 10 premiers toutes les épreuves auxquelles j’ai participé, sauf la Vuelta a Murcia et le Tour Down Under. J’ai été régulier. Les raisons ? Je suis un coureur qui a besoin de beaucoup s’entraîner pour être en forme et j’ai commencé à travailler en novembre. Et quand tu vois que ça va bien, ça te donne le moral et ça t’aide sur la route.

- DV : Ca suppose peu de repos physique et mental de faire une saison comme celle-là ?

- Mikel : Oui, c’est beaucoup de fatigue, mais je suis conscient que j’ai besoin de beaucoup m’entraîner. Je vais arriver en France avec beaucoup de kilomètres derrières moi.

- DV : Tu n’as pas peur de payer un début de saison si chargé ?

- Mikel : Je ne crois pas. Je vais arriver à Brest avec 48 jours de compétition. J’ai fait 25.000km. C’est à peu prêt comme en 2007 où je n’ai pas eu de problème. Ce qui est sûr, c’est que je terminerai le Tour très fatigué, comme l’année passée. Du coup, j’arrêterai tout pendant une semaine pour pouvoir courir la Clasica San Sébastian.

- DV : Et après ?

- Mikel : Je ne sais pas. D’abord je devrai voir comment je termine le Tour, qui pour l’instant est le plus important.

- DV : Avec quel objectif arrives-tu au Tour ?

- Mikel : Avec l’idée d’améliorer ce que j’ai fait l’année dernière, c’est à dire essayer d’arriver le plus haut possible dans le classement général final, même si le premier objectif sera de gagner une étape. Moi je crois qu’il ne faut pas sacrifier une bonne place au général pour gagner une étape. C’est ma façon personnelle de voir.

- DV : Pourquoi dis-tu que tu es mieux que jamais ?

- Mikel : J’ai couru cinq fois le Tour de France. L’année dernière, j’étais devant, près des meilleurs. Physiquement je me sens mieux que jamais. Je n’ai aucune raison d’être pessimiste. J’aimerais couronner la saison que j’ai faite sur le Tour, mais je sais que c’est le lieu le plus compliqué pour le faire.

- DV : Le premier Tour que tu as couru était en 2003, le meilleur d’Euskaltel Euskadi. Qu’est-ce qui a changé depuis ?

- Mikel : J’ai vécu les Tour d’Armstrong. C’était une course qui avait un candidat clair pour la gagner. La course était très ordonnée, avec une équipe, Discovery, qui contrôlait tout. Cette année, il y aura beaucoup plus de désordre.

- DV : Et le niveau sportif, il sera meilleur ou moins bon ?

- Mikel : C’est difficile de mesurer le niveau sportif. Avant il y a avait des coureurs plus charismatiques (Armstrong, Ullrich, Vinokourov, Basso, etc). Des noms comme ceux de Evans, Cunego ou Menchov n’impressionnent pas autant. Je le dis sans déprécier personnes, parce que ce sont tous de bons cyclistes.

- DV : Comment vois-tu le Tour 2008 ?

- Mikel : Beaucoup plus ouvert que ce qu’a pu être la course il y a un an. Il y a jusqu’à 10 coureurs qui, en fonction des circonstances, peuvent être sur le podium. Valverde, Frank Schleck, Sastre, Cunego, Moreau, Evans...

- DV : Qi tu devais donner un nom, lequel donnerais-tu ?

- Mikel : Cadel Evans. Mais c’est un podium impossible à connaître avant le début de la course.

- DV : Si Alberto Contador était au départ, en quoi cela modifierait le Tour ?

- Mikel : Ce serait lui et son équipe qui prendraient les rènes de la course en tant que vainqueur de l’année dernière. Je suppose que cette année, ce sera Cadel Evans et son équipe qui le feront.

- DV : Avec quel poids partiras-tu de Brest ?

- Mikel : 72kg. Et je le finirai avec ce poids. Je suis de ceux qui ne perdent pas de kilos sur le Tour. Je sais que ce n’est pas très normal, mais c’est comme ça.

- DV : Que penses-tu du parcours ?

- Mikel : Il y a peu de contre-la-montre, ce qui ne m’avantage pas beaucoup. C’est sur ce terrain que je peux prendre du temps. J’ai beaucoup de respect pour le Massif Central. A chaque fois que j’y suis passé, je n’ai pas été bien. C’est très explosif. Il y a beaucoup plus à perdre qu’à gagner. Ce n’est pas une zone qui me plait beaucoup sur le Tour.

- DV : Les Pyrénées ou les Alpes ?

- Mikel : Les Pyrénées ne sont pas excessivement dures cette année, mais pour nous elles seront importantes parce qu’il y aura beaucoup de supporters. Les Alpes se sont toujours bien passées pour moi. Depuis que j’ai signé pour Ag2r, j’y suis allé. Les 3 étapes des Alpes sont très dures. C’est là que se décidera le Tour, et il faudra arriver frais dans la dernière semaine. Je suis un coureur diésel et j’espère tirer un bénéfice de longs cols comme ceux des Alpes.

- DV : Avec quel plan Euskaltel Euskadi arrive-t-elle au Tour ?

- Mikel : Nous n’en avons pas encore parlé. Nous chercherons à gagner une étape, faire un bon général.

- DV : Avec qui ?

- Mikel : Je te l’ai dit, on n’en a pas encore parlé. Je suppose qu’au départ, nous aurons tous les mêmes chances.

- DV : Qui est favorisé sur ce Tour ?

- Mikel : Les grimpeurs. Il y a moins de contre-la-montre que dans les autres éditions et si on tient compte du fait que le dernier chrono est pour un costaud, c’est tout bénéfice pour les grimpeurs. C’est un parcours qui ne me plait pas beaucoup. Moi, je préfèrerais plus de km contre-la-montre, plus de Pyrénées, moins de Massif Central et je laisserais les Alpes. Ce serait ça mon Tour idéal.

- DV : C’est si important pour Euskaltel Euskadi de gagner une étape ?

- Mikel : Oui, parce que c’est ce qui semble manquer.

- DV : Tu as faim de Tour ?

- Mikel : J’ai envie d’y aller. J’ai beaucoup de km et j’ai des espoirs. Nous l’avons bien préparé. Après le Dauphiné nous sommes allés dans les Alpes. Et avant, dans les Pyrénées. Les 3 étapes des Alpes seront très dures, surtout la dernière, qui termine à l’Alpe d’Huez. C’est l’étape reine du Tour. Tout va se jouer dans la dernière semaine.

- DV : Avec toi devant ?

- Mikel : Quand tu es près des meilleurs, tu as envie de continuer à t’améliorer et arriver plus haut.

Traduction d’un article paru sur diariovasco.com


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