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Interview d’Igor Anton, leader du Tour de Suisse 2008

jeudi 19 juin 2008

"Le parcours me favorise et gagner la course ne me semble pas impossible".


- El Correo Digital (ECD) : Tu as sauvé une journée réellement compliquée.

- Igor : Je crois que oui. A priori nous savions que cette étape, par son tracé, était la plus compliquée à contrôler, avec un col dès le départ. 14 coureurs sont partis et l’équipe a du travailler très dur pour maintenir les écarts. Heureusement que mes co-équipiers ont répondu présent et nous sommes arrivés aux deux cols du final avec une minute de différence.

- ECD : Dans le final aussi, on t’a mis à l’épreuve.

- Igor : Oui, Devolder a attaqué, puis Schleck... Ca a été compliqué de défendre le maillot.

- ECD : Tu pensais le perdre ?

- Igor : A certains moments, oui ! j’ai cru le perdre. On a été mis à l’épreuve pendant toute la journée et il y a eu des moments critiques. En plus, je n’étais pas dans un jour aussi bon que les autres et quand Frank Schleck a attaqué, j’ai du assurer.

- ECD :

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Igor serre les dents et garde son maillot
photo Sirotti

Et tu n’a pas eu beaucoup d’aide quand il est parti, non ?

- Igor : Il n’y a pas eu beaucoup d’entente, mais je savais qu’après, dans la descente, nous pourrions collaborer et nous avons réduit l’écart. Quand il est tombé nous étions près, même si peut-être que s’il arrive, avec les bonifications, j’aurais perdu le maillot jaune.

- ECD : Quelle frayeur, sa chute !

- Igor : Je ne l’ai pas vue, on me l’a racontée. En fait, on nous a averti de la chute et ainsi quand nous sommes passé au niveau de son vélo, nous avons pu l’éviter. Il a eu de la chance de ne pas se faire mal. Et en vérité, je ne lui veux aucun mal, mais grâce à sa chute, je reste en jaune.

- ECD : Et comment tu vis cette défense du maillot ?

- Igor : En fait, je n’y pense pas. J’essaie de courir comme si je ne le portais pas. Logiquement, je vis cette situation avec beaucoup de bonheur, parce que, rends-toi compte, il y a 2 semaines, je doutais, toujours avec des douleurs aux tendons, et après l’Euskal, retrouver le moral et maintenant je suis leader en Suisse.

- ECD : C’est la première fois qu’on te voit dans une telle situation, et dans une course aussi prestigieuse. Je suppose que c’est un cours accéléré sur comment se comporter en tant que leader.

- Igor : C’est une expérience très importante, sans aucun doute. J’essaie de courir avec sang froid, d’autant que je suis un coureur impulsif et je peux me précipiter et commettre des erreurs. J’essaie de faire attention à ce que me dit le directeur sportif et de contrôler mes rivaux au général.

- ECD :

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Igor Anton en jaune sur le podium

Tu te vois en vainqueur final ?

- Igor : C’est difficile, mais pas impossible. J’ai des espoirs, mais j’ai les pieds sur terre, parce que c’est une course très prestigieuse et avec des rivaux très importants. Le parcours me favorise, parce que demain (le 19 juin), c’est un final en montée et samedi, il y a un chrono en côté qui décidera du général. En plus, ici, on retrouve des coureurs fatigués du Giro et d’autres qui vont aller au Tour et ne donneront pas tout ici. Je peux bénéficier de cette situation.

- ECD : Et qui sont tes rivaux pour le général ?

Igor : Je crois que Devolder est un coureur dangereux. Au Verbier je courrai en pensant au général, et avec l’idée de le distancier. Klöden aussi est toujours près et dans le chrono il peut être très dangereux, et Cunego va aller mieux. Enfin, Frank Schleck, qui a perdu 2 minutes, n’est pas écarté.

Traduction d’une interview en espagnol, parue sur elcorreodigital.com


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