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Interview d’Alan Perez

mercredi 4 juin 2008

A 25 ans, il courait cette année son premier Giro. Il est passé très près de la victoire dans l’une de ses deux échappées.


- Diorio de Noticias (DN) : C’était ta seconde course de 3 semaines, après la Vuelta 2007. Laquelle as-tu préférée ?

- Alan : Elles différentes. Par son parcours, le Giro est magnifique, avec les Alpes, les Dolomites... Pour l’organisation, les deux sont très bonnes, mais la Vuelta me plait davantage par rapport aux transferts bien planifiés : on a plus de temps pour récupérer et moins de kilomètres. Le Giro est chaotique : Il y a à la fois des transferts très longs et des étapes très dures, on ne récupère pas aussi bien.

- DN : Tu auras apprécié la passion qu’il y a pour le cyclisme en Italie.

- Alan : Sans aucun doute, nous, cyclistes, nous le remarquons. C’est une partie du monde où elle est la plus vive.

- DN : Et ça te plairait de revenir sur le Giro.

- Alan : Oui. J’y retournerais avec plaisir.

- DN : En plus, on t’a vu à l’avant.

- Alan : Oui, j’ai pris 2 échappées qui sont allées au bout. Dans l’une, je suis passé près de m’imposer et dans l’autre c’était plus difficile, parce qu’il y avait de très bon coureurs. Mais je suis content de mon travail, parce que dans toutes les étapes je travaillais pour l’équipe ou je préparais les sprints.

- DN : Ca doit être très énervant d’arriver dans une échappée de 2 coureurs et de finir second.

- Alan : Oui, très. D’abord, nous étions 11, puis on reste à 2, et on joue l’arrivée entre nous deux. Et faire second te laisse avec un sentiment de colère, parce que ça n’a rien à voir de faire second ou de gagner, même s’il n’y a que très peu de différence entre les deux.

- DN : Et tu avais pensé à la manière dont tu célèbrerais la victoire ?

- Alan : Ca ne m’a pas traversé l’esprit. Je pensais seulement à comment faire pour gagner.

- DN : Ca n’aurait pas été un mauvais endroit pour étrenner ton palamarès.

- Alan : Non, et de loin. Un Giro d’Italie, c’est un endroit incroyable.

- DN : Dans la seconde échappée où tu étais tu prenais les relais avec Paolo Bettini, Daniele Bennati, Jens Voigt...

- Alan : Oui déjà la première échappée était bonne, avec Visconti entre autres, la seconde a été de taille : Voigt, Bettini, Bennati, Ardila, Cardenas... En fait, au début, quand je suis parti avec eux, je me disais : mais Qu’est-ce que je fais, moi, au milieu de tous ces loups ?

- DN : Tu leur as expliqué qui tu es ?

- Alan : Non. Ca, ça s’explique à la pédale.

- DN : L’équipe a accompli son objectif ?

- Alan : Je crois que oui. L’objectif était de gagner une étape et on n’y est pas arrivés. Si on le voit comme ça, l’équipe n’a pas atteint son objectif, mais on peut le voir de l’autre côté : nous avons fait 8 fois dans les 10 premiers, avec un second, un troisième, un quatrième, un cinquième... Nous sommes passés très près entre Koldo Fernandez de Larrea et moi, et les autres membres de l’équipe étaient bien. C’est bien parce que c’est très difficile de gagner sur le Giro.

- DN : On parlait beaucoup de la présumée mauvaise forme de Contador ?

- Alan : Non. Moi au début, j’ai discuté avec lui, je lui ai demandé comment il allait et il m’a répondu qu’il verrait jour après jour, qu’il irait jusqu’où il pourrait, parce qu’après il y a le Dauphiné et que c’est ça son objectif. Il disait qu’il ferait sur le Giro les jours qui viennent et qu’après il verrait s’il s’arrête ou s’il continue. En rentrant de vacances, que faire ? Mais le gars s’est pris à la course, il était de mieux en mieux chaque jour, et au final il a gagné le Giro. Pour faire ça, il faut une qualité impressionnante, ce n’est pas à la portée de tous.

- DN : Tu voyais toi, que Contador n’était pas à 100% ?

- Alan : Je ne sais pas. Je ne l’ai pas vu à 100% comme au Tour de France, mais pour gagner le Giro, il ne faut pas être mal. C’est sûr, parce que les autres ne sont pas manchots. Il n’est pas arrivé en pleine forme, mais il y est parvenu au cours de la course.

- DN : Les italiens se sont vexés d’avoir tant préparé le Giro et de voir un Contador qui gagne en arrivant de la plage ?

- Alan : On n’a pas entendu beaucoup de voix. Le seul qui était un peu vexé, c’est Ricco. C’est qu’Alberto est un gars très sympa, très aimé et qui n’a jamais semé la discorde.

- DN : Rico est aussi antipathique que ce qui se dit ?

- Alan : Il n’est pas très sympathique, c’est vrai, mais il faut de tout dans un peloton.

- DN : Tu as découvert des colosses comme le Gavia ou le Mortirolo. J’imagine que la difficulté est compensée par la joie de les monter pour la première fois.

- Alan : Oui, parce que ce sont des cols mythiques et simplement le fait de les monter était pour moi un grand bonheur. L’un pour son altitude et sa longueur et l’autre pour sa difficulté, ce son des cols merveilleux, comme ceux des Dolomites.

- DN : Tu as monté sur ce Giro le col le plus dur de ta vie ?

- Alan : Oui. Je crois que le col le plus dur que j’ai monté, ou qui a été le plus dur pour moi, c’est le Mortirolo. Aussi au Tour d’Allemagne, j’ai monté le Sölden, mais ça dépend du moment de la course où tu le montes.

- DN : Maintenant tu prends tu repos.

- Alan : Après un Giro si dur, la première chose, c’est se reposer parce qu tu es épuisé et il faut reprendre des forces pour ce qui reste de l’année.

- DN : Tu courras un autre grand tour ?

- Alan : Le Tour de France c’est impossible, parce qu’il est juste après, mais j’aimerais courir la Vuelta a España, et d’ici là, ça me laisse le temps de récupérer et de reprendre l’entraînement. Je pense que 2 tours, ce n’est pas trop usant.

Interview parue en espagnol sur diariodenoticias.com.


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