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Romain Sicard : "Je reviens de très loin"

lundi 16 janvier 2012

Sa saison 2011 a été perturbée par un problème physique dont il n’arrive pas à se débarrasser. Romain répond à une interview dans l’hôtel de l’équipe à Adélaïde.


- Vélo Chrono (VC) : Romain, vous revoilà enfin de retour à la compétition après une saison 2011 très délicate. Vous devez être ravi ?

- Romain Sicard : C’est sûr que je n’ai pas beaucoup couru l’année passée. Or si l’on s’entraîne aussi dur tout au long de l’année, c’est uniquement pour participer à ce genre d’évènements. Je suis heureux de pouvoir recommencer tôt cette saison 2012, d’autant plus ici en Australie, avec le beau temps.

- VC : Justement, c’est ici en Australie que tout avait commencé en 2010. Y voyez-vous un signe pour repartir du bon pied en cette saison 2012 ?

- Romain Sicard : Vous savez, chaque saison est nouvelle, et il faut à chaque fois repartir de zéro. C’est juste l’occasion de ré-entamer cette nouvelle saison un peu plus tôt que prévu. C’est sur que c’est une épreuve importante ou cela roule déjà très vite. Maintenant, on verra bien comment cela se passe. Il va falloir y aller tranquillement.

- VC : Êtes-vous satisfait de votre préparation hivernale ?

- Romain Sicard : Oui je suis relativement satisfait, même si je dois avouer que mon problème n’est pas encore entièrement résolu. C’est quelque chose qui prend du temps et je continue donc ma rééducation et ma réhabilitation. Mais je considère en tout cas qu’il est positif de pouvoir s’entraîner convenablement, et de pouvoir rouler « normalement ». C’est aussi positif d’être ici en Australie pour le Tour Down Under. Ensuite, il est certain qu’il faudra déjà faire un premier bilan après cette semaine de compétition, puis après les premières épreuves du début de saison de manière générale.

- VC : Vous avez notamment participé à un stage relativement intensif du côté de la Costa Blanca…

- Romain Sicard : En fait ce stage n’était pas si intensif. L’idée était surtout de pouvoir maintenir un bon programme d’entraînement, et une certaine constance dans la préparation ; tout en profitant du beau temps de la Costa Blanca et d’Alicante. Je débute la saison très tôt en Australie et il faut donc éviter d’arriver à court de kilomètres, d’autant plus que cela roule déjà vite au Tour Down Under. Il était donc important d’avoir un bon programme, surtout au mois de décembre.

- VC : Votre problème physique n’est donc pas encore complètement résolu. Pouvez-vous nous expliquer quel est exactement ce problème ?

- Romain Sicard : La principale difficulté vient du fait que cette gêne s’est étalée sur une longue durée. En quelques mots, le gros du problème est un déséquilibre musculaire, suite à des problèmes que j’avais au niveau de la hanche et du dos notamment. J’ai donc vu plusieurs spécialistes qui m’ont fait un diagnostic. Avec ce déséquilibre, j’ai du mal à forcer avec ma jambe droite. J’ai donc, en dehors du vélo, un travail de renforcement que je continue encore actuellement, ainsi que des traitements par le biais de massages. Je travaille beaucoup là-dessus et j’espère que cela va évoluer dans le bon sens d’ici les prochains mois.

- VC : Les médecins ont mis longtemps à diagnostiquer votre problème…

- Romain Sicard : C’est vrai qu’il a été difficile d’établir un diagnostic précis. Et c’est quelque chose qu’il est délicat de soigner. Cette blessure s’est installée sur le long terme, notamment parce qu’avec le temps, j’ai adopté une mauvaise façon de pédaler. C’est donc quelque chose qui demande vraiment du temps pour se rectifier. Je continue de travailler du mieux possible en espérant que les choses s’améliorent avec le temps.

- VC : Avec ces pépins physiques tout au long de la saison 2011, avez-vous eu peur de perdre la confiance des dirigeants d’Euskaltel ?

- Romain Sicard : Bien entendu. Quand l’on a des problèmes comme celui-ci, quand on ne peut pas courir, on a beaucoup de doutes. J’ai eu beaucoup de chance dans la mesure où les dirigeants de l’équipe m’ont toujours témoigné un grand soutien. J’ai vraiment apprécié ce soutien incroyable venant de toute l’équipe. Ils ne m’ont mis absolument aucune pression et m’ont laissé le temps de pouvoir récupérer à 100 %.

- VC : 2012 va très certainement être une année primordiale pour vous, vos résultats seront attendus. Ressentez-vous une quelconque pression ?

- Romain Sicard : Honnêtement, non, je ne ressens aucune pression par rapport à cela. Je mets toutes ces choses de côté en essayant de prendre un maximum de recul. L’équipe est avec moi, me soutiens à 100 % ; et je dois dire que c’est le plus important pour le moment. Les dirigeants partagent la même idée que moi et c’est un point très positif. C’est sûr que j’ai passé une année difficile où je n’ai pas pu beaucoup courir avec tous ces problèmes physiques et je reviens donc de très loin. Pour l’heure, mon seul objectif est de redevenir un coureur cyclisme normal, avec des sensations normales, pouvoir reprendre des entraînements et des courses le plus simplement possible. Je pense donc être sur la bonne voie et on fait de notre mieux avec l’équipe. L’objectif aujourd’hui, il est simple. Je veux retrouver des sensations, et redevenir le coureur que j’étais avant ces problèmes.

- VC : Cela ne peut donc qu’aller mieux maintenant ? Ne craignez-vous pas une éventuelle rechute ?

- Romain Sicard : Disons que l’on a pu établir un diagnostic précis désormais avec l’équipe, et je suis donc en train de travailler dans le bon sens, alors oui, cela ne peut qu’aller mieux. Le fait que j’ai pu m’entraîner convenablement tout l’hiver, le fait que je sois ici en Australie pour le Tour Down Under, cela tend à prouver que je ne pourrais que m’améliorer désormais, et que cela ira mieux de jour en jour. Et je dois avouer que c’est une grande source de motivation pour l’avenir.

- VC : Où vous rendrez-vous après le Tour Down Under ?

- Romain Sicard : Je ne le sais pas encore vraiment, ma situation ne me le permettant pas franchement. Après le Tour Down Under, j’irai très probablement courir le Challenge de Majorque. Et puis il sera alors temps de faire un premier point avec l’équipe, pour voir où j’en suis dans ma préparation, et surtout comment je me sens. Maintenant, si tout va bien, je devrais participer à Paris-Nice au mois de mars prochain par exemple. Ensuite, on verra petit à petit comment se profile la saison.

- VC : Vous ne pensez donc qu’à court terme pour le moment…

- Romain Sicard : Exactement. Comme je l’ai dit précédemment, je reviens de très loin, et l’objectif est donc de récupérer totalement. Je pourrai par la suite planifier d’autres courses et d’autres objectifs. Mais nous n’en sommes pas encore là. Il faut vraiment y aller petit à petit, ne pas sauter d’étapes, et se contenter dans un premier temps de récupérer à 100 % de ce problème physique. Vous savez, être aujourd’hui en course sur ce Tour Down Under, c’est déjà quelque chose d’important pour moi.

- VC : Revenons-y justement. Quels seront les principaux atouts de l’équipe Euskaltel en terre australienne ?

- Romain Sicard : Chaque année, c’est une épreuve qui sourit relativement bien aux sprinteurs, et nous avons quand même quelques coureurs dans l’équipe qui pourront essayer de se frotter aux meilleurs lors des emballages massifs. Après, c’est vrai qu’il y a aussi cette étape à Willunga qui arrive au sommet. L’idée serait de placer au moins un coureur dans le top 10 du classement général par le biais de cette cinquième étape.

- VC : Votre équipe pourrait s’éteindre en fin d’année après 18 ans d’activité. Est-ce une chose à laquelle vous pensez ?

- Romain Sicard : Il est certain que l’on y pense un peu, et qu’on se pose des questions quant à l’avenir de l’équipe. Maintenant, pourquoi penser à l’an prochain alors qu’une nouvelle saison commence tout juste ? Il faut d’abord se préoccuper de cette saison 2012. De toute façon, en tant que coureurs, ce que l’on a de mieux à faire c’est de se donner à 100 % et se concentrer sur l’aspect sportif. Ce sera sûrement la meilleure façon d’espérer que l’équipe continue. C’est sûr que cette équipe représente quelque chose de très grand, et personnellement je me sens très bien dans cette équipe. J’espère donc vraiment que l’on pourra continuer l’aventure après 2012.

Article paru sur velochrono.fr


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