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Interview d’Inigo Landaluze

jeudi 22 mai 2008

"Dans toutes les grandes course j’ai eu une bonne journée et j’espère que ce sera aussi le cas sur ce Giro"


- Gara : Dans les dernières semaines, c’est une responsabilité d’être le meilleur espoir de l’équipe pour remporter une étape ?

- Iñigo : La responsabilité est la même que l’année dernière sur le Tour. L’objectif est le même aussi : gagner une étape. Ce qui est différent, c’est que sur le Giro, nous sommes moins que sur le Tour à pouvoir espérer gagner une étape. Et puis il y a Koldo et d’autres comme Diodi et Alan qui ont montré dans les grandes courses qu’ils peuvent être échappés et se battre pour l’étape.

- Gara : Quelles sont les étapes les plus appropriées pour partir dans une échappée ?

- Iñigo : Les dernières ne conviendront pas parce qu’elles sont trop dure. L’expérience me dit que dans une grande course, il n’y a que très peu de jours où tu peux prendre échappée et tenter de la faire aller au bout. Il faut garder des forces pour les deux dernières semaines de course et essayer de gagner une étape qui me conviendrait. Mais je ne peux pas partir dans une échappée, comme au Pays Basque, dont je sais qu’elle n’ira pas au bout. Ces dernières années, dans le Tour, j’ai été dans la première échappée importante, tu sais qu’elle va arriver. Tu ne peux pas dépenser de l’énergie dans une étape pour seulement te faire voir, il faut essayer de gagner.

- Gara : Ca se sent dans ce Giro que tu es celui qui a le plus d’expérience dans l’équipe ?

- Iñigo : J’ai couru 5 Tours et 2 vueltas et, en dehors de la Vuelta 2006, en tout, j’ai participé à 5 ou 6 échappées. A chaque fois, je suis dans une ou deux. On sait que dans une grande course, on a seulement un ou deux jours où on est bien. Après c’est compliqué. Je le sais et je pense que j’aurai une bonne journée parce que j’en ai toujours eu une. Je ne panse pas que ce sera la première année où il n’y en a pas.

- Gara : C’est ennuyeux de devoir changer de préparation pour aller en Italie ?

- Iñigo : C’est sans importance. Au début, j’ai été surpris quand on me l’a annoncé en novembre, mais je m’y suis fait. C’est une grande course et ça peut être intéressant d’essayer une nouvelle épreuve. Au départ, je pensais plus au Tour parce qu’il n’y a qu’un mois pour récupérer et on ne sais jamais comment on paiera les efforts. Mais maintenant je pense au Giro, que je vais avoir ma chance, à bien l’utiliser, et ensuite je penserai à d’autres courses. Suivant comment se passe le Giro, j’irai peut-être au Tour. Le programme, c’est de faire les deux et de ne pas aller à la Vuelta. Il y a pas mal de coureurs, comme Menchov, qui font les deux, et nous verrons comment ça se passe.

- Gara : Etant le plus vieux, c’est toi qui commande dans l’équipe ?

- Iñigo : Dioni a un an de moins... Oui je suis le plus âgé, celui qui a le plus d’expérience sur les grandes courses à étapes, mais c’est Jon Odriozola qui nous dirige. Nous avons deux atouts : tenter de gagner une étape au sprint avec Koldo, et après il y a des coureurs comme Dioni qui l’an dernier a fait une très bonne Vuelta.

- Gara : En dehors du Giro, quel jugement portes-tu sur la saison ?

- Iñigo : Sur Tirreno Adriatico, j’ai le regret d’avoir été bien, puis il y a eu un jour où je suis tombé dans le dernier kilomètre. Au cours de l’épreuve, j’aurais pu me montrer, mais je n’ai été à l’avant que dans l’échappée avec Egoi. A Milan San Remo au moins, j’ai disputé la victoire d’étape et je suis content. Dans le Tour du Pays Basque, j’ai dépensé mes forces dans une échappée qui n’est allée nulle part. On crois toujours quand on part dans une échappée, qu’elle peut arriver, mais la course était bloquée parce que le général devait se jouer le dernier jour. Il n’y avait rien à faire. Depuis, je n’ai pas couru jusqu’au Giro. Je n’ai pas un gros calendrier parce l’objectif était de bien commencer au Pays Basque et d’arriver très bien au Giro. En ce qui concerne les classiques, on peut penser autrement, mais je savais que l’objectif était le Giro, que je finissais la Vuelta al Pais Vasco fatigué, je me suis reposé un peu pour arriver ici en forme et pouvoir gagner une étape.

- Gana : Tu as envie de lever les bras pour la première fois en tant que vainqueur d’une étape ?

- Iñigo : En fait, je n’ai gagné que le classement général du Dauphiné, je ne suis jamais arrivé premier sur une ligne d’arrivée, même si j’en suis passé près plusieurs fois. J’ai fait des secondes positions sur la Vuelta, dans l’étape de Burgos, à l’Euskal et au Tour, où Gerdeman m’a échappé l’année dernière dans la Colombière. Dans une autre étape du Tour, en 2004, j’ai vu la victoire d’encore plus près, puisque j’ai été repris sur la ligne et j’ai fait 7e, quand McEwen a gagné. C’est ce jour là que j’ai vu le triomphe le plus proche, plus que quand j’ai fait second. On verra si cette première victoire a lieu sur ce Giro.

Traduit d’une interview en espagnol parue sur gara.net.


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