Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Partager...

Accueil du site > Les infos de l’équipe > Interviews et infos diverses > Igor Anton : "La Vuelta, je l’ai dans les jambes"

Igor Anton : "La Vuelta, je l’ai dans les jambes"

jeudi 22 décembre 2011

L’année dernière, il a payé les efforts consentis lors du Giro. Cette année, Igor Anton va se centrer sur la Vuelta, espérant remporter l’épreuve.


- Cyclism’Actu (CA) : Igor, commençons par les questions qui fâchent, vous avez à nouveau raté votre Vuelta, êtes-vous maudit ?

- Igor Anton : J’aime cette course, sur laquelle j’ai pu montrer que j’avais un très bon niveau. Pour moi, il n’y a pas que des mauvais moments sur la Vuelta, j’en retiens aussi de très bons. Par exemple, j’ai remporté quatre étapes de la Vuelta, j’ai porté plusieurs jours le maillot de leader, ce sont de grandes émotions, et positives. Je n’oublie pas non plus les chutes de 2008 et 2010, c’est sûr mais je pense qu’elles m’ont permis de mûrir. Je suis sûr que j’ai des chances de gagner la Vuelta, je l’ai dans les jambes, mais il faut rester humble et responsable.

- CA : Cette année vous avez été moins fort sur la Vuelta qu’en 2010. Est-ce parce que vous aviez fait le Giro ?

- Igor Anton : Ce n’est pas simplement le fait que j’ai fait deux grands Tours qui a joué, vous savez, c’est à peu près la même préparation, que l’on en ait fait un avant ou non. Je pense que c’est l’ensemble du processus de ma préparation qui n’a pas fonctionné et si vous ajoutez à cela une maladie, c’est l’échec. Mais c’est sûr que ce Giro a un peu joué, c’est différent de faire un Giro très difficile au mois de mai ou de se reposer. Et cette année le Tour d’Italie était vraiment exténuant, je pense que je n’ai pas pu récupérer totalement, et avec ma gastroentérite cela donne une combinaison de circonstances qui a fait que je n’étais pas apte à faire une grande Vuelta.

- CA : Malgré cela, vous avez gagné à Bilbao, ce doit être magique pour un Basque…

- Igor Anton : C’était incroyable, merveilleux, passionnant, et comme vous le dites : magique. Avant la Vuelta, on m’attendait déjà là-bas, mais personnellement, je n’y pensais pas trop car j’avais d’autres choses en tête. Cependant, ce fut un grand moment. De plus, pour gagner ici, il a fallu que je surmonte de très mauvais moments, et que j’arrive à m’extraire de toutes mes difficultés de début de Vuelta, cela ne rend la victoire que plus belle. J’ai ainsi gagné une étape historique, dont on se souviendra longtemps au Pays Basque. Une victoire à Bilbao, c’est vraiment spécial, je me suis échappé dans un col que j’ai gravis des centaines de fois à l’entrainement.

- CA : Et en 2012, pourrez-vous être plus fort que les années précédentes ?

- Igor Anton : Je continue toujours de travailler, avec calme. Si l’on s’entraîne bien, il n’y a pas de problème, le travail finit toujours par porter ses fruits. Je commence à bien me connaître, et je m’entraîne avec tout l’enthousiasme du monde. Après ce que j’ai fait en 2010, je ne veux pas en rester là avec la Vuelta.

- CA : Votre objectif pour 2012 sera donc la Vuelta ?

- Igor Anton : Nous venons de faire le premier stage de l’année et donc les calendriers sans trop de précision, et je peux vous dire que ma saison sera une nouvelle fois construite autour de la Vuelta. Je veux faire une grande Vuelta en 2012, bien sûr, je me concentrerai aussi sur ma première partie de saison.

- CA : Pouvez-vous la gagner, ou du moins monter sur le podium ?

- Igor Anton : D’abord, il faudra que j’arrive en bonne forme. Je connais cette course, je l’apprécie beaucoup et j’ai prouvé depuis quelques années, que je pouvais être sur le devant de la scène. Mais jusqu’où je peux aller ? Nous verrons bien. Mes objectifs seront à la fois réalistes et réalisables. Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

- CA : Il y a peu de leaders chez Euskaltel-Euskadi, cela vous met-il un peu plus de pression ?

- Igor Anton : La pression, du moment que vous êtes un cycliste professionnel, vous connaissez. On a aussi besoin de cette pression pour s’entraîner si dur, toujours faire attention à la diététique, au repos… Et au final c’est pour faire les meilleures performances possibles lors des courses. Vos heures de travail se reflètent dans vos résultats, et il faut de la pression pour pouvoir s’infliger ces charges de travail. Mais quand vous êtes si proche du but ultime de votre carrière, c’est normal d’avoir de la pression, qu’elle soit personnelle ou extérieure. Il faut juste savoir la maitriser et pourvoir donner le meilleur de soi-même.

- CA : Aurons-nous un jour la chance de vous recroiser sur les routes du Tour de France ?

- Igor Anton : Un jour j’y retournerai, c’est sûr. Pour l’instant, je suis dans une période « Vuelta » et je veux finir ça bien. J’ai fait deux Tours, j’ai abandonné le premier et terminé le second. Je pense que c’est une course très importante pour ma carrière et que je peux y faire de belles choses, mais pour l’instant elle ne m’obsède pas. Samuel Sanchez, par exemple, n’a pas été au bout de ses deux premières participations mais ensuite il a fini trois fois dans le top 10 avec en prime une victoire d’étape à Luz Ardiden et un maillot à pois. L’histoire entre le Tour et moi n’est pas terminée.

- CA : Igor AntonLes classiques Ardennaises seront-elles un objectif en 2012 ?

- Igor Anton : La Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège m’ont beaucoup plu. Je les ai courues en 2010, et en 2011, et j’en suis revenu enchanté, ce sont vraiment deux courses très excitantes. L’atmosphère est très agréable là-bas et le parcours me plaît aussi. Ce sont deux très belles épreuves et je serai heureux d’y retourner.

- CA : Quel sera votre début de saison en 2012 ?

- Igor Anton : En principe je commencerai avec les courses dans les Baléares, puis avec le tour d’Andalousie, Paris-Nice, le Tour de Catalogne, le Tour Castille et Leon. Ensuite je ferai les classiques ardennaises et le Tour de Romandie. Pas contre, je ne ferai pas le Giro pour mieux attaquer la Vuelta. Je veux reprendre mon souffle avant d’attaquer ma préparation pour cette course.

- CA : Et où en êtes-vous dans votre préparation de pré-saison ?

- Igor Anton : Petit à petit la forme revient. Je me suis reposé en novembre, après avoir couru le Tour de Lombardie, la Vuelta et le Tour de Pékin, j’en avais vraiment besoin. Maintenant, je commence à reprendre le vélo pour des entraînements plus longs mais c’est toujours assez tranquille.

Article paru sur cyclismactu.net


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Site web réalisé par webmaster-peloton.com