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Mikel Nieve : "J’ai progressé lentement"

mercredi 7 décembre 2011

Il a remporté la plus dure étape du Giro 2011. Prêt à attaquer 2012 pour conquérir d’autres succès, le coureur d’Euskaltel-Euskadi répond à une interview.


- VéloChrono (VC) : Mikel, prêt à appréhender la reprise ?

- Mikel Nieve : Bien sûr ! On s’est déjà réuni une première fois avec l’équipe. Moi, j’adore cette période de l’année. Surtout pour un coureur comme moi, qui a terminé sa saison au Tour de Lombardie. Se reposer pour récupérer, profiter de la famille, des amis, mais aussi aller marcher dans les bois, c’est vraiment agréable.

- VC : Comment se passe votre hiver, après une année qui, comme vous le dites, a été assez chargée ?

- Mikel Nieve : Je passe un hiver agréable, plein de détente. J’habite une petite ville entourée par la nature et les montagnes. Je profite donc pour aller me balader dans les sentiers montagnards, où je fais aussi du VTT. Durant la saison, je n’en ai pas l’occasion. L’hiver, j’en profite.

- VC : De quelle manière sera articulée votre année 2012 ?

- Mikel Nieve : Ma première partie de saison sera centrée sur le Tour d’Italie. Il faut donc que ma préparation hivernale soit très bonne, sans embûches, de façon à arriver très compétitif pour les premières courses de la saison. Ma saison 2011 a été très satisfaisante et je suis content de ce que j’ai réalisé. Je veux continuer en ce sens la saison à venir.

- VC : Que retenez-vous de cette saison 2011, justement ?

- Mikel Nieve : J’ai commencé au Challenge de Majorque. J’ai ensuite fait différentes courses pour arriver en excellente forme pour le Giro. C’était l’un de mes principaux objectifs de la saison, avec la Vuelta. Et je dois dire qu’au bout du compte, j’ai vraiment bien figuré dans les deux épreuves (onzième en Italie, dixième en Espagne, ndlr). J’ai été très régulier. Sur le Giro, je remporte l’étape reine des Dolomites : tout s’est bien déroulé jusqu’à ce que je tombe malade lors de la dernière semaine. J’ai ainsi loupé le top 10. J’étais un peu déçu mais on ne peut pas revenir en arrière… Par contre, sur la Vuelta, ma mission était claire : aider Igor Anton pour qu’il joue le général. Au bout du compte, je me suis retrouvé moi-même à être dans cette position.

- VC : Pas de regrets ?

- Mikel Nieve : Cela ne sert à rien de se plaindre. Je tiens à regarder l’avenir en apprenant de mes erreurs. Je vais m’améliorer.

- VC : Cette étape remportée dans les Dolomites, racontez-la…

- Mikel Nieve : Cette étape a été une longue journée. La veille, sur le Zoncolan, j’ai pris une raclée. Le jour de l’arrivée au Gardeccia, l’équipe a décidé de miser sur moi. Avec d’autres, nous sommes partis de loin. Après sept heures et demi de souffrance, je gagne l’étape. Waouh ! C’était difficile, tant physiquement qu’émotionnellement, mais au bout du compte, la récompense était incroyable.

- VC : 2012 sera la saison de la confirmation et des responsabilités accrues ?

- Mikel Nieve : J’ai toujours été un coureur régulier. Par conséquent, les courses à étapes me conviennent tout particulièrement. Si je dois prendre la responsabilité de la course et de l’équipe, je la prendrai. Il faut se fixer des défis réalisables et y aller avec patience. Ce n’est que comme cela que tu y arrives dans la vie…

- VC : Votre programme de courses ?

- Mikel Nieve : Je débuterai comme en 2011 au Challenge de Majorque. Ensuite, je participera à la Classique d’Almeria, aux Tours de Murcie et de Catalogne, au GP Miguel Indurain, à la Klasika Primavera, au Tour de Castille-et-Leon, au GP Llodio, au Tour de la Rioja, et enfin au Tour d’Italie.

- VC : Parlons de votre équipe Euskaltel-Euskadi. Quelle est sa particularité ?

- Mikel Nieve : Je suis fier d’en faire partie. La philosophie qui nous est inculquée nous rend assez authentiques. Cela fait plus de quinze ans qu’Euskaltel est dans le milieu et nous travaillons pour être encore meilleurs. N’oubliez pas qu’en 2011, on a remporté des étapes sur le Giro, le Tour et la Vuelta.. C’est sûr, on a des difficultés budgétaires, mais on est bien présents parmi l’élite du cyclisme. Et tout cela me rend confiant pour 2012.

- VC : Vous avez rejoint Euskaltel-Euskadi en 2009, à 24 ans. Comment en êtes-vous arrivé là ?

- Mikel Nieve : J’ai toujours aimé le vélo. Plus jeune, c’était amusant : une activité que je partageais avec mes amis. Ensuite, une fois en amateur, tout devient plus sérieux. Les entraînement, le repos … J’ai progressé lentement. En 2007, je finis deuxième du championnat d’Espagne. Cela me permet alors de passer pro chez Orbea avant d’arriver un an plus tard chez Euskaltel-Euskadi. Je suis fier d’être devenu coureur pro. Quand j’ai commencé à faire du vélo, je n’y pensais pas. Ensuite, vous voyez que cela roule pour vous et vous avez cette option d’arriver pro, bien que vous sachiez que c’est très dur. J’ai eu cette opportunité et j’en suis le plus heureux. Ma famille et mes amis m’ont beaucoup encouragé pour y arriver et finalement, c’est un défi réussi.

- VC : Avant la victoire de Gardeccia, vous aviez déjà connu une belle satisfaction lors du Tour d’Espagne 2010, au Cotobello.

- Mikel Nieve : Effectivement. C’est d’ailleurs peut-être mon meilleur souvenir. C’était ma première victoire pro ! Mes coéquipiers ont travaillé comme des acharnés. Mais l’ambiance au sein de l’équipe était triste, car deux jours auparavant, Igor Anton, le leader de l’équipe et maillot rouge de la course, avait dû se retirer à la suite d’une chute.L’équipe a su se faire violence et a été bien présente lors de l’étape reine de la Vuelta. Cette année, ma victoire sur le Giro fut elle-aussi incroyable, d’autant plus car c’était l’étape la plus dure que j’ai été amené à courir dans ma vie. Cela lui donne une valeur supplémentaire.

- VC : Un rêve à concrétiser ?

- Mikel Nieve : J’ai déjà remporté des étapes sur le Giro et la Vuelta. Maintenant, j’aimerais en gagner une sur le Tour de France. Et il faut aussi que je m’améliore dans le contre-la-montre, même si je ne veux pas que ce soit au détriment de mes qualités premières.

Article paru sur velochrono.fr


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