Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

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Samuel Sanchez : "Je serais resté même si nous n’avions pas été WorldTour"

dimanche 27 novembre 2011

Le leader de l’équipe Euskaltel-Euskadi n’a pas encore repris l’entrainement, suite à son opération. Mais il envisage déjà la saison prochaine. Interview.


- Diario Vasco (DV) : Tu t’attendais à ce qu’Euskaltel-Euskadi soit en WorldTour en 2012 ?

- Samuel Sanchez : Ce qui aurait été étrange, c’est de ne pas être WorldTour l’année prochaine. Nous avions déjà eu la même incertitude il y a 2 ans. Je considère que la saison que nous avons faite a été à un très haut niveau. Nous ne devions pas avoir de problèmes pour les résultats sportifs. Il faut tenir compte de ce qu’est cette équipe pour le cyclisme. Une équipe qui est capable de mettre 6.000 personnes dans les Pyrénées, qui remplit les routes de la Vuelta al Pais Vasco, je crois qu’elle doit être parmi les meilleures.

- DV : Miguel Madariaga disait que si vous n’aviez pas été WorldTour, un coureur aurait pu quitter l’équipe. Qu’est-ce que tu aurais fait, toi ?

- Samuel Sanchez : Je n’aurais pas bougé. Je serais resté chez Euskaltel-Euskadi.

- DV : Tu te vois avec un autre maillot ?

- Samuel Sanchez : Oui, avec le maillot arc-en-ciel (rires). C’est un rêve, et les rêves ne sont que ce qu’ils sont. Pour l’instant, je ne me vois pas porter un autre maillot. Il y a deux ans, c’est vrai que je l’ai imaginé, notamment parce qu’il semblait que l’équipe n’allait pas continuer.

- DV : Comment te parait 2013 ?

- Samuel Sanchez : Je ne pense qu’à 2012, mais tant que le projet économico-sportif sera comme aujourd’hui, je continuerai. Je n’oublie pas pour autant que je vais avoir 34 ans et il y a un moment dans ta carrière où tu dois te poser des questions, comme l’envie que tu as de t’entrainer et de courir. Si tu n’as pas une bonne offre, tu peux te poser la question de continuer ou non, mais ce ne sera pas mon cas. Oui, c’est sûr que je voudrais terminer ma carrière ici, mais ça ne va pas dépendre de moi. C’est ce que j’ai toujours dit. Ce qui ne me plairait pas, c’est de le faire l’année prochaine.

- DV : Tu as un objectif qui te fait penser jusqu’à quand tu voudrais courir ?

- Samuel Sanchez : D’abord, il faut voir comment on se sent physiquement, et c’est vrai que j’aimerais arriver jusqu’au Mondial de 2014, à Ponferrada. Mentalement, je me sens très bien et j’ai déjà envie de m’entrainer. Je sens qu’il me manque quelque chose.

- DV : Et si tu avais une très bonne offre, au niveau économique ?

- Samuel Sanchez : D’Euskaltel-Euskadi, je peux dire que j’ai toujours été payé, moi et toute l’équipe, avec ponctualité. Il n’y a jamais eu un seul retard. Ce que tu as signé, tu le touches, et ça t’apporte une grande tranquillité. C’est très important.

- DV : Quelle importance donnes-tu à l’argent ?

- Samuel Sanchez : Celle qu’il a. L’argent est important parce que tu as une famille. Il faut nourrir 4 personnes, dont deux enfants, manger, s’habiller, l’école, la maison, etc, et aussi penser que le cyclisme s’arrêtera tôt ou tard et qu’il faudra continuer à vivre.

- DV : ... ?

- Samuel Sanchez : Dans ce sens, je m’inquiète de l’avenir. Comme tout le monde, j’imagine. Moi, je ne me plaints pas, mais ma famille était pauvre et ça te fait apprécier ce que tu as. Je ne sais que pédaler, et il faut profiter des années de ta carrière, pour te faire un matelas économique important et ensuite affronter le monde du travail. J’essaie d’apprendre à mes enfants à apprécier ce qu’ils ont. Quand j’étais enfant, je n’avais pas ce qu’ils ont eux. Si aujourd’hui j’ai quelque chose, c’est parce que je l’ai gagné.

- DV : Que penses-tu du départ d’Igor Gonzalez de Galdeano de l’équipe ?

- Samuel Sanchez : Je respecte sa décision. Je lui ai dit que j’étais désolé et j’étais triste. Je respecte sa décision parce qu’il faut la respecter, mais je ne la partage pas. Beaucoup de ce qui a été gagné l’a été par la façon dont il a dirigé l’équipe. Il a été important dans ma carrière. Il a eu une façon de faire les choses qui a pu plaire à certains et pas à d’autres, mais il nous a fait faire beaucoup d’exploits. La pluie ne plait pas toujours à tout le monde.

- DV : Quand as-tu rencontré Igor ?

- Samuel Sanchez : J’ai couru avec lui. Je le connaissais avant qu’il arrive dans l’équipe. Il a 38 ans et moi 34, la différence est minime. Nous pensons pareil sur beaucoup de choses. Le lien sentimental que nous avons eu est très fort. C’est quelqu’un qui a enlevé beaucoup de problèmes à Miguel Madariaga. Il s’est chargé de la partie sportive et ça s’est senti pendant 6 ans. On ne peut pas lui en demander plus, et surtout après la saison que nous avons faite, avec des victoires sur le Giro, le Tour et la Vuelta.

- DV : Il se pourrait que son départ se ressente dans les rouages de l’équipe ?

- Samuel Sanchez : Nous sommes conscient qu’il faut faire avec. Je crois que personne ne va penser à ce qui se passera après 2012. L’important est de gagner des courses. Si un coureur pense à autre chose qu’à pédaler, c’est mauvais. Ce serait une erreur. Nous ressentirons son absence en course, les appels qu’il nous lançait.

- DV : Comment vois-tu Gorka Gerrikagoitia, le nouveau responsable sportif ?

- Samuel Sanchez : Gerrika sait ce qu’est diriger une équipe en course, donc le fonctionnement sur la route sera le même. Les directeurs sportifs que nous avons savent comment nous sommes. L’équipe a une ligne définie et elle ne va pas changer. Ce serait une erreur.

- DV : Le fait de savoir que seule l’année 2012 est garantie peut influer sur l’équipe ?

- Samuel Sanchez : Je ne crois pas. Quand j’ai signé, je l’ai fait pour deux ans et nous savions que nous avions un sponsoring assuré jusqu’en 2012. Il faut être patient et travailler du mieux possible. Cette incertitude ne devrait pas nous affecter, au moins jusqu’à ce qu’on sache ce qui peut se passer.

- DV : Ca t’ennuie de devoir retarder ta préparation à cause de l’opération que tu as subie ?

- Samuel Sanchez : Non parce que je ne vais perdre qu’une semaine. En décembre, j’irai à Tenerife et j’ai largement le temps de bien me préparer. La saison prochaine il y a des objectifs importants. La Vuelta al Pais Vasco, le Tour de France, pour lequel j’ai un grand espoir, les Jeux Olympiques, le Mondial. C’est une saison très attractive. Je veux me fixer des objectifs réalistes, et gagner le Tour ne l’est pas, mais je tenterai d’être le plus haut possible.

- DV : Et les Jeux Olympiques ?

- Samuel Sanchez : On dit que c’est un parcours pour Cavendish, très plat, mais il faut le voir. Une course de 200 km finit toujours par être dure.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariovasco.com


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