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Igor Anton : "Je ne sais pas moi-même comment je suis"

samedi 20 août 2011

La Vuelta a España 2011 s’élance cet après-midi de Benidorm. Igor Anton, présenté comme un des principaux favoris, fait le point sur ses chances et ses objectifs.


- Diario Vasco (DV) : C’est le départ de la Vuelta a España à Alicante, zone où tu t’es beaucoup entrainé en début de saison. Tu es dans l’état de forme que tu voulais ?

- Igor Anton : Oui, j’arrive comme je l’avais prévu. En étant optimiste, je pensais pouvoir gagner une étape du Giro, où les choses se sont passées comme il fallait. Il y a des moments où le temps passe très vite et d’autres où on a l’impression qu’il s’arrête. Préparer des courses comme le Giro ou la Vuelta tu fais un pari, mais quand tu obtiens des résultats, tu vois que ton temps a été bien employé. Et peut-être qu’une autre année tu ne réussis pas la même chose. Dans le sport, tu gagnes une chose et ensuite tu vises autre chose. J’ai été en stage à Alicante avec l’équipe. J’y ai aussi été à l’époque de mes débuts chez les professionnels. Ca semble plat, mais en fait ça ne l’est pas.

- DV : Tu dis que retrouver le coup de pédale de l’année dernière sera difficile. Pourquoi ?

- Igor Anton : Les circonstances ne sont jamais les mêmes. Je sais qu’il est difficile de prendre le coup de pédale que j’avais. Ca ne veut pas dire que je ne vais pas y parvenir. Je le verrai au fur et à mesure que passeront les jours, les étapes. Mais pour l’instant, je ne sais pas comment je vais être.

- DV : Tout le monde te parle de la victoire dans la Vuelta. Qu’en penses-tu ?

- Igor Anton : Je préfère parler de podium. Pour pouvoir gagner la Vuelta, je dois être comme l’année dernière. Mais il y a des différences dans le parcours. J’ai un contre la montre de 47 km, une distance importante qui favorise Menchov.

- DV : Comment vois-tu le parcours ?

- Igor Anton : Il y a beaucoup d’étapes pièges. La sierra de Ancares, en Galice, est compliquée et personne n’en parle. Tu peux perdre une minute à n’importe quel moment, dans une cassure, une chute, avec n’importe quoi. Bien souvent, il n’est pas question de ton état. Il y a d’autres éléments qui influent. Je crois qu’il ne faut pas s’en obséder. Je crois qu’au Giro je n’ai pas atteint le niveau que j’avais à la Vuelta avant la chute, mais je suis content de comment j’ai couru.

- DV : L’expérience de ce que tu as vécu l’année dernière peut être décisive pour cette année ?

- Igor Anton : J’ai appris à supporter les moments de tension dans les moments importants. Je me suis vu capable de résoudre des situations que jusque là je n’avais vues que de l’arrière et que je n’avais jamais vécu personnellement, comme quand Egoi Martinez a été leader de la Vuelta. L’équipe a fait un travail exceptionnel dans des étapes comme celle d’Alcoi. J’avais besoin de remonter au général et au final j’ai gagné l’étape. J’avais été plus nerveux en d’autres circonstances. J’ai fait ce que je pensais. Il y a eu des moment où je devais être présent et je crois que j’y étais.

- DV : Tu donnais l’impression d’être heureux.

- Igor Anton : Oui, j’étais heureux. Et même un jour, il m’est arrivé une chose très curieuse. C’était en pleine course, je mets la main à la poche pour manger quelque chose et je tombe sur mon téléphone portable. J’avais oublié de le laisser dans le bus !! J’ai appelé Gerrikagoitia et ma fiancée. Il ne restait que 40 km de course. Tout se passait bien. Ma fiancée m’a passé un savon, elle me demandais ce qui me prenait de l’appeler depuis la course. J’étais content, je me voyais comme je n’avais jamais été.

- DV : Tu crois avoir la responsabilité de devoir gagner la Vuelta ?

- Igor Anton : Non, je n’ai pas la responsabilité d’arriver en rouge à Madrid, mais j’ai la responsabilité de devoir lutter pour gagner. A partir de la première étape de montagne je verrai où je me situe. Je veux disputer le général. Je crois que j’ai une marge de progression. On peut toujours améliorer quelque chose. Gagner une étape ne sera pas primordial. Mais si j’en gagne une, elle sera la bienvenue. Ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète.

- DV : Qu’est-ce que tu aimerais changer ou améliorer ?

- Igor Anton : J’aimerais être plus calculateur. Remporter une énorme place au général, c’est autre chose. J’ai déjà gagné des étapes de la Vuelta. Si j’arrive à monter sur le podium, je serai super-content. Je n’ai jamais été sur le podium d’un grand tour, je n’ai jamais gagné de courses avec moins de jours. Gagner la Vuelta ? Je ne le vois pas impossible s’il y a des circonstances idéales. L’année dernière c’était le cas. A partir de la 2e semaine de course on verra ce qui va se passer. On verra des choses à partir de Covatilla.

- DV : Quel est ton état de forme ?

- Igor Anton : Je ne sais pas moi-même comment je suis. On commencera à le voir dans la Sierra Nevada. On ne peut pas penser à gagner dès Benidorm. J’irai au jour le jour. Un coureur comme Nibali, qui a gagné une Vuelta et qui a été deux fois sur le podium du Giro, peut penser à gagner la Vuelta. Moi, non. Ou si, je peux, mais il faut être réaliste.

- DV : Que te demande Euskaltel-Euskadi ?

- Igor Anton : L’équipe me demander d’arriver où je peux arriver. S’il m’ont mis la pression ? Non. L’équipe n’a jamais gagné une épreuve de trois semaines et ce serait très grand, mais il ne m’ont pas mis de pression. Ce sera aussi important de rester en World Tour et il manque des points. Il y a beaucoup de choses en jeu.

- DV : C’est une Vuelta spéciale ?

- Igor Anton : Il se passera ce qui se passera, j’aurai d’autre opportunités dans le futur. Enfin, je l’espère. Ce n’est pas la dernière Vuelta a España que je vais courir. J’espère que j’en ai encore 4 ou 5 devant moi. L’année dernière j’étais dans un grand moment et je ne sais pas si ce sera pareil cette année. Je ferai du mieux possible. Il y a un an tout était parfait. Je n’ai pas eu le moindre problème.

- DV : On a l’impression que tu as pris la mesure de l’épreuve.

- Igor Anton : C’est vrai qu’avec les années je me sens bien sur cette course.

- DV : On a l’impression que la Vuelta est ta course.

- Igor Anton : J’ai couru 6 éditions. Chaque année tu exiges plus de toi-même. Ce n’est pas la même chose une course de 5 ou 6 jours qu’une de trois semaines. La fatigue psychologique se paie. La saison ne va pas dépendre de ce que je fais ce mois-ci et ça me tranquillise. Il faut essayer de ne pas se rendre fou. Ce que j’ai fait au Giro me donne de la tranquillité.

- DV : Tu connais bien le parcours de la Vuelta ?

- Igor Anton : Nous avons bien regardé toutes les étapes. Je connais assez bien l’ensemble du tracé et c’est important. C’est une Vuelta pour les grimpeurs, mais le contre la montre de Salamanca peut beaucoup marquer.

- DV : Il y a une étape en particulier qui te plait plus que les autres ?

- Igor Anton : De tout temps j’aime les étapes comme celle de l’Angliru. Ce sont des cols que j’aime, comme le Zoncolan. Peña Cabarga aussi, où j’ai du abandonner l’année dernière. Les étapes les plus dures seront celles des Asturies. C’est là que les plus gros écarts peuvent être faits. Dans les autres ascensions nous n’arriverons pas à faire de gros écarts. Aussi c’est important d’arriver à ne perdre de temps nulle part, arriver le mieux possible à cette partie de la course.

- DV : Tout Euskaltel-Euskadi sera à ton service. Ce sera une plus grande responsabilité ?

- Igor Anton : Il m’ont toujours soutenu. L’année dernière ils l’ont déjà fait et il m’emmenaient sans aucun problème, j’étais très bien entouré. Sur l’équipe, je n’ai pas le moindre doute. Ce qu’il faut c’est que moi je sois dans de bonnes conditions, que je puisse être au niveau. Tout ce dont nous parlons, il faudra le voir plus tard sur la course. Dans quelques jours nous saurons tous comment nous sommes.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariovasco.com


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