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Mikel Landa : "Je profite de ce moment"

mardi 16 août 2011

Une semaine après sa victoire lors de la dernière étape de la Vuelta a Burgos, le plus jeune vainqueur de l’histoire de l’équipe revient sur ce moment inoubliable. Interview.


- El Pedal de Frodo (EPF) : Bon Mikel, ça fait déjà une semaine depuis ta victoire... Comment te sens-tu ?

- Mikel Landa : Je suis encore sur un nuage. Tout le monde continue à te féliciter, on te rappelle ce que tu as fait... et je profite de ce moment.

- EPF : Cette semaine a été très différente des autres ?

- Mikel Landa : Oui, assez différente parce que les gens te reconnaissent plus dans la rue et te demandent comment tu as fait. Ils s’intéressent plus à ce que tu fais et de ce point de vue ça a été différent.

- EPF : Quelque chose a changé ? Tu te sens différent ?

- Mikel Landa : Non, je reste le même (rires). J’ai peut-être un peu plus de confiance et je vois les courses d’une autre manière, j’affronterai peut-être la prochaine d’une autre façon, mais en général je n’ai pas changé.

- EPF : Le soir qui a précédé ta victoire tu me disais "allez, on y va...", pas mal, non ?

- Mikel Landa : Oui. Je savais que j’étais bien, je m’étais pas mal entrainé et j’avais travaillé pour être devant... Mais c’est sûr que je ne m’attendais pas à ça. Mais il y a eu pas mal de circonstances qui m’ont permis de disputer la victoire. Mais comme je te l’ai dit, j’étais bien, je venais de disputer le Brixia Tour qui se couru très vite et duquel je suis sorti avec un bon niveau de forme pour bien marcher à Burgos.

- EPF : Au départ de cette étape, tu pensais faire quelque chose de spécial ?

- Mikel Landa : Plutôt qu’au départ, c’est quand nous avons affronté la partie finale de l’étape, dans les deux passages par Neila et el Collado Bermejo. Là, j’ai commencé à voir que j’avais de bonnes sensations et que je pouvais faire du bon travail pour l’équipe, mais je n’ai pas envisagé de pouvoir gagner l’étape avant les 2 derniers kilomètres.

- EPF : Je suppose que jusqu’à ce moment là, pour toi, faire une belle course consistait en bien travailler pour Samu, non ?

- Mikel Landa : Oui, oui. Ma mission était de faire la plus grande sélection possible dans le groupe et emmener Samu le plus loin possible pour qu’il lance son attaque en vue du général.

- EPF : Et puis Samuel Sanchez n’est pas dans un bon jour et on te laisse le champs libre. Tu n’y réfléchis pas à deux fois et tu attaques...

- Mikel Landa : C’est ça. Jusqu’à ce moment là, je ne pensais pas du tout à disputer la victoire. Mais à 2 km, Samu m’a laissé prendre quelques mètre et alors je suis parti à fond, vers la victoire.

- EPF : Sincèrement, je pensais que quand Cobo et Purito t’ont repris, tu avais tout donné... Qu’as-tu pensé quand ils sont revenus ?

- Mikel Landa : Qu’on était presque au bout, qu’il fallait que je continue, et que, avec un peu de chance, Purito n’irait pas disputer la victoire d’étape puisqu’il avait déjà le général. Alors, il restait Cobo et moi, si je faisais second ce serait génial, et si je gagnais... beaucoup mieux !

- EPF : Alors ça ne t’a pas miné le moral de les voir revenir si près de l’arrivée ?

- Mikel Landa : Non, je n’ai pas pris le temps d’y penser, en fait. Moi, ce à quoi je pensais c’était gagner, je ne voyais que la ligne d’arrivée et la seule chose que je voulais, c’était arriver, et arriver premier (rires). Je ne me suis pas démoralisé, si c’est le cas à ce moment là, je perds la course.

- EPF : Tu te souviens de ce que tu as ressenti en lâchant le coureur de la Geox une nouvelle fois ?

- Mikel Landa : Je ne sais pas, c’est un mélange de joie et de rage. C’est une pensée positive, tu te souviens des mauvais moments que tu as eu à traverser pour en arriver là et c’est une très bonne sensation.

- EPF : Et une fois sur le podium ? Tu étais plus calme ?

- Mikel Landa : Là déjà, je me rendais compte de ce que j’avais réussi, parce que les gens te félicitent de tous côtés, et tu commences à te rendre compte de ce que tu as fait.

- EPF : Après cette année où tu n’as pas eu de chance, tu pensais pouvoir te faire ce plaisir ?

- Mikel Landa : Non, non, je n’y pensais pas... Je ne pensais pas que j’allais pouvoir disputer une course de ce niveau, je me voyais pouvoir faire quelque chose dans des courses de niveau plus bas, comme celles que j’ai courues en début d’année... Non, mais je n’espérais pas du tout disputer une étape de Burgos (rires).

- EPF : Que ton dit tes amis et les membres de ta peña ?

- Mikel Landa : Ils sont tous très contents, ils n’y croyaient pas. Tout le monde est un peu impressionné (rires)... je n’y crois presque pas moi-même, alors tu imagines les autres !

- EPF : Pour finir, Mikel, où te verra-t-on pour la fin de saison ?

- Mikel Landa : Cette semaine, je vais à la Classic de l’Indre (le 21), après j’ai aussi un tour de 3 jours en France (Tour du Poitou-Charentes du 23 au 26 août) et ensuite on enchaine avec le Grand Prix de Plouay, le 28.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elpedaldefrodo.com


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