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Mikel Astarloza : "Je rêvais de remettre un dossard"

jeudi 4 août 2011

Mikel Astarloza a fait hier, lors de la première étape de la Vuelta a Burgos, son retour à la compétition après s’être entrainé très dur pendant 2 ans. Interview.


- El Pedal de Frodo (EPF) : Mikel, tu es content...

- Mikel Astarloza : Oui. C’est vrai que le plus important était de revenir en compétition le plus tôt possible et bon, nous sommes là, à la Vuelta a Burgos. Nous avons commencé du bon pied et nous espérons continuer ainsi.

- EPF : Tu as senti quelque chose de spécial quand tu as mis le dossard sur le maillot ?

- Mikel Astarloza : Oui ! C’est un geste que je n’avais plus fait depuis un moment parce que ça a été deux années très longues et très dures. Et oui, je rêvais de remettre un dossard et de revenir à la compétition.

- EPF : Comment s’est passée cette première journée ? Comment t’es-tu senti ?

- Mikel Astarloza : Très bien en vérité. Je venais motivé et avec beaucoup d’envie, je savais que je m’étais très bien entrainé et que je devais me sentir bien. Mais sincèrement j’ai été très agréablement surpris, j’ai du travailler dur pendant 120 km dans le peloton et après nous avons terminé avec le plus important, la victoire de Samu.

- EPF : Quel est ton principal objectif du moment ?

- Mikel Astarloza : Bon, pour l’instant, je pense à m’améliorer, à avancer petit à petit, au jour le jour, à tenter d’améliorer le niveau et de retrouver celui que j’avais il y a deux ans.

- EPF : Comment as-tu été accueilli par les co-équipiers d’Euskaltel Euskadi et par le peloton ?

- Mikel Astarloza : Très bien. En fait, avec les co-équipiers j’ai gardé d’étroites relations pendant tout ce temps. Avec le reste du peloton, il y avait beaucoup de monde que je ne voyais plus depuis longtemps, mais en permanence il y avait des coureurs qui venaient me souhaiter la bienvenue et ça fait plaisir que le peloton te traite ainsi.

- EPF : Tu avais perdu l’espoir pendant tout ce temps ?

- Mikel Astarloza : Non, ce qu’il y a c’est que moi je voulais reprendre le plus tôt possible, que tout ça s’arrange et tout ça... Mais bon, nous n’avons toujours pas de nouveautés, j’ai accompli la sanction, je suis en compétition de nouveau et j’essaie de penser au futur et à améliorer le niveau pour être le plus compétitif possible.

- EPF : Tu fais référence au fait que pour l’instant on ne t’as pas blanchi ?

- Mikel Astarloza : Oui, tout cela est toujours en attente. Ces choses vont très lentement et c’est regrettable. Mais bon, je préfère regarder la partie positive de tout cela, le fait que je suis revenu dans le peloton et qu’aujourd’hui je me suis senti bien.

- EPF : Tu disais t’être bien entrainé. Pendant les 2 années, comme si tu avais eu une équipe ?

- Mikel Astarloza : Oui ! Et même peut-être plus ! Le manque de compétition me faisait m’entrainer plus dur parce que je voulais revenir et être à un bon niveau. Je me suis sacrifié et ça a été très dur parce que je suis un coureur qui aime s’entrainer avec un objectif à court terme ou au moins à moyen terme... Mais dans ce cas les objectifs étaient très éloignés et il a été difficile de garder cette concentration et être aussi professionnel qu’il le faut.

- EPF : Tu te vois à la Vuelta a España ou tu crois que c’est prématuré ?

- Mikel Astarloza : Nous ne l’avons pas encore décidé, il faudra voir comment je suis sur cette Vuelta a Burgos, il faudra voir mon niveau et si je termine fatigué. Nous nous réunirons pour évaluer le chemin à suivre et décider du calendrier.

- EPF : Tu te sens différent de ce que tu étais il y a deux ans ?

- Mikel Astarloza : Non, je suis pareil, je n’ai pas changé. Il y a des choses qui te font beaucoup réfléchir, et dans ce sens, je ne sais pas si c’est le mot, mais j’ai mûri. Mais je suis la même personne et le même coureur.

- EPF : On dit que du mal on tire toujours quelque chose de bon. C’est le cas pour toi ?

- Mikel Astarloza : Oui, j’ai reçu une infinité de marques de soutien et surtout il y a eu très peu de gens qui m’ont déçu et beaucoup de gens qui m’ont soutenu sans qu’ils n’y aient le moindre intérêt, ils m’ont poussé et encouragé. C’est le souvenir que je garde, qu’il y a beaucoup de gens prêts à t’aider dans ce monde et c’est vrai que c’est très bon de connaitre des gens comme cela. Je crois avoir une dette envers eux.

- EPF : Dans le cas d’un retour, tu étais sûr que ce serait chez Euskaltel ?

- Mikel Astarloza : Oui, moi je n’avais aucun doute. Il ont été très bien avec moi dès le début et à aucun moment je n’ai envisagé une autre possibilité. C’est l’équipe de chez moi où j’avais fait les 4 dernières années et c’était très clair.

- EPF : Alors c’était clair que tu allais revenir. Tu en avais déjà discuté ? Parce que certains disaient oui, d’autres non...

- Mikel Astarloza : Oui, moi je savais que je voulais revenir parce que...

- EPF : Ca d’accord Mikel, mais c’était entendu avec l’équipe ?

- Mikel Astarloza : Oh, ça dépendait un peu des besoins de l’équipe et tout ça. Mais bon, je crois qu’ils ne se sont jamais opposés à me reprendre. Il ont toujours gardé confiance en moi et je dois aussi les remercier.

- EPF : Au final, le jour qui aurait du être le plus heureux de ta vie est devenu un des plus tristes...

- Mikel Astarloza : Bon, moi je préfère séparer les choses. J’ai toujours dit que ce 21 juillet 2009 a été le plus beau jour de ma vie et le 31 le pire.

- EPF : Et tu continues à clamer ton innocence ?

- Mikel Astarloza : Oui, bien-sûr.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elpedaldefrodo.com


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