Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Partager...

Accueil du site > Les infos de l’équipe > Archives 2011 > Interviews et infos diverses > Jean-Marie Leblanc : "Euskaltel a apporté de la vie au Tour de (...)

Jean-Marie Leblanc : "Euskaltel a apporté de la vie au Tour de France"

jeudi 7 juillet 2011

Ex-Directeur du Tour de France, Jean-Marie Leblanc commente l’histoire de l’équipe Euskaltel Euskadi dans le Tour de France. Et comment ne pas parler de la marea naranja ?! Interview.


- Deia : Il y a 10 ans, vous avez ouvert la porte du Tour à Euskaltel Euskadi. Qu’est-ce qui vous a convaincu ?

- Jean-Marie Leblanc : A cette époque, Euskaltel était une équipe jeune, mais bien construite qui progressait d’année en année. Mais aussi, elle présentait la particularité d’être composée en majorité de coureurs basques. Ca nous a attiré parce que nous connaissions la popularité du cyclisme au Pays Basque. Et oui, finalement, je crois que ça a été une bonne raison pour leur montrer notre sympathie et les inviter à courir le Tour. Maintenant, vu avec perspective, je crois que c’était une bonne chose. Euskaltel ne nous a jamais déçu, même si c’est sûr que sur ce premier Tour (2001), les résultats des première étapes n’étaient pas spectaculaires, tout au contraire. Il semblait qu’ils ne sortiraient pas la tête du trou, mais ensuite, il se sont refaits et dans les Pyrénées est apparue la figure de Roberto Laiseka.

- Deia : Avez-vous pensé à un moment que vous vous étiez trompé, que le Tour était trop grand pour Euskaltel ?

- Jean-Marie Leblanc : Non, pas du tout. J’ai déjà dit qu’au début on aurait dit que la course les dépassait, mais Euskaltel a toujours été une vraie équipe du Tour de France. Pourquoi ? Parce que dès le début ils ont eu le plus important pour triompher sur cette course : le désir de bien faire les choses et d’apprendre. Je n’oublierai jamais Miguel Madariaga, sa volonté et son désir de savoir. Au final, il est devenu un ami.

- Deia : Quel a été le meilleur moment d’Euskaltel Euskadi sur le Tour ?

- Jean-Marie Leblanc : L’étape de Laiseka à Luz-Ardiden. C’était la première année, les Pyrénées étaient repeintes en orange, et là est apparu Roberto, qui en plus était la personne idéale pour cette victoire, parce qu’il était le personnage typiquement basque, exemplaire pour son équipe. J’ai peu de souvenir d’étapes où le suspens et le symbole ont été aussi intenses.

- Deia : Il y a eu aussi des déceptions.

- Jean-Marie Leblanc : Aucune n’a été plus grande que Mayo en 2004, quand il venait pour gagner le Tour. Ca a été une grande déception parce que Mayo arrivait en grande forme.

- Deia : Qu’est-ce qu’Euskaltel a apporté au Tour ?

- Jean-Marie Leblanc : Beaucoup d’animation, beaucoup de vie, surtout dans les étapes de montagne. Tout ce qu’apporte la marea naranja, un véritable exemple à dimension sportive, sociale et identitaire des supporters avec leur équipe. Dans les Pyrénées c’était impressionnant. Une fois, en descendant le Tourmalet, ils m’ont même offert un verre de Txakoli.

- Deia : Vous avez craint que la marea naranja déborde ?

- Jean-Marie Leblanc : Non, non. Les supporters basques ont toujours été exemplaires. Il connaissent le cyclisme. C’est vrai qu’il s’est passé des choses. Rien de grave. Je me souviens surtout de l’image d’union de tout un peuple autour de ses représentants, dans ce cas les coureurs cyclistes. C’est un sport que les basques adorent peut-être parce qu’il symbolise les valeurs qui forgent leur caractère : le courage, la persévérance, l’audace, la noblesse...

- Deia : Qu’est-ce que le Tour a apporté à Euskaltel ?

- Jean-Marie Leblanc : Je crois que le Tour, par le professionnalisme qu’exige le fait d’affronter les meilleures équipes du monde, a servi à Euskaltel pour progresser. Ils sont arrivés avec une équipe de grimpeurs, quasiment comme les colombiens, et au final ils ont appris à évoluer sur tous les terrains, y compris dans les étapes de plat.

- Deia : En 1992, vous avez fait démarrer le Tour d’Euskadi, à Donostia.

- Jean-Marie Leblanc : En 1992, oui. A ce moment là le contexte était favorable. Madrid était capitale culturelle, Barcelone avait les Jeux Olympiques, Sevilla l’Exposition Universelle, et le Pays Basque n’avait rien. Il fallait faire quelque chose pour réparer cette injustice et le Tour l’a fait.

- Deia : Le Tour partira à nouveau d’Euskadi ?

- Jean-Marie Leblanc : Franchement, je ne sais rien de cela parce que je ne m’en occupe plus.

- Deia : Vous avez abandonné la direction du Tour en 2005. Que faites-vous maintenant ?

- Jean-Marie Leblanc : Quand j’ai arrêté, je suis revenu dans mon village du nord de la France, Nueil-sur-Argent. J’ai des responsabilités dans la vie publique au service de ma région, je m’occupe de musique, je suis président d’une radio locale... Mais je fais tout cela sans le bruit et le stress qui me poursuivaient sur le Tour. Et chaque année, je vais saluer le Tour de France sur une étape.

Traduit de passages d’un article en espagnol paru sur deia.com


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Site web réalisé par webmaster-peloton.com