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Samuel Sanchez : "Au Tour de France, tout compte double"

dimanche 26 juin 2011

Prêt pour disputer le Tour de France qui s’élancera samedi prochain de Vendée, le leader de l’équipe Euskaltel Euskadi répond à une interview.


- La Voz de Asturias (LVA) : Comment arrives-tu à ton plus grand objectif de la saison ?

- Samuel Sanchez : J’ai travaillé dur ces derniers mois, et j’arrive bien, après la course me mettra à ma place et dira si je me suis trompé ou non.

- LVA : Au Dauphiné, tu as testé tes jambes après un arrêt au printemps et t’être entrainé dur en Andorre et dans la Sierra Nevada. Comment t’es tu senti ?

- Samuel Sanchez : J’ai noté que je manquait de rythme, mais c’est pour cela que nous étions venus à cette course, pour trouver les sensations et continuer la préparation, comme je l’ai fait ces dernières années.

- LVA : Tu y a retrouvé certains coureurs qui seront tes rivaux en vue du podium, comme Robert Gesink, Ivan Basso ou Cadel Evans. Comment les as-tu trouvés ?

- Samuel Sanchez : Ils sont très fort, tant Gesink, Evans, Vinokourov, Wiggins ou Van den Broek. Peut-être que Basso était plus tranquille, mais il a beaucoup d’expérience et il sait ce qu’est être sur le podium à Paris.

- LVA : Finallement, Alberto Contador sera sur le Tour après avoir écrasé le Giro d’Italia. Que penses-tu de cette décision ?

- Samuel Sanchez : Tout à fait respectable, et je crois qu’il a fait ce qu’il faut.

- LVA : Contador et An Schleck sont très supérieurs aux autres ?

- Samuel Sanchez : Jusqu’ici, ils ont été un point au dessus des autres, et on verra si cette année ça continue, mais personnellement je crois que oui.

- LVA : Contador a reconnu les étapes des Alpes. Tu ne l’as pas fait ?

- Samuel Sanchez : Non, j’ai terminé le Dauphiné et je suis rentré à la maison le plus tôt possible pour récupérer et partir dans la Sierra Nevada m’entrainer dur.

- LVA : Que penses-tu du parcours du Tour 2011 ? Le fait qu’il y ait un chrono par équipe et un seul CLM individuel te plait ?

- Samuel Sanchez : Le chrono par équipe ne me plait pas, vu qu’à priori je serai le principal le favori qui en pâti le plus, un prologue et un chrono individuel serait bien.

- LVA : Quelles seront les étapes décisives dans les Pyrénées et les Alpes ?

- Samuel Sanchez : L’arrivée au Plateau de Beille et celle du Galibier.

- LVA : Quel est ton objectif en France ?

- Samuel Sanchez : L’idée avec laquelle tu pars de la maison est une chose, et ce que t’impose la course en est une autre. J’aimerais avoir le niveau de l’année dernière, mais je crois que cette année il y a plus d’égalité et de compétence.

- LVA : Tu arrives au Tour avec deux victoires cette saison. Tu es satisfait de ta première partie de saison ?

- Samuel Sanchez : La régularité est mon principal atout, et rester au meilleur niveau pendant de nombreuses années à la suite est difficile. Nous aimerions tous gagner plus de courses, mais je ne peux pas me plaindre.

- LVA : Tu regrettes quelque chose cette année, une course que tu aurais pu gagné et ça n’a pas été le cas ?

- Samuel Sanchez : Je n’arrive pas à gagner la Vuelta al Pais Vasco, mais quand les autres sont meilleurs que toi, il n’y a rien d’autre à faire que les féliciter et apprendre de tes erreurs.

- LVA : On dirait que tu gardes cette étiquette de coureur qui n’arrive pas à gagner. Ca ne te fatigue pas d’être si près de la victoire sans la remporter ?

- Samuel Sanchez : Il vaut mieux en être près que loin, ça veut dire que j’ai mes chances.

- LVA : En plus des 2 victoires, tu as 12 places dans les 10 premiers. Tu as du mal à faire comme d’autres coureurs, oublier la course pendant une journée pour tenter de gagner une étape par la suite. Pourquoi ?

- Samuel Sanchez : Je crois que ce sont des choses liées aux circonstances, comme je le disais je suis régulier, et être à l’avant signifie qu’il y a toujours une chance de gagner. J’aime être compétitif au maximum.

- LVA : L’année dernière tu es passé tout près de gagner la 8e étape du Tour, mais Andy Schleck t’a battu au sprint. Combien de fois as-tu repensé à ce final ?

- Samuel Sanchez : Ce qu’il faut pour apprendre ce qu’il faut essayer de ne pas faire. C’est passé et je ne peux pas revenir en arrière.

- LVA : Tu as vu les images de l’arrivée à la télévision.

- Samuel Sanchez : Très peu de fois.

- LVA : Qu’est-ce que le Tour a de spécial pour certains coureurs hypothèquent leur saison en ne pensant qu’à cette course ?

- Samuel Sanchez : C’est la meilleure course et l’événement cycliste le plus populaire. Ce qui se passe là-bas compte double à tous les niveaux.

- LVA : Quelle est ta course préférée de tout le calendrier ?

- Samuel Sanchez : Il y en a beaucoup : Le Mondial, Lombardie, Liège, la Vuelta al País Vasco, la Vuelta a España, la Vuelta a Asturias...

- LVA : Tu as été deux fois sur le podium de la Vuelta a España, tu ne crois pas que cette course te correspond mieux que le Tour ?

- Samuel Sanchez : Tout dépend de la préparation, du parcours, des rivaux... chaque course est différente. La Vuelta m’a beaucoup apporté et j’espère y retourner et le lui rendre.

- LVA : Cette année on montera pour la première fois en compétition La Farrapona. Tu connais ce col ?

- Samuel Sanchez : Je ne l’ai jamais monté pour l’instant.

- LVA : Ca fait deux saisons que tu ne cours pas la Vuelta a Asturias et la Vuelta a España. Tu n’as pas envie de revenir mettre un dossard sur tes terres ?

- Samuel Sanchez : Si, bien-sûr, mais le calendrier et la planification m’en ont empêché ces deux dernières saisons.

- LVA : Tu te sens aimé chez toi ? 2012 est une année olympique. Tu aimerais être à Londres avec le dossard n°1 ?

- Samuel Sanchez : A qui ça ne plairait pas ? Les JO c’est le maximum pour un sportif.

- LVA : Tu as déjà pensé aux défis à relever pour l’année prochaine ?

- Samuel Sanchez : C’est encore tôt.

- LVA : Au dernier Giro Igor Anton et Mikel Nieve ont remporté une étape chacun et ils ont prouvé qu’ils peuvent être leaders de l’équipe sur les grandes courses. Ca t’enlève de la pression ?

- Samuel Sanchez : Ils ont encore beaucoup de chemin à faire et ils doivent prouver des choses, mais ils progressent et c’est important. Pour moi et pour l’équipe c’est une arrivée d’air et de tranquillité.

- LVA : Tu as 33 ans et c’est ta 12e année chez les professionnels. Cette année tu as vu le retrait de quelqu’un de proche, Chechu Rubiera. Tu t’es fixé une date pour raccrocher le vélo ?

- Samuel Sanchez : Pas pour l’instant. J’ai encore un an de contrat.

- LVA : Quand tu arrêteras, tu resteras dans le cyclisme professionnel ou tu oublieras un peu le vélo ?

- Samuel Sanchez : Oui, j’aimerais rester dans le cyclisme professionnel pour apporter mon expérience.

Traduit d’un article en espagnol paru sur lavozdeasturias.es


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