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Samuel Sanchez : "Pour le Tour, mon intention est de retrouver le rythme de l’année dernière"

jeudi 2 juin 2011

Après un stage en altitude dans la Sierra Nevada, Samuel Sanchez se prépare pour participer dès dimanche prochain au Dauphiné Libéré, avec l’esprit tourné vers le Tour de France. Interview.


- LNE : Comment s’est passée ce stage dans la Sierra Neveda ?

- Samuel Sanchez : D’abord on a habitué le corps à l’altitude en faisant quelques ascensions et d’autres fois en roulant dans la vallée. Il faut bien doser les entrainements pour ensuite se tester sur le Dauphiné Libéré et voir si je dois faire d’autres stages en altitude.

- LNE : L’épreuve française est très dure. Comment l’affrontes-tu ?

- Samuel Sanchez : Ca me servira pour vérifier mon état physique parce que ça fait un mois et demi que je n’ai pas fait de compétitions et surtout, ça me permettra de prendre le rythme. Je ne me testerai que sur une seule étape. Il y a 4 arrivées au sommet et deux chronos. Après avoir vu comment je suis, j’adapterai la préparation à la maison et je partirai en France tranquille.

- LNE : Quelles sont tes intentions sur le Tour ?

- Samuel Sanchez : L’idée est de retrouver le rythme de l’année dernière et ensuite de voir si je peux me battre avec les leaders. Vu que les meilleurs participent, la course te met rapidement à ta place. Je verrai si je peux me battre pour le général et sinon, je chercherai les étapes.

- LNE : Tu auras une envie de revanche pour la 3e place perdue l’année dernière ?

- Samuel Sanchez : Pas du tout. J’ai eu le regret de terminer 4e et de ne pas être sur la photo, mais la chute m’a beaucoup gêné. Je suis tranquille parce que j’ai fait tout ce que je pouvais. Les choses se sont bien passées et j’essaierai de recommencer.

- LNE : Le Tour autorise Contador à courir. Tu en penses quoi ?

- Samuel Sanchez : C’est la meilleure course du monde et les meilleures doivent y être. Alberto est indispensable. En plus, sa façon de courir m’avantage parce qu’il mettra son équipe à contrôler la course. Moi, je n’ai pas une équipe aussi puissante. Je devrai aussi profiter du travail des autres équipes puissantes comme celle d’Evans, Basso, Gesink ou des frères Schleck.

- LNE : Tu as suivi le Giro en tant que commentateur. Quelle analyse en fais-tu ?

- Samuel Sanchez : Il était très dur et comme tout le monde l’a vu Contador a fait preuve d’une domination et d’une supériorité extraordinaire. Il portait beaucoup de rage en lui et il l’a sortie sur la route. Il n’a laissé aucune chance à ses rivaux pour l’attaquer, car c’est lui qui attaquait le premier. Il avait de bonnes jambes et il en profité au maximum. Merckx dit qu’il a l’impulsion de Fuente et la tête d’Ocaña. Seul Alberto peut courir comme ça, si les autres dépensent ces forces là, le lendemain il ne marche pas.

- LNE : Du Giro au Tour, il n’y a qu’un mois de récupération, Contador et les autres sont fatigués.

- Samuel Sanchez : Alberto est le meilleur du monde dans les courses de 3 semaines, et de loin, et s’il y a quelqu’un qui est capable d’apporter des garanties sur deux course à la suite, il est le seul. Personne n’y arrive bien ces derniers temps. L’année dernière, Evans, Wiggins, Basso et Vinokourov ont disputé le Giro et ensuite, ils n’ont pas été bien sur le Tour de France.

- LNE : Peut-être Contador accusera-t-il ces efforts face à Andy Schleck.

- Samuel Sanchez : Chaque année le Tour est différent. La dernière édition a été conditionnée par les chutes, les pavés et l’incident technique d’Andy Schleck. Je parie sur Alberto dans ce duel parce que je le vois supérieur maintenant. Mon classement serait Contador, Andy Schleck, Evans, Frank Schleck et Basso pour l’expérience, les victoires et les podiums sur les grands tours. Ceux-là sont devant moi à ce jour. Il faudra les piéger.

- LNE : Quelle est la clé sur ce Tour ?

- Samuel Sanchez : D’abord le chrono par équipe où il faudra perdre peu de temps. Après il y a de petites ascensions piégeuses où on peu perdre des secondes. Après il faut passer les Pyrénées le mieux possible, se défendre dans les Alpes et être au niveau dans le dernier chrono.

- LNE : Comme ça, ça a l’air facile.

- Samuel Sanchez : Le Tour est différent de toutes les autres courses et il ne t’autorise aucune défaillance. Il faut être attentif en permanence. Si tu perds 3 minutes dans les Pyrénées tu ne les récupères pas dans les Alpes. Aussi j’espère arriver très bien physiquement et garder la forme le plus longtemps possible. Il faut être devant dès la première arrivée au sommet parce qu’après tu ne peux plus reprendre le temps que tu as perdu. Tu dois être au mieux dès le départ de la course.

- LNE : Dans la Sierra Nevada tu as vécu une des expériences les plus dures de ta vie, la mort de Tondo.

- Samuel Sanchez : C’est le jour le plus dur et le plus triste que j’ai eu à l’entrainement. Je venais de partir quand Barredo m’a appelé pour me dire qu’il retournait là-haut parce que Tondo était mort. J’ai freiné sèchement et je suis resté là. Je n’y croyais pas. J’y suis allé pour entourer Beñat Intxausti qui était avec Tondo dans la voiture quand l’accident a eu lieu et il n’a rien pu faire. Ca a été une très mauvaise journée. Après sont arrivés Valverde et Rojas et je suis parti quand la télévision est arrivée.

Traduit de deux articles en espagnol parus sur lne.es et lne.es


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