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Igor Anton : "Il est le n°1, mais sur un bon jour je peux battre Contador"

mardi 31 mai 2011

Vainqueur d’étape au Zoncolan, Fuji envisage une prochaine participation au Giro et déjà, il commence à penser à la prochaine édition de la Vuelta a España, son prochain objectif. Interview.


- Biciciclismo (BC) : Que représente le fait d’avoir gagné une étape du Giro d’Italia ?

- Igor Anton : Je suis très fier. Je crois que c’est ma meilleure victoire. Mon premier grand tour a été un Giro et j’ai pu vivre cette expérience si dure. Et cette année, je l’ai encore vérifié, c’est dur, autant en course qu’en dehors avec les transferts. La victoire de cette année a été quelque chose de très spécial. Très précieuse. Et elle a été contagieuse puisque le lendemain, Nieve a gagné.

- BC : Mais le Giro t’a laissé peu de temps pour respirer et récupérer.

- Igor Anton : Oui, l’idéal aurait été que le lendemain de ma victoire soit une étape normale ou un jour de repos. Mais finalement, ça a été une accumulation. Par exemple, nous venions de Sicile où le même jour nous avons pris 4 moyens de transport : un ferry, un avion, la voiture et l’autobus de l’équipe. Tu arrivais à 1h du matin à l’hôtel et tu ne te reposais pas, et cette fatigue s’accumule. Le jour où j’ai gagné ça a été un effort supplémentaire énorme et le lendemain je l’ai payé, ça a fait du mal à ma condition physique. J’ai récupéré un peu, mais le Giro ne m’a pas laissé reprendre mon souffle.

- BC : Quel est le col du Giro où tu as souffert le plus ?

- Igor Anton : Je crois que c’est dans l’étape qu’a gagné Mikel Nieve, le dernier col (Gardeccia) qui ne faisait que 5 km. Il était très dur, mais ce n’était pas un col avec un grand nom, nous avions fait 7 heures sur le vélo et nous avions passé le Passo Giau, la Marmolada. Et c’était la 15e étape... Tout s’accumulait et je n’avançais pas. J’ai failli ne pas arriver. J’étais bien fatigué, comme le reste du peloton. Malgré cela, j’ai terminé 18e même si j’ai perdu beaucoup de temps. Et le Zoncolan aussi pour l’effort et l’épuisement.

- BC : Qu’as-tu pensé pendant l’étape que tu as gagnée au Zoncolan ?

- Igor Anton : Avant le Zoncolan, il y a eu un col de 3e catégorie et ensuite quelques rampes difficiles. Alors, je me suis rendu compte que j’avais un bon, que mes jambes et mon mental étaient motivés pour tenter d’attaquer et j’ai vu que j’avais besoin d’aller à mon rythme, de façon constante et depuis le bas. Et réellement ça a été un contre la montre. Pourquoi je suis parti d’en bas ? Parce que c’est un col où le vent n’a pas d’influence et qui est si exigeant que chacun doit aller à son rythme. Le pari a été d’aller à ma mesure. Si Contador prenait ma roue, je ne m’en inquiétais pas. L’idée était de faire ma montée. Et un moment est arrivé où même Contador a regardé le général et a contrôlé ses rivaux. Il est le n°1 mais ce jour là j’ai pu le battre et c’était un des 21 jours du Giro. Je peux être très satisfait parce que j’ai réussi à le battre. Quand je suis bien et que j’ai un bon jour, je sais que j’ai de grandes capacités. Je peux même battre Contador.

- BC : Par curiosité, en poids, combien as-tu perdu ?

- Igor Anton : Ce n’est pas énorme, autour d’un kilo et demi, j’ai fini à 63,5 kg. J’avais tenté d’arriver le plus maigre possible, mais je n’ai pas réussi à être au même poids qu’à la Vuelta, peut-être à cause de la date, en septembre après une longue saison tu es toujours un peu plus fin. A la Vuelta, avec la température, c’est plus difficile de perdre du poids. La première semaine, tu essaies d’arriver avec un peu plus de poids et ce n’est pas bon de trop perdre pendant un tour de trois semaines, parce que c’est de l’énergie que tu perds.

- BC : Tu envisages de revenir au Giro pour le général ?

- Igor Anton : Je sais que je n’ai jamais été bien sur le Tour, aussi, sur le Tour, je ne vise rien d’autre qu’une étape dans le futur et c’est déjà quelque chose de très difficile. Mais au Giro, je crois que oui, je pourrais jouer le général, déjà un podium ou un Top 10, ça pourrait être possible. Je reviendrai une autre année avec cette idée là. A la Vuelta, c’est ce que je vais essayer cette année, j’y irai avec cette intention ferme.

- BC : Quel type d’entrainement ou de repos vas-tu suivre ces prochaines semaines ?

- Igor Anton : Je vais participer au canapé de la maison ! Je suis très fatigué. Les 3 ou 4 premiers jours je ferai quelques promenades, ce n’est pas bon d’arrêter d’un coup, et après, j’arrêterai quelques jours, je déconnecterai un peu, des mini-vacances. Il faut bien charger les batteries parce qu’un grand tour te fatigue beaucoup physiquement mais aussi mentalement. Je veut me motiver à 100% pour affronter la Vuelta le mieux possible.

Traduit d’un article en espagnol paru sur Biciciclismo.com


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