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Entrainement doux en Italie et interview d’Igor Anton

jeudi 5 mai 2011

Arrivés hier à Turin, les oranges ont réalisé aujourd’hui un première entrainement en terres italiennes. Interview d’Igor Anton à 48h du départ.


La samedi 7 mai débutera à Venaria-Reale (Turin) la 94e édition du Giro d’Italia, qui s’achèvera le 29 mai à Milan. Après 2 années d’absence, l’équipe dirigée par Igor Gonzalez de Galdeano revient à la "Corsa Rosa" avec l’objectif de remporter une étape. Igor Antón, Mikel Nieve, Juanjo Oroz, Iñaki Isasi, Javier Aramendía, Jorge Azanza, Pierre Cazaux, Miguel Mínguez et Daniel Sesma sont les élus par le manager de la formation pour se battre en vue d’une victoire, qui serait la première d’Euskaltel Euskadi sur le Giro. Igor Anton sera le leader du groupe qui associe expérience et jeunesse. Le grimpeur basque se confie à 48 de la première étape, un chrono par équipe de presque 20 km.

Interview d’Igor Anton :

- Euskaltel Euskadi : Salut Igor. Comment arrives-tu au Giro ?

- Igor Anton : Je pense que j’arrive à un bon moment de forme. A la Volta a Catalunya j’ai vérifié que la préparation était en bonne voie et à la Vuelta a Castilla y Leon j’ai constaté que tous les entrainements durs que j’avais réalisés au mois de mars, donnaient leurs résultats. Lors de l’étape de montagne j’ai été compétitif et au général j’ai terminé 3e. En repensant au parcours, je me dis qu’obtenir un meilleur résultat était quasiment impossible. Et après à la Flèche et à Liège j’ai affiné un peu plus. Dans la deuxième j’ai le sentiment que j’aurais pu faire mieux, mais l’essentiel est d’arriver au Giro en bonne condition. Après les classiques, j’ai surtout récupéré, assimilé tout le travail effectué et réservé mes forces. Maintenant il n’y a plus qu’à attendre que la course commence. Je me suis amélioré petit à petit et les résultats et les sensations sont bonnes, mais le cyclisme n’est pas mathématique.

- Euskaltel Euskadi : Comment trouves-tu le parcours du Giro ?

- Igor Anton : Je trouve que c’est un parcours très dur, tant par les profils des étapes que pour tout ce qu’il y a autour de cette course, les transferts, les déplacements avant et après chaque journée, qui influent sur la récupération... C’est un Giro qui ressemble aux précédentes éditions, et peut-être même un peu plus exigeant. Mais bon, c’est ce qui nous attend à tous de la même manière, aussi il n’y a qu’à se motiver.

- Euskaltel Euskadi : Quel est ton objectif ? Avec quoi rentrerais-tu content à la maison ?

- Igor Anton : L’objectif est de gagner une étape. Je ne pense pas du tout au général, je crois qu’il vaut mieux avancer au jour le jour. Aussi, je ne suis pas inquiet des arrivées nerveuses de la première semaine de course, je ne pars pas avec cette tension que te met le fait de ne pas devoir perdre de temps dans les premières journées. Je ne perdrai pas de temps volontairement, mais je ne pars pas avec l’obsession de ne pas perdre de temps et je ne me mets pas de pression pour ça. Si je perds une minute dans une arrivée compliquée, ce n’est pas grave. L’objectif est d’arriver en bonne condition à la dernière semaine et lutter pour gagner une étape qui seront toutes dure la 3e semaine. A la Vuelta, nous aurons cette pression de ne pas perdre de temps, mais au Giro c’est différent, je veux m’amuser et profiter d’une course qui va être spectaculaire, même si pour nous, cyclistes, elle va être très dure.

- Euskaltel Euskadi : Que représenterait le fait de gagner une étape ?

- Igor Anton : Pour moi, ce serait avancer en qualité. Ce serait la première victoire de l’histoire d’Euskaltel Euskadi au Giro. C’est un très beau pari. Le Giro a été la première course de 3 semaines que j’ai courue, à 22 ans, juste arrivé chez les professionnels. J’ai beaucoup souffert, mais j’ai adoré et j’ai vu que je pouvais faire du chemin dans le monde du cyclisme. Ce sera mon second Giro, mais on pourrait considérer que c’est comme le premier, 6 ans ont passé et beaucoup de choses ont changé depuis 2005. J’ai participé à presque 10 grands tours, j’ai plus d’expérience, mais je n’ai pas encore pris la mesure du Giro, aussi il faut partir avec prudence et tranquillité.

- Euskaltel Euskadi : Ce ne sera pas facile de gagner une étape, il y a de grands noms.

- Igor Anton : C’est vrai que la participation est luxueuse, peut-être la meilleure de ces dernières années. Alberto Contador a été le grand dominateur des grands tours de ces dernières années. Vicenzo Nibali court à domicile et l’année dernière il a gagné la Vuelta et il a fait 3e du Giro en aidant son co-équipier Basso. Menchov, Scaporni, Cunego, Purito Rodriguez... et Kreuziger qui, je crois va être très fort aussi. Et après il y a des équipes comme par exemple Androni et Colnago qui sont toujours très combatives. Il y a beaucoup d’ingrédients pour que la course soit émouvante. Il sera difficile de battre les italiens, ils sont très motivés, mais gagner une étape n’est pas un but impossible et nous nous battrons pour y arriver.

Traduit d’un article paru sur fundacioneuskadi.com


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