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Igor Anton : "Le Giro ? Impatient de me battre"

vendredi 22 avril 2011

Cinquième de la Flèche Wallonne, Igor Anton monte en puissance à l’approche du mois de mai et du départ du Giro d’Italia, il revient sur sa préparation et ses objectifs.


- Cyclism’Actu (CA) : A l’occasion de ce Giro 2011 vous retournez sur les terres de votre premier grand tour. Mais cette fois vous jourez la gagne ?

- Igor Anton : J’ai de très bons souvenirs du Giro 2005. Je venais d’avoir 22 ans, et j’ai dû passer de l’amateurisme au professionnalisme cela a été pour moi une expérience incroyable. C’était très dur mais aussi très gratifiant, un peu comme un rêve devenu réalité. Mais c’était il y a déjà six ans, maintenant j’ai plus d’expérience et une plus grande maturité physique... Les objectifs sont différents, terminer était un succès en 2005 et maintenant je suis impatient de me battre pour gagner une étape, ce qui serait une première pour l’équipe au Giro. Cela sera très difficile car les adversaires sont nombreux et costaud, mais si je me sens bien, j’espère être là pour lutter.

- CA : Aurez-vous l’objectif d’une victoire d’étape ?

- Igor Anton : Oui, le but est de se battre pour gagner une étape. Je pense que c’est un peu ambitieux, mais nous pouvons être à la hauteur.

- CA : Comment préparez-vous le Giro a moins d’un mois du départ ? Et cet hiver comment avez-vous travaillé ?

- Igor Anton : En hiver, j’ai travaillé très fort pour être bien après la chute que j’ai subi sur le Tour d’Espagne. J’ai fait du fitness et un peu moins de vélo qu’en 2010 en raison du Giro. Tout a été planifié en vue de cette course. C’est une course de trois semaines, la dernière semaine est donc très compliquée. J’ai été relativement calme dans ma préparation, mais tout ce qui était prévu afin d’être prêt pour l’Italie est réalisé. J’ai par exemple couru des courses importantes pour ma préparation comme le Tour de Murcie, le Tour de Catalogne ou le Tour de Castille et Leon avant d’enchainer sur quelques classiques telles la Flèche Wallonne, Liège, puis direction l’Italie. Nous avons aussi fait un stage avec l’équipe pour être en pleine forme et constituer un groupe solide.

- CA : Le profil du Giro vous convient-il ?

- Igor Anton : Je suis un grimpeur et le Giro a de nombreuses étapes de montagne. Sur le papier, c’est un tour qui devrait bien me convenir. Mais le vélo ce n’est pas des mathématiques, il faut y aller à la pédale, avec sa sueur et souffrir beaucoup, parfois les choses ne se passent pas comme vous le voudriez ...

- CA : Les cols italiens sont souvent très raides, cela vous correspond, non ?

- Igor Anton : En principe, les routes sont raides, c’est le mieux pour moi. Mais comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas sûr à 100% ce n’est pas une science. Il suffit d’un mauvais moment, que le corps ne fonctionne pas comme vous le voudriez, et vous passez à côté ... La théorie est une chose et la pratique en est une autre. Si tous les concurrents étaient également constitués et qu’il n’y aurait pas de circonstances de courses vous pouriez arrêter la compétition.

- CA : Votre faiblesse en contre la montre peut-elle vous empêcher de viser la victoire ?

- Igor Anton : Je ne vais pas gagner le Giro c’est sûr, c’est une chose que j’ai compris dès que je l’ai couru pour la première fois, lors de ma première année chez les professionnels. Nous devons être prudents et conscient qu’Euskaltel Euskadi n’a jamais gagné une seule étape du Giro. Gagner une étape serait une grande réussite personnelle et pour l’équipe. Notre approche va bien évidemment au-delà. Nous ne nous arrêterons pas là, mais nous ne devons pas nous fixer des objectifs qui ne sont pas en rapport avec la réalité.

- CA : Quelles difficultés pouvez-vous rencontrer ?

- Igor Anton : La première chose est d’être bien en forme et d’avoir une bonne formation. Il faut faire attention aux blessures, ne pas attraper froid avec des températures qui changent beaucoup habituellement lors du Giro ... Si tout cela fonctionne bien, nous penserons à des rivaux qui ont les même objectifs que nous sur cette course.

- CA : Quels seront les coéquipiers qui vous accompagneront en Italie ?

- Igor Anton : Avec moi il y aura Mikel Nieve, Juanjo Oroz, Iñaki Isasi, Javi Aramendia, Jorge Azanza, Pierre Cazaux, Dani Sesma y Miguel Minguez. C’est une équipe qui fait un mélange entre la jeunesse et l’expérience. Oroz et Isasi ont déjà participé a des Tours de France ; Nieve a montré ses qualités l’année dernière sur le Tour d’Espagne, Javi et Jorge n’ont que quelques années de professionnalisme et en collaboration avec Pierre et Dani ils feront une très bonne équipe, mais ils pourront aussi s’échapper. Minguez, lui, est très jeune mais il va très vite... Nous sommes une équipe avec une philosophie particulière, formée uniquement par des cyclistes Basques, et ceci est notre point fort, car nous sommes différents de toutes les autres équipes.

- CA : Quels sont vos autres objectifs cette saison ?

- Igor Anton : Après le Giro, je prendrai une pause afin de préparer le Tour d’Espagne, qui est mon autre objectif majeur de l’année.

Article paru sur cyclismactu.net


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