Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Partager...

Accueil du site > Les infos de l’équipe > Archives 2008 > Interviews et infos diverses > Interview de Koldo Fernandez de Larrea

Interview de Koldo Fernandez de Larrea

lundi 12 mai 2008

Giro : Koldo estime que Bennati sera l’homme à Battre dans les arrivées et pronostique que les sprinters auront 5 étapes sur un parcours peu favorable.


- Gara : Que peux-tu faire sur le Giro, avec 2 victoires cette saison, mais peu de courses ?

- Koldo : Ca te donne de la confiance et de la tranquilité, tu ne vient pas de rien. En plus, cette année, j’arrive en bonne condition, pas comme l’an dernier, quand l’équipe voulait que je sois devant, mais j’étais fatigué parce que j’avais démarré fort depuis Mayorque. Cette année, j’ai démarré plus tranquillement à Mucie et j’ai gagné là-bas. Bon signe. Je me suis mieux préparé et j’ai beaucoup d’espoir et d’intentions sur ce Giro.

- Gara : Il ne semble pas y avoir beaucoup de possibilités d’arrivées au sprint.

- Koldo : Dans les 13 premières étapes, je crois qu’il peut y en avoir 4 ou 5, même si en Italie, il y a toujours des embuscades. Il y a des cols avant et, en étant bien, ça se passe mieux pour moi. Si c’était des cols particulièrement durs, je n’arriverais pas frais, mais la moyenne montagne pour malmener Cavendish, Brown et McEwen peut me favoriser.

- Gara : Quel est ton objectif ?

- Koldo : Gagner une étape. Si on peut d’avantage, tant mieux, mais une ce serait pas mal. Je n’ai jamais gagné dans une grande course et j’espère que ce sera pour cette année.

- Gara : Tu te sens plus sûr de tes possibilités cette saison...

- Koldo : Après la Vuelta, j’ai changé de mentalité. Je me suis rendu-compte que j’arrivais sur la ligne sans avoir sprinté. J’attendais que Petacchi et Bennati s’arrachent, mais quand ils sont lancés, c’est difficile de les doubler. Je devais changer de tactique et m’arracher à la bonne distance pour moi. C’est ce que j’ai fait cette année et ça m’a bien réussi. Il s’agit de cesser de les respecter. Chaque année, j’ai progressé physiquement, mais plus encore mentalement. J’ai plus confiance, j’affronte les sprints avec plus de tranquilité. Avant, j’étais trop nerveux et ça me faisait perdre beucoup d’énergie qui me manquait dans le sprint. Maintenant, j’ai mûri et ça se passe mieux.

- Gara : Qui sera le sprinteur à battre ?

- Koldo : Bennati, plus que McEwen, qui, en ce moment, n’est pas le meilleur. Il a 36 ans, on l’a senti sur le Tirreno Adriatico. Dans ses bonnes années, personne ne le doublait. Là, il a été remonté facilement. Au Tour de Romandie, il a gagné une étape, il se place bien, mais le sprinteur principal sera Bennati. Il a été blessé au genou et ça lui permet d’arriver frais. Il a couru le Trentino et le Tour de Romandie. Il arrive sur le Giro avec le rythme de compétition, mais avec la fraicheur de celui qui a démarré tard. Ca s’est vu en Suisse, ces arrivées en côte lui conviennent parfaitement.

- Gara : Etre le leader d’Euskaltel sur le Giro, ça te met plus de pression ?

- Koldo : Non. La pression, je me la mets moi-même parce que je veux faire bien. Si l’équipe attend beaucoup de moi, tant mieux, ça me fait plaisir. Avant, dans mes premières années, je me mettais plus de pression et avec les années, j’ai appris à être plus tranquille. Je mûris et ça me convient bien.

- Gara : Auras-tu beaucoup d’aide de la part de ton équipe dans les arrivées ?

- Koldo : Pour me donner un coup de main, il y aura Galdos, Alan Perez et Irizar. Dioni aussi peut aider sur les fins d’étapes. Bien-sûr, je n’ai pas Marco Velo et Ongarato, mais Markel est un bon rouleur, Alan aussi et Galdos se défend très bien et dans les derniers kilomètres, ils tenteront de m’aider. Je suis content de cette équipe.

- Gara : Tu sais quels seront tes objectifs après le Giro ?

- Koldo : Je ne sais pas. Quand je terminerai le Giro, je discuterai avec Igor. La Vuelta, je la connais et je l’aime, parce que c’est une course simple pour des gens comme nous, nous avons beaucoup d’oportunités. Ca ne me gêne pas de courir en septembre, j’ai toujours bien marché, mais une année j’aimerais aller sur le Tour et le connaître. Je ne sais pas si ce sera cette année. J’aimerais y aller, mais ça dépendra de comment je finis le Giro, et de si je gagne une étape... Je sais que l’équipe du Tour est très bonne avec Samuel, Mikel, Haimar... Je ne vais demander à personne de se retirer pour que j’y aille, mais s’il y a une place et que personne ne la veut, j’aimerais découvrir le Tour, parce qu’avant de disputer les étapes dans une grande course, il faut d’abord l’avoir déjà courue. Le Tour est la course par excellence et un sprinteur peut faire bien les 2 premières semaines du Giro et ensuite aller au Tour. McEwen a fait de nombreuses années le Giro, le Tour et la Vuelta. L’an dernier, Hushovd a fait le Giro et le Tour. En principe, je vais faire 13 étapes du Giro et ensuite, nous verrons...

- Gara : Pour un sprinteur, il n’y a pas d’intérêt à souffrir pendant la dernière semaine alors qu’il n’y a pas une étape en ligne finale ?

- Koldo : Non. C’est pour ça que, si tout va bien, l’idéal est de faire 13 étapes, en gagner une et ensuite me retirer. Ensuite, j’ai plus à perdre. Si tu fais tout le Giro, tu te consumes musculairement pendant la dernière semaine dans les cols. Tu perds beaucoup de poids et c’est difficile de le reprendre. Pour un sprinteur, ce n’est pas bon de rester si maigre. Mais ça, c’est mon opinion et ensuite il faut en parler avec l’équipe.

Traduction d’une interview parue du gara.net.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Site web réalisé par webmaster-peloton.com